BALEINE.
BALLES.
aura dépassé la position verticale, il retombera brusque-ment en relevant le bras supérieur dans la position ver-ticale, et, par suite de la liaison qui existe entre lesaeux axes, le bras inférieur prendra une position hori-zontale ; la tonne en descendant viendra abaisser cebras et ramener le mécanisme dans sa position première,ou il sera maintenu par le marteau. On obtient ainsi unmouvement alternatif circulaire de 90", que l’on em-ploie pour manœuvrer le robinet du tuyau d’alimen-tation.
On emploie souvent cette machine hydraulique dansles usines à fer, pour élever, sur la plate-forme dugueulard, le combustible et le minerai. Le cfible quiporte le plateau à élever les charges passe sur unepoulie de renvoi, et vient s’enrouler sur la roue dutreuil, dont l’arbre porte la corde qui soutient la tonnemotrice ; il va sans dire que les rayons de l’arbre et dela poulie du treuil doivent être en raison directe desespaces à parcourir par la tonne et le plateau, et lerapport du poids de lh-au dépensée àcelui du corps élevé,devra être en raison inverse de ces mêmes quantités;ainsi, par exemple, si l’on doit élever les charges à15 met., et que l’on dispose d’une chute de 10 met., ilfaudra que le rapport entre les rayons de l’arbre et de lapoulie dutreuil soit : :10:1oou: : 2 : 3, et, en admettantque 25 p. 100 de l’effet moteur soient absorbés par les
frottements, il faudradépenser ^-.100 ~200 litres
d’eau pour élever, au gueulard, ime charge de 100 kilog.On trouve aussi, sur quelques mines, en Angleterre, desmachines analogues servant soit à l’extraction des mi-nerais ou de la houille, soit à l’épuisement des eaux aumoyen de bennes. La tonne motrice est placée dans uncompartiment du puits d’extraction ou dans un puitsvoisin ; elle reçoit l’eau de la surface et se vide dans lagalerie d’écoulement (voyez mines.)
BALANCIER HYDRAULIQUE. On appelle ainsiune machine dont on a souvent varié les dispositionsde détail,.mais qui se compose en principe, de deuxvases oscillant autour d’un balancier, et d’un systèmede soupapes qui fait que ces vases reçoivent alterna-tivement l’eau au commencement de leur course, et sevident quand ils sont descendus. Il en résulte un mou-vement alternatif qui peut être utilisé.
Ces machines à mouvement alternatif peu réguliersont trop évidemment inférieures,pour utiliser la forcemotrice de l’eau, aux roues hydrauliques, aux tur-bines, etc., pour qu’on puisse les considérer comme desmachines industrielles. Nous ne pensons pas qu’il enexiste aujourd’hui, et nous ne pouvons que les citer.
BALANCIER. Voyez estampage, monnaies.
BALEINE ( angl . whalebone , ail. fischbein). Nomdonné aux fanons de la baleine; ces fanons sont mé-plats et tiennent à ce cétacé la place des dents qui luimanquent complètement. La longueur du fanon mnximuni est généralement adoptée par les baleiniers pourdésigner la taille de l’animal qu’ils viennent de cap-turer. La plus grande longueur jusqu’ici observée estde 5 met.; mais elle en dépasse rarement 4. La largeurà la racine est de Ü"\25 à Ü"‘,30, et l’épaisseur moyennede 0'",0'I5 à ü-,018. On nettoie les fanons et on les ra-mollit avant de les couper, en les faisant digérer pen-dant 1 heure 1 /2 à 2 heures dans de l’eau bouillante. Labaleine nous arrive du Groenland en paquets, de 10 à12 fanons, tantôt entiers, tantôt ayant déjà subi unesubdivision qui les rend plus portatifs. En cet état ellese vend de 125 à 375 fr. les 100 kilog.
