BAINS.
BALANCE.
auquel ils sont livrés, est l’alîmentation d’eau chaude,qui doit être aussi économique que possible.
L’eau chaude qui sert à l’alimentation des baignoires,ne «levant pas Gtro chauffée au-delà de 70 à 80 u , onpeut pour ainsi dire utiliser dans ce genre de chauffagetoute la puissance calorifique du liquide, en faisantfaire aux produits de la combustion un circuit assez dé-veloppé, clans l’intérieur de la masse liquide, pour qu’ilsne s’échappent dans l’atmosphère qu’à une températureinférieure à 100° ; mais dans ce cas le tirage du four-neau et par suite la quantité d’eau échauffée dans untemps donné se trouvent considérablement diminués.On peut du reste rétablir et meme augmenter de beau-coup le tirage du fourneau au moyen d’un ventilateur,que l’on met en mouvement presque sans frais pour lesbains placés sur la rivière, à l’aide d’une roue pendanteétablie sur l’une des parois du bateau. Ainsi d’aprèsM. Péclet, il existe aux bains Vigier une chaudière re-posant sur un fourneau dont le tirage est déterminé parun ventilateur, et qui utilise la presque totalité de lapuissance calorifique du combustible.
Ce qu’il y a de plus simple est de disposer le foyerdans le réservoir meme, et de faire circuler les produitsde la combustion dans un certain nombre de tubes dé-crivant un assez long chemin dans l’intérieur du réser-voir. Dans un appareil de ce genre, présenté par M. Lo-mare à la Société d’encouragement, il a fallu moins de2 heures et 33 kilogr. clc houille pour porter 2000 litresd’eau à l’ébullition. C’est en opérant en grand l’appareille plus économique qui ait encore été établi. Cet appa-reil pesait près de 1000 kilogr., et coûtait avec la sou-pape et les ajustages 2000 fr. A mesure que le nombredes bains diminue, la dépense augmente dans une pro-portion très rapide en raison du capital de l'appareil.En outre ces appareils sont sujets à des réparations as-sez fréquentes qui doivent leur faire préférer les appa-reils à circulation. Nous empruntons au savant ouvragede M. Péclet la description d’un appareil de ce genre,établi par MM. Thomas et Laurens, lequel donne d’ex-cellents résultats. C’est un véritable calorifère à eauchaude, qui offre l’avantage de séparer le réservoir del’appareil de chauffage, bien que celui-ci agisse tou-jours sur la partie la plus froide du liquide.
« Cet appareil (fig. 184) se compose d’une chaudièrecylindrique horizontale, réunie par les extrémités à uneautre chaudière verticale de 3 mètres de hauteur, ren-fermant neuf tubes verticaux en cuivre, fixés à la ma-nière des tubes des chaudières Seguin, et complètementouverts par les deux bouts. La maçonnerie est disposéede telle sorte que les produits de la combustion bai-gnent les deux parties de la chaudière et puissent si-multanément s'élever par les tubes intérieurs. A l’ex-trémité supérieure sc trouve un entonnoir renversé, entôle, destiné à conduire les produits de la combustiondans la cheminée d’appel, et qu’on peut enlever aubesoin pour nettoyer les carneaux ; un réservoir placé àcôté contient l’eau qui est chauffée par circulation.L’appareil renferme 16 mètres carrés de surface dechauffe et consomme -10 kilogr. de houille par heure.Les gaz qui s’échappent à la partie supérieure n’ontplus qu’une température de 50 à 60°; et le tirage esttoujours suffisant, meme quand le cône qui surmontele fourneau est enlevé. »
Depuis que l’usage s’est établi de porter des bains àdomicile, on transporte l’eau dans des tonneaux quel’on rend susceptibles d’en conserver longtemps la cha-leur, en les faisant doubler, de manière à ce que le ton-neau intérieur qui renferme l’eau chaude se trouveenvironné d’une couche d’air qui no peut se renouveleret qui étant peu conducteur de la chaleur, rend la dé-perdition de celle-ci à peine sensible.
Dans les établissements de bains, il est nécessaire•l’avoir une étuve dans laquelle on tienne du linge con-
stamment chaud ; à cet elfet, il suffit de le placer dansnue caisse que l’on fait traverser par l’un des tuyauxde l’appareil de chauffage.
Pour les bains établis dans les maisons particulières,le moyen le plus simple consiste à chauffer l’eau aumoyen d’uu fourneau portatif placé sous la baignoire,et dont le tuyau s’élève verticalement de manière aéchauffer une petite caisse destinée à renfermer lelinge. M. Bizet a construit une baignoire de ce genre,qui offre beaucoup d’avantages, mais que sa complica-tion rend d’un prix trop élevé dans le plus grand nom-bre des cas. B...
BALANCE. La balance étant une application directedu levier, nous pensons devoir dire quelques mots decette machine avant de décrire les diverses espèces debalances.
Le levier est une barre, ordinairement métallique,mobile autour d’un point fixe, à laquelle sont appli-quées deux forces, l’une mouvante et l’autre résistante.
Quand le point fixe est entre ces deux forces, le le-vier est de première espèce; si la résistance est entrele point fixe et la puissance, le levier est de seconde es-pèce. Enfin, le levier est de troisième espèce quand lapuissance est appliquée entre le point fixe et la résis-tance.
Si l’on étudie les conditions d’équilibre du levier, onvoit facilement que pour que cet équilibre existe, lapuissance et la résistance doivent se trouver avec lepoint fixe dans un meme plan ; de plus, ces forces tendent à faire tourner le levier en sens contraire, et leursintensités doivent être en raison inverse de la distanceau point fixe. Dans les leviers de la première espèceviennent sc ranger les fléaux de balances, les balanciersdes machines à vapeur, etc.
Le levier de la seconde espèce est surtout employéparies tailleurs de pierre ; il sert à soulever les blocs.