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BATEAU A VAPEUR.

BATEAU A VAPEUR.

chines le plus généralement adopté. Des différences seu-lement de peu d’importance se remarquent dans le grandnombre de machines construites dans ce système, et,comme le dit le savant ingénieur de la marine M. Hu-bert de Rocliefort : Cette uniformité dans les détailsprincipaux n'est pas le résultat d’une aveugle routine,ainsi qu’on pourrait le supposer, mais le résultat d’ungrand nombre d’expériences dirigées par l’intérêt parti-culier, dans le but de trouver les moyens mécaniques quiconviennent le mieux au service de la mer.

Le dessin (iig. '200) représente la machine des grandspaquebots de AoO chevaux adoptée par les ingénieursde la marine, d’après le projet de M. Bourdon duCreusot .

Le principal avantage de ces machines consiste dansune parfaite liaison de toutes les parties, qui en assurela solidité.

3" Machines type gorgone . On s’attache actuellementen Angleterre à l’essai de divers systèmes de machinesdont le résultat est jugé comme très douteux par les in-génieurs français . On les dit type gorgone parce qu’ilsont été établis pour la première fois pour une frégatede ce nom. Ils consistent essentiellement à faire agirdirectement la tige du piston sur la bielle qui transmetle mouvement à l’arbre des roues, au moyen d’une ma-nivelle. Le plus ingénieux de ees systèmes est sans con-tredit la machine à fourreau de Maudslay. Dans ce sys-tème ce n’est plus la tige du piston qui transmet la forcemotrice, mais c’est la bielle elle-même, qui, articuléesur le piston, entre et oscille dans uu cylindre ovale oufourreau, qui pénètre à son tour, dans le cylindre àvapeur, et est ajusté dans une boîte à étoupes, commeune tige de piston. L’inconvénient de cette machine estd’exiger des cylindres énormes, pour qu’il reste encorequelque force disponible pour le mouvement de descentedu piston dont la surface se trouve beaucoup réduite, etde faire naître une résistance considérable sur tout lepourtour du fourreau qui se meut dans une boîte àetoupes d’une énorme dimension. Il ne peut guère êtreemployé, comme les machines oscillantes, que pour detrès faibles machines, pour des bateaux de rivière.

Ce n’est pas, il faut bien le remarquer, pour le vraiplaisir d’innover qu’on voit aujourd’hui tous les bonsconstructeurs anglais livrés à la recherche de systèmesplus ou moins analogues à celui dont nous venonsde parler, systèmes qui sont tous basés sur l’actiondirecte de la tige du piston sur la manivelle de l'arbredes roues. Ces systèmes, indépendamment de défautsspéciaux à quelques-uns, résultant des dispositionsadoptