BANC-A-T1REU.
BARATTE.
uanoa-emboutir. Un outil nouveau de l'espècedu banc-à-tircr a été inventé dnns ces derniers temps parun habile fabricant, M. l’aimer, poilr augmenter lesressources que lui procure ce dernier instrument. C'esten quelque sorte un banc-à-rcpousser. Disons en quoiil consiste, nous indiquerons ensuite ses applicationsspéciales. Si l’on emboutit au balancier, à l’aide d’unpoinçon et de matières successives de profondeur crois-santes, on sait qu’on arrivera à produire avec un dis-que de métal (dont l’épaisseur sera en rapport avec laforce du balancier) un tube fermé, en forme de dé àcoudre, et cela sans aucune déchirure, si les matricessuccessives diffèrent suffisamment peu, de telle sorteque l'action pour recourber, replier le métal ne dépassejamais la limite d’élasticité.
C'est ce commencement de tube que M. Palmer s’estproposé d’allonger avec toute la régularité du travaildu banc-à-tircr et avec cet avantage, pour certainesapplications, de le conserver fermé à une extrémité.
Pour y parvenir, il monte le dé obtenu au balanciersur un mandrin en acier de la dimension que doit avoirl'intérieur du tube. C’est ce mandrin qui est poussédans des lunettes successives qui produisent Rallonge-ment et lo polissage du tube. Il y parvient à l’aided’une machine, consistant en une forte vis horizontalefdans laquelle s'assemble le mandrin), mise en mouve-ment par une série d’engrenages et finalement par unemanivelle.
On voit que ce banc-à-rcpousser permet de créer desproduits tout nouveaux. Nous citerons des tubes en ferétamé pour le moulage des bougies et chandelles et desbouteilles en métal sans soudure. Ce dernier et curieuxproduit est fait à l’aide d’un cylindre fermé, obtenucomme nous venons de le dire, et dont la partie quidoit former le goulot est successivement refoulée dansdes lunettes qui décroissent très lentement.
Tubea-conles. Nous citerons encore un curieux pro-duit qui a été obtenu à l’aide du banc-à-tircr ; nousvoulons parler des tubes à filets héliçoïdes dit tubes-cordes, inventes par M. Groult, mécanicien à Paris .
Pour obtenir des cannelures héliçoïdales, il faut don-ner un momement de rotation à la filière. Ainsi tan-dis que l'extrémité du tube est entraînée par la chaîneou crémaillère de tirage, parallèlement à elle-même lapartie qui est dans la filière se tord en s’étirant.
Fig. 198.
l.o mouvement de rotation est donné à la filière par- U système de roues dentées dont l’une est fixée sur cettefilière, et la mobilité de celle-ci sur sa semelle fixe estassurée par l’interposition de trois galets en aciertrempé.
Les flg. 198 et 199 montrent comment est construite
la filière qui \ ient s’adapter surlc devant dubanc-à-tirer,et comment clic est ajustée par le moyen d’une roue den-tée (dont deux bras seulement sont représentés sur Jafigure», pour permettre de lui imprimer un mouvementde rotation en meme temps que la pince de la filièrereçoit uu mouvement de translation. C’est du rapportde ces deux mouvements que résulte l’inclinaison desfilets héliçoïdaux. ch. laboulayk.
BARATTE. De tous les ustensiles d’une laiterie àbeurre, la baratte est, sans contredit, le plus impor-tant. Elle exerce sur la qualité des produits et surl’ensemble de la marche des opérations une influencesi bien sentie, que chaque année beaucoup de sociétésd'agriculture décernent des prix aux meilleurs instru-ments de cette espèce soumis à leur approbation.
Le lait se compose, comme on sait, de caséine, debeurre, d’une matière sucrée, de quelques sels miné-raux et d’eau. Le beurre se trouve dans lo lait sousforme de globules enveloppés d'une pellicule albumi-neuse très mince. Ces globules, un peu plus légers quele liquide où ils nagent, so réunissent, pour former lacrème, à la surface du lait, abandonné à lui-même àune température convenable.
Le lait frais ou la crème, vivement agité ou baltu ycomme on dit, à une température comprise entre 10et 17 degrés, éprouve une série de transformationsdont la théorie n'est pas encore bien connue : les pel-licules qui enveloppent les globules de matière grassese déchirent, et ceux-ci, en s’agglutinant les uns auxautres, forment des masses de beurre plus ou moinscqnsidérables. On va décrire les principaux appareilsemployés pour effectuer l’opération du battage , et quel-ques autres ustensiles employés dans la fabrication dubeurre. Ces renseignements compléteront ce qui a étédit sur la construction de la laiterie (agriculture,chap. v), et les articles beurre, fromage et laitde ce Dictionnaire.
En Normandie et dans les grandes laiteries duGloucestershire , on emploie généralement une baratte(fig. 1) formée d’un tonneau cerclé en fer et monté sur
Fig. 1.
un axe horizontal, auquel est adaptée la manivelle quisert à mettre la machine en mouvement. On introduitla crème par une ouverture pratiquée dans l’une desdouves, et facile à fermer par un tampon retenu parun loquet. L’intérieur du tonneau est garni, commele montre l’arrachement que présente le dessin, d'unesérie de barres transversales fixes et échancrées. Lacrème, pendant le mouvement du tonneau, tombe del’une de ces barres sur l’autre, et se trouve ainsi par-faitement agitée et mêlée avec l’air. Ces barattes ontdepuis 50 jusqu'à plus de 150 litres de capacité, etcoûtent de 40 à 120 fr.