BATEAU A VAPEUR.
BATEAU A VAPEUR.
Mais il faudrait savoir jusqu'à quel point il osl avanta-geux d’utiliser ainsi la force motrice. Or. pour cela, il fau-drait calculer d’une part la force necessaire pour l’insutlla-tion de l’air, et de l'autre, l’effet produit en proportion duvolume lance et de la position de l’eau qu'il remplace parrapport au bateau. MallieureuseuK.Mii, il nous parait impos-sible, dans l'etul actuel de la science, de pouvoir se vendreun compte quelque peu approche de cet elfet. 11 faut doncrecourir à quelques expériences préparatoires.
Nous pensons cependant que, dut la proportion d’effetmile do ce système être moins considérable qu’on peutl’espérer, il doit permettre, par sa combinaison, dans cer-taines proportions avec le système actuel, de dépasser la li-mite du maximum de vitesse qu’il acte possible d’obtenirjusqu’à ce jour. Celte limite, résultant bien plus de la dimi-nution rapide de la proportion d’etfet utile de l’appareil mo-teur quand on augmente sa vitesse, que de la difficulté d’ac-croître la force motrice, il deviendra souvent plus avantageuxd’employer le nouveau système que l’ancien pour obtenir lesderniers accroissements de vitesse.
En effet, à mesure que la vitesse augmente, la proportiond’effet utile doit croître rapidement pour celui-ci, car la dé-pensé croissant comme la quantité de fluide rencontrée,c'est-à-dire, connue la vitesse, l'effet utile ou la diminutionde résistance correspondant au elioc ou à la communicationde forces vives doit croître comme le carré de celle-ci.
Il parait donc que le succès commercial de ce système estprobable, surtout pour les cas oit il importe d’obtenir, avanttout, de grandes vitesses, condition souvent lapins impor-tante de toutes.
Flancs et arriéré du bateau. L'eau déplacée par l’a-vant du bateau lie pouvant passer instantanément à l’ar-rière, et le vide qui se produit en cette partie par suitede la progression, 11 c pouvant être instantanément com-blé parle liquide environnant, à cause de son inertie, ilen résulte, un accroissement de pression à l’avant et unediminution*» l'arrière, relativement à la pression stati-que, effets qui tous deux accroissent la résistance. Il im-porte donc de faciliter autant qu’il est possible par laconstruction du bateau le passage du fluide de l’avantà l’arrière ; c'est pour ecla, autant que pour la stabilitédu bateau, qu’on en construit les murailles verticales,sans renflement inutile dans le sens' de la longueur. Lapoupe ciblée, à flancs très evidés, facilite encore le pas-
sage du liquide, et tend à diminuer autant que possiblele frottement latéral. Ce frottement peu sensible pourde faibles vitesses, 11 ’est pas à négliger quand ellesdeviennent considérables, car il parait croître pro-portionnellement au carré de la vitesse, d’après lesdernières expériences faites à ce sujet en Angle-terre.
11 résulte des expériences du colonel Bcaufoy et decelles de M. Barlow ( Vov. Campaignac, de l'Etat actuelde la navigation à vapeur , ) que pour des bateaux bienconstruits, la résistance totale n'est que —Ç à — de larésistance qu’éprouverait un plan, de mCnne surface quele maître-couple, se mouvant avec la même vitesse quele bateau.
§ IL De la machine a yapeijk. Les machinesle plus généralement employées sont :
■1° Les machines oscillantes : elles conviennent à la na-vigation des rivières d’un faible tirant d’eau à cause deleur extrême simplicité, qui rend leur poids peu considé-rable. Ce système pratiqué d’abord par M. Maudslay deLondres, a été souvent exécuté par M. Cave de Paris . Lepeu d’espace qu’il occupe permet d’établir les machinesà bord du bateau, de telle sorte qu'elles ne puissent par-ticiper que très peu à la déformation qu’il finit toujourspar éprouver (voir la fig. de ce genre de machines àl’article machines a va pi; eu). Ces machines ne sau-raient convenir pour la navigation maritime et pour lesbateaux d’un fort tonnage, parce que lorsque la puissancedevient un peu considérable, elles produisent un moindreelTet utile que les machines fixes, tant par suite du frot-tement des tourillons auxquels on se trouve obligé dedonner une masse considérable, qu’à cause de la quan-tité de force vive acquise dans le mouvement et qui doitêtre détruite à chaque demi-oscillation.
Les machines à balaw ier. C’est réellement la ma-chine de "Watt, dans laquelle seulement on a mis à lapartie inférieure le balancier, qu’il eût été trop difficiledo placer à la partie supérieure. C’est le système de ma-