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1? A U ATT K.

BATEAU A VAPEUR.

parfaits ou trop peu répandus pour qu'il soit utile des'en occuper.

Outre la baratte on rencontre encore parmi les us-tensiles nécessaires à la laiterie des pilons et des rou-leaux pour tasser et saler le beurre, des moules, destamis, des spatules, etc.; mais ces différents instru-ments sont trop simples ou trop connus pour mériterune description particulière.

Les vases employés pour recueillir et conserver lelait sont en métal ou en terre. Ces derniers sont géné-ralement préférables, parce que les métaux, quelquesoin que Ton en prenne, sont toujours sujets à s’oxy-der. On commence à employer, pour déposer le lait etrecueillir la cremc, des terrines en verre blanc ou co-loré; ces vases sont de beaucoup préférables à tous lesautres, et il résulte de quelques expériences déjà faitesen grand que leur casse n'est pas plus considérable quecelle des vases de terre. Eu Allemagne des terrines enverre vert, de 0 m ,i0 de diamètre, coûtent environ 0 f ,80pièce. En Angleterre de semblables terrines en verreblanc reviennent à près de 2 francs. Il est à désirer quel’emploi de terrines en verre se répande dans nos lai-teries. n. M.

BARYTE, oxyde d’un des métaux alcalino-terrcux,le Baryum. On l'obtient aisément en dissolvant le car-bonate de baryte natif (withérite) dans l’acide nitri-que, et décomposant ensuite par la chaleur, le nitrateainsi formé, dans un creuset de platine couvert, que l’onporte au rouge vif. C’estunesubstanced’un blanc terreux,difiicilement fusible, qui a un goût âcre et caustique,corrode la langue et toute matière animale ; elle est vé-néneuse, meme en très faible quantité, et a une puis-sante réaction alcaline. Sa densité est de 4,0. Elle s’é-chauffe considérablement lorsqu’on l’arrose avec unepetite 'quantité d’eau et se délite en une poudre blan-che, fine, qui est de l’hydrate de baryte, renfermant 10,5p. 100 d’eau, et qui se dissout dans 10 fois son poidsd’eau. Cette dissolution laisse déposer, par refroidisse-ment, une abondante quantité de cristaux d’hydrate debaryte; mais elle retient toujours un vingtième de sonpoids de baryte, et porte alors le nom d'eau de baryte.Les cristaux ci-dessus contiennent 00,5 p. 100 d’eau;mais ils en perdent 50 parties par la dessiccation. L’hy-drate qui reste se fond au rouge, sans perdre d’eau.

La baryte se reconnaît à la propriété qu’elle possèdede former avec l’acide sulfurique un composé insolubledans l’eau et dans les acides, propriété qui est trèsusitée dans les arts chimiques et dans les laboratoires,pour constater la présence de l’acide sulfurique et endéterminer la quantité.

Le sulfate de baryte est blanc, très pesant, assez com-mun dans le règne minéral, et fort souvent employédans une proportion considérable pour falsifier le blancde céruse (carbonate de plomb) ; on reconnaît cettefraude en dissolvant celui-ci dans de l'acide nitriqueétendu, qui dissout le plomb et laisse le sulfate de baryteen résidu.

BASSORINE. On appelle ainsi le principe consti-tuant d’une espèce de gomme qui vient de llassora, dela gomme adragante et de quelques gommes-résines.Elle est demi-transparente, difficile à pulvériser, seboursoufle considérablement dans l’eau froide ou bouil-lante, et forme un mucilage épais, sans se dissoudre.Traitée par dix fois son poids d’acide nitrique, elle pro-duit près de 23 p. 100 de son poids d’acide vnucique,ce qui est beaucoup plus qu’on n’en obtient de lagomme arabique ou de la gomme du cerisier. I,a bas-sorinc est très soluble dans l’eau, légèrement aciduléepar de l’acide nitrique ou de l’acide muriatique. On laprépare en laissant digérer la gomme de Bassora dansune grande quantité d’eau froide, et filtrant pour sépa-rer toutes les matières solubles dans l’eau.

BATEAU, voyez navires

BATEAU A VAPEUR (anglais steam-boat , alle-mand , dampfschiff). Le progrès industriel le plus re-marquable de notre époque est, sans contredit, l’appli-cation de la machine à vapeur à la locomotion sur luterre et sur l’eau. Ce sont là de ces découvertes réellement providentielles, destinées à changer la face duglobe et à faire faire un pas immense à l'humanité toutentière, en détruisant les barrières qui séparaient jus-qu’alors les diverses nations.

A l’article Chemin de feu, nous traiterons avecdétail de la locomotion sur terre; ici, nous allons nousoccuper du bateau à vapeur , qui utilise si admirable-ment les fleuves, les rivières et les canaux qui sillon-nent en tous sens nos continents, pour la célérité des«.communications et surtout des transports, et vientsoustraire le commerce maritime aux caprices desvents.

Déjà en 1695, Papin, le véritable inventeur de lamachine à vapeur à piston, proposait d’employer cettemachine à mouvoir des roues à palettes, qui feraientavancer les bateaux auxquelles elles seraient fixées.

Le premier qui appliqua cette idée est le marquis deJouffroy, qui construisit, en 1780, un bateau à vapeurde 46 mètres de longueur, qui fut essayé sur la Saône .Le moteur consistait en une machine atmosphérique quifaisait mouvoir deux espèces de volets, s’ouvrant pourrepousser l’eau et faire avancer le bateau, puis se refer-mant pour venir reprendre leur position primitive.Dans un essai subséquent il remplaça les volets ci-des-sus par des roues à aubes, qu’on avait déjà essayé, sanssuccès, de substituer aux rames pour la navigationordinaire; mais ce fut toujours avec peine que l'on par-vint à faire marcher le bateau, sans pouvoir jamais at-teindre une vitesse un peu considérable. La machine àvapeur atmosphérique était trop imparfaite, l’art duconstructeur trop peu avancé, pour qu’on pût obtenirdes résultats importants.

Mais lorsque "Watt eut perfectionné la machine à va-peur, lorsqu’il eut créé, pour ainsi dire en meme temps,la science du constructeur de machines, le problème futbientôt résolu. L’Américain l'ulton, après avoir con-struit un premier bateau sur la Seine , dont les résultatsbien qu’imparfaits lui firent néanmoins comprendre quela vitesse n’était limitée que par la faiblesse des machinesqu’on employait, fit construire à New-Yorck, en 1807,un bateau de grandes dimensions, dont Watt fournit lapuissante machine. De ce jour la navigation a vapeurétait créée, et on entrait dans la série des perfectionne-ments si nombreux qui y ont été apportés depuis, et quise succèdent encore avec tant de rapidité chaquejour.

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Xous diviserons cet article en trois parties, dans les-quelles nous traiterons successivement :

1“ Du bateau et de sa forme. — De la résistance ous’oppose au mouvement.

2 a De la chaudière et de la machine à vapeur. — Puis-sance du moteur.