Après avoir scié les fanons de longueur, on les ra-mollit dans l’eau chaude, on les fixe dans un étaude menuisier, et on les débite en baguettes, dans lesens des fibres, à l’aide d’un outil représenté fig. 190.Cet outil se compose d’une plaque de fer CD, munie de
poignées A, B, dans laquelle est pratiquée une entailledirectrice E, et d’un couteau E à lame circulaire, dénile tranchant est paral-lèle au bord supérieur del’entaille E , et qui e.-tlixé sur la plaque Cl) àune hauteur variable,suivant l’épaisseur àdonner aux baguettes.
La force et la légèretéde la baleine,jointesàlugrande élasticité qu’elle présente, la font employer dansbeaucoup d’industries, notamment pour la confectiondes parapluies et des ombrelles, des corsets, des cha-peaux de femmes, etc. Lorsqu’on la chauffe dans unbain de sable, ou dans un bain de vapeur ou d’eau, ellese ramollit et peut alors se travailler, comme la corneet l’écaille, en tabatières, pommes de cannes, etc...On en polit la surface avec un morceau de feutre, surlequel on place une bouillie faite avec de l’eau et de lapierre ponce finement pulvérisée ; enfin l’on donne le der-nier fini avec de la clmux éteinte à l’air libre et tamisée.
BALLES (art militaire ). Projectile en plomb lancépar une arme à feu portative. On emploie le plombpour faire les balles, parce qu’il est facilement fusible,très pesant, mou et facile à manipuler. Le procédé or-dinaire de fabrication bien connu consiste à .couler leplomb fondu dans un moule formé de deux parties as-semblées à charnière, et portant chacune un vide hé-misphérique; nous ferons seulement remarquer que,presque toujours, par suite du retrait qui résulte durefroidissement par l’extérieur, il se forme dans l'inté-rieur même de la masse de plomb une ou plusieurs ca-vités, dont on peut reconnaître l'existence en coupantla balle en plusieurs sens, et qui altèrent la justesse dutir. On a remédié tout dernièrement avec succès à cetinconvénient, à Berlin , eu fondant les balles elliptiques,puis les comprimant au balancier dans un moule quileur donne Informe sphérique, et fait disparaître lescavités signalées ci-dessus. On tente aujourd’hui en An-gleterre de fabriquer les balles mécaniquement, c’est-à-dire par étirage et estampage On arriverait à un résul-tat également satisfaisant eu fondant les balles sous uneforte pression, au lieu de les couler simplement. On ob-tiendrait alors les mêmes résultats que ceux obtenuspour la fonderie en caractekes dans des conditionssemblables.
BANC-A-TIRER, tréfilcrie ( angl. wire - drawing,ail. draht-ziehen). Le banc-à-tirer est une machine quisert à étirer les métaux en les forçant à passer à tra-vers des ouvertures de dimensions invariables, et quiforment alors la section du corps contraint à s’allonger.Il se compose donc essentiellement : 1“ d’une partiefixe construite avec une matière aussi résistante et aussidure que possible, appelée filière, laquelle est percée detrous correspondants à la forme qu’on veut obtenir ;2" d’un moyen de saisir le corps dont on a fait passerl’extrémité préalablement amincie au travers du trou,ce qui constitue la pince; 3" d’un moyen d’exercer unetraction suffisante sur cette pince pour forcer le corpsà traverser la filière.
Reprenons, en partant de la dernière, les diversesparties qui constituent le banc-à-tirer, et cherchons àindiquer les divers perfectionnements qu’a subis cettemachine pour arriver à l’état où elle est aujourd’hui.La traction ne s’opérait dans les premiers bancs-à-tirer, et dans ceux qu’emploient encore les bijoutierspour tirer des fils métalliques de faibles dimensions,qu’au moyen d’un moulinet adapté sur un axe sur le-quel vient s’enrouler une forte bande de cuir fixée àl’extrémité de la pince.
Ce système de banc-à-tirer, dans lequel l’action dela force est irrégulière, et qui ne peut servir que pour
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