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BALANCE.

BALANCE.

La résistance a son point d’application au contact dulevier avec le bloc ; le point fixe est situé au contact dulevier avec le sol, et la puissance se trouve appliquée àl’autre extrémité.

Le levier de la troisième espèce a moins d’applica-tions que les deux premières ; on peut toutefois citer unexemple de son emploi dans les pédales : l’effort du pieds’exerce entre le point fixe, qui est la charnière de lapédale, et la résistance qui se trouve à l’autre extrémité,au point d’articulation de la tige avec la pédale.

La balance ordinaire (fig. 485) n’est autre chose

Si au contraire le centre de gravité est situé au-des-sus du point lixe, ou peut établir l’équilibre; mais cetéquilibre sera instable, et le plus léger écart fera bascu-ler le fléau du côté où le premier mouvement l’auraporté. On dit alors que la balance est folle; dans ce caselle ne peut être d’aucun usage, puisque réquilibre,meme momentané, est à peu près impossible.

Examinons le cas où le centre de gravité est inférieurau point fixe ; il est évident que dans cette positionl’équilibre sera stable, c’est-à-dire que si l’on force lefléau à tourner sur sou axe d’une petite quantité, il ten-dra à y revenir par une série d’oscillalions, dont l’amplitude ira en diminuant,jusqu’à ce qu’elles soient complètementéteintes. Si on met des poids différentsdans les deux plateaux d’une pareillebalance, le fléau s’inclinera et prendrapour la même charge une position d’é-quilibre, qui sera d’autant plus inclinéesur l’horizontale, que la distance entrele point fixe et le centre de gravité del’ensemble du fléau et des plateaux seramoindre. Lorsque la charge sur les pla-teaux augmente, toutes choses égalesd’ailleurs, la sensibilité diminue, incon-vénient auquel on remédie en rappro-chant le centre de gravité delà balancedu point fixe, à l’aide d’un écrou mo-bile placé dans la verticale du couteaumédian.

Lorsqu’on veut acheter une balance,on doit lui faire subir quelques épreuvespour s’assurer de sa bonté. Quoique cesépreuves varient avec l’espèce do balan-ces dont il s’agit, néanmoins on com-prendra aisément en quoi elles consistentdans chaque cas, lorsqu’on connaîtracelles auxquelles on doit soumettre lesbalances de précision. Voici commenton doit procéder à l’cxamcn de ces dernières :

4° On examine avec soin le plan d’acier ou d’agatequi supporte l’axe do suspension du fléau, on le disposehorizontalement à l’aide d'un niveau à bulle d’air, etl’on s’assure s’il est bien plan en tournant le niveaudans tous les sens ;

‘2” On examine si les tranchants des trois couteaux dufléau sont droits, s’ils sont parallèles entre eux et per-pendiculaires à la direction du fléau. Cela fait, on metle fléau en place sans les plateaux, et l’on vérifie si,quand il est en repos, son aiguille tombe au zéro de ladhision tracée sur le pied ; si, quand il est en mouve-ment, les oscillations sont lentes et régulières, et l’oncompte combien il faut de ces oscillations pour que leuramplitude diminue d’une quantité connue, d’un degré dela graduation par exemple, ensuite on retourne le fléauet l’on fait les mêmes observations ;

3" On met les plateaux en place, on les charge suc-cessivement du plus petit poids, du plus grand qu’ilspeuvent supporter, et d’un poids intermédiaire; et, lesoscillations de part et d’autre de la verticale étantégales sous chacune de ces charges, on cherche quelest le poids qu’il faut ajouter dans l’un des plateauxpour que le fléau trébuche ;

4° Enfin, il faut, après avoir fait une pesée, changerde bassin les deux poids qui se font équilibre, et exa-miner si après cette transposition il y a encore équi-libre.

« Quelle que soit la balance dont on se sert, il y a tou-jours à craindre quelque différence dans la longueurdes bras du fléau, ce qui donnerait lieu à une erreur quel’on fait disparaître au moyen du procédé de doublepesée , dù à Borda, et qui est applicable à toutes Les ba-lances pourvu qu’elles soient sensibles. Il consiste à

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qu’un levier de la première espèce. Ce levier prend lenom de fléau : il supporte à ses deux extrémités, quisont également distantes du point fixe, deux plateauxsuspendus au fléau par des chaînes. Les matières quel’on dépose dans ces plateaux forment avec eux la puis-sance et la résistance dont nous avons parlé, et si cesforces sont égales il y a équilibre. La balance peutdonc servir à apprécier un poids inconnu par sa compa-raison avec des poids déterminés à l’avance ; mais pourqu’elle puisse servir à cet usage, elle doit être juste,c’est-à-dire se tenir en équilibre lorsqu’on charge danschacun des plateaux des poids égaux, et perdre cet équi-libre quand les poids sont inégaux, ce qui exige que lesbras du fléau soient rigoureusement égaux; de plus,comme le poids du fléau est négligé, ainsi que celui desplateaux, il est important que le fléau soit tout à faitsymétrique, par rapport au point fixe, ou, ce qui revientau même, que son centre de gravité se trouve placé surla verticale qui passe par ce point. Il est très difficilede résoudre pratiquement cette condition, sans laquellecependant une balance ne peut être juste. Il ne suffitpas qu’une balance soit juste, elle doit être très sensible;c’est surtout dans les expériences de chimie et dansl’appréciation du poids d’une matière précieuse que cettecondition est indispensable ; elle dépend, comme on vale voir, de la position du centre de gravité du fléau.

Ce centre de gravité, situé dans la verticale qui passepar le point tixe, peut se confondre avec ce point, êtresitué en dessus ou en dessous. Si le centre de gravitépasse par le point fixe, il est évident que dans toute po-sition la balance sera en équilibre ; déplus, l’inégalitéla plus faible dans les poids chargés sur les deux pla-teaux la fera basculer; dans ce cas, la balance est in-différente.