BARATTE.
BARATTE.
lisse que montre le dessin. L’axe du cylindre est oc-cupé par Taxe du batteur, que l’on met en mouvementà l’aide d’une manivelle. Ce batteur est formé de deuxou de quatre lames plates et écbancrées fixées à l’axe,ou bien par des tiges d’étain parallèles à l’axe, et plusou moins rapprochées de la circonférence. Le faiblevolume de cctto baratte permet de la placer dans unvase rectangulaire en fer-blanc, où l’on entretient del’eau à la température la plus convenable pour le bat-tage.
La baratte de M Lavoisy, brevetée à Paris et men-tionnée honorablcmeut par le jury de ^exposition uni-verselle de Londres , ne dilïere de celle que Ton vientde décrire que par l'emploi d’un engrenage qui aug-mente la vitesse de rotation du batteur.
On donne *aux barattes en métal dont nous parlonsde 0’",25 à 0 m ,45 de longueur, sur 0 ,n ,16 à O 1 ",32 dediumètre. Elles ne peuvent convenir, par conséquent,qu’aux usages domestiques ou dans de très petites ex-ploitations ; elles valent do 2b à 80 fr.
La baratte flamande et la baratte des Vosges sontformées, comme la précédente, d’uu vase cylindriquefixe dans lequel tourne un batteur à axe horizontal.Dans la première, le batteur est formé de quatre tigescylindriques parallèles à Taxe ; le batteur de la barattedes Vosges , au contraire, se compose de huit ailesplanes percées de trous et fixées à Taxe . Ces deux ba-rattes sont en bois et atteignent d’assez grandes pro-portions. Mais leur nettoyage, surtout celui de la ba-ratte des Vosges , est assez dillicile.
La baratte, dite américaine, do MM. Anthony etKmmcrson, diffère notablement de toutes les précé-dentes. Le lait est renfermé dans une caisse en bois deforme cubique, traversée, à peu près au milieu de sahauteur, par un arbre horizontal, au moyen duquelon peut imprimer un mouvement de rotation à un bat-teur d’une construction toute particulière. Ce batteur
Fig. 6.
(fig. fi) n’est autre chose qu’un cadre rectangulairepartagé en un plus ou moins grand nombre de casespar de petites cloisons fixées au cadre lui-même et augrand diaphragme, qui le partage en deux dans le sensde la plus grande dimension. Ce batteur agite parfai-tement la crème, et surtout force une grande quantitéd’air à la traverser et à se mélanger avec elle. Lebeurre se fait très vite dans cet appareil, mais il ne pa-raît pas qu’il convienne de lui donner plus de 40 àbO litres de capacité.
Dans un assez grand nombre de barattes, et notam-ment dans les petites barattes de table en cristal.dontl’idée est attribuée au célèbre "Wegdwood, le batteur estformé d’un arbre vertical garni d’ailes, auquel on im-prime, par différents mécanismes, un mouvement ra-pide de rotation. Cette disposition ne donne un battagesuffisamment énergique que dans des vases de très pe-tite dimension; pour la rendre applicable à de plusgrands appareils, on a eu l’idée de placer dans l'inté-rieur des barattes des espèces d’ailes fixes, entre les-quelles passent les ailes du batteur. Cet artifice permetd’obtenir un très bon battage, quelles que soient les di-mensions des appareils employés. Les barattes con-struites par M. Clyburn sont fondées sur ce principe;ce sont les plus grands appareils de cette espèce quenous ayons en l’occasion de rencontrer: ils sont par-
faitement convenables pour les laiteries des exploita-tions importantes ou des associations, et paraissent,à ce titre, mériter ici une mention toute particulière.
La baratte de M. Clyburn (fig. 7> se compose d’uutonneau légèrement conique et solidement cerclé, deprès de 400 litres de capacité, dans lequel se meut unaxe vertical en bois h h, garni de deux séries de tigesplacées dans des plans perpendiculaires. Aux pavois dutouneau sont fixées quatre, séries de tiges semblables,formant contre-batteur et disposées de manière que lebatteur puisse passer dans les espaces vides qu’elleslaissent entre elles. L'arrachement ménagé dans le ba»du touneau permet d’apercevoir la disposition du bat-teur et du conti-e-butteur dont on vient de parler. Lamachine est mise en mouvement, par une force méca-nique.' L’application des moteurs aux barattes à beurreprésente le double avantage d’épargner à l’homme untravail pénible et d’imprimer à la machine une régula-rité do marche qui paraît très favorable à la qualitédes produits. Le mouvement est transmis au batteurpur la roue d’angle c montée sur l’arbre de la poulie «,sur laquelle s’enroule la courroie motrice. On arrête le *batteur au moyeu du levier b qui peut, à volonté, fairepasser la courroie de la poulie a sur la poulie folle pla-cée à côté. Le batteur doit faire environ 400 tours parminute.
Lorsque le battage est terminé, on enlève ia cla-vette g qui réunit l’arbre en bois du batteur à l’axede la roue d’angle, et on soulève celui-ci à l’aide de lavis d et du levier e f On peut alors enlever le couver-
cle mm, puis le batteur et nettoyer l’intérieur de labaratte. Le robinet qui est au bas du tonneau sert àl’écoulement du lait de beurre et des eaux de lavage.
On a proposé et on emploie dans quelques pays plu-sieurs espèces de barattes différentes de celles que nousavons décrites, telles sont par exemple les barattes àbalançoires, etc ; mais ces appareils sont ou trop inv
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