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BANC-A-TIRKK.

BANC-A-T1REIL

des tractions peu considérables, est généralement rem-placé parle banc à engrenages représenté par la fig. 191.

L’ouvrier agissant sur une manivelle exerce une trac-tion puissante au moyen d’un pignon et d’une crémail-lère. Par suite du mouvement régulier qui en résulte,les produits deviennent plus uniformes, en meme tempsque la puissance de l’outil est accrue.

On a cependant encore perfectionné le système quenous venons de décrire, en supprimant la crémaillère,dont l’action n’était pas régulière, et causait des effortsvariables avec les positions respectives de ses dents etde celles du pignon. On l’a remplacée par une chaînesans fin, chaîne à lu- Vaucanson . à laquelle on peut don-ner autant de résistance qu’on le désire, en augmentantle nombre et les épaisseurs des plaques qui la compo-sent, et qui vient s’articuler sur 2 roues dentées pla-cées, l’une près de la filière, l’autre sur l’axe de la rouedentée mise en mouvement par l’engrenage. On peutvoir à l’article monnaie la figure d’un banc-à-tirer dece genre employé avantageusement dans la fabricationdes monnaies.

Pinces. Nous ne nous attacherons pas à donner iciles diverses fonnes do pinces qui peuvent être em-ployées; nous nous contenterons seulement de décrireune forme encore peu usitée et qui a été re-connue être réellement parfaite, vu que le fil nel’abandomie jamais, même sous les efforts lesplus grands, par la raison que la force avec la-quelle elle serre le fil augmente avec la traction.

C’est une pince à coulant (fig. 192-193), com-posée de 2 moitiés 192.

de cône réuniespar un ressort. Ala chaîne sans finest ajustée uneplaque dans la-quelle est percéun trou conique ;et il est bien clairque, quand on yentrera la pinceeutre les mâchoi-res de laquelle onaura placé l’ex-trémité du corpsà étirer, l’effortde traction la feraserrer avec uneforce telle que la séparation ne pourra plus avoir lieu.

Filières. Il y a deux genres de filières , la filièresimple et celle dite filière mécanique :

La filière si m pi e se compose d’une plaque d’acîertrempé (figure 194 )dans laquelle ont étépercés des trous deforme déterminée etde grandeurs crois-santes, de manière àréduire successive-ment le diamètredes fils, pour les

amener peu à peu à la dimension voulue. On comprendquelle fatigue et quelle pression doit résulter sur lestrous de la filière du refoulement du métal soumis al’étirage.

Aussi la fabrication de bonnes filières, dont la uéfor-mation ne soit pas trop rapide, est-elle d’une trèsgrande difficulté. Les meilleures se font avec une plaquede bon acier nerveux, formant étoffe entre deux plaquesde fer. Fabriquée de la sorte, la filière peut se redresserquand elle sc voile à la trempe. Les trous sont percés aumoyen de poinçons coniques de dimensions croissantesqui refoulent le métal sur les parois du trou, et enaugmentent la résistance latérale.

Les filières françaises sont très estimées en Angleterreet jugées meilleures que celles qu'on y fabrique, à unpoint tel que, pendant les guerres de l’empire, lesfilières françaises se vendaient en Angleterre leur poidsen argent.

Quelquefois, quand il est nécessaire d’obtenir deslongueurs considérables de fil métallique, d’un diamètreparfaitement régulier, on a recours à une plaque garnied’agates, de rubis ou autres pierres extrêmement dures,et dont la résistance est extrême. Voy. filière,

A travers un rubis percé d’un trou de U""",08, on atiré des fils d’argent formant une longueur de plus de200 kilom., dont la section est restée absolument lamême, ce dont on s’est assuré, tant par des mesures mi-crométriques, qu’en pesant des portions de fil d’égalelongueur. Dans une filière d’acier, au contraire, le dia-mètre d’un trou est tellement agrandi par le tirage de25,000 met. de fil de laiton, qu’il ne peut plus servirpour donner la même grosseur commerciale.

Filière mécanique ou mieux composée. La filière mé-canique consiste dans un ensemble de parties mobiles quis’assemblent en laissant entre elles, fermé de toutesparts, le vide qui doit servir à l’étirage. Les fig. 195-196

<93.

. 195 ,

font facilement comprendre la disposition des pièces. Les2 coussinets verticaux sont des prismes ajustés à te-nons dans une rainure pratiquée dans le côté verticaldu châssis, et terminés par une surface cylindrique ducôté du vide. Les coussinets horizontaux sont formés dedeux surfaces cylindriques concaves qui s’emboîtentdans les coussinets verticaux, terminés pareillementdu côté du trou par une surface cylindrique. Le toutest pressé par deux fortes vis qui rendent l’assemblageinébranlable.

Il est clair, d’après cette disposition :

Qu’avec des séries de coussinets horizontaux oupourra obtenir des sections de fil de toute largeur et detoute épaisseur ;

Que l’outil peut se réparer sur la pierre à l’huile,quand, malgré une forte trempe, il s’est formé une dé-pression par la fatigue de l’étirage, condition essentielled’un bon outil.

La forme des coussinets horizontaux est assez en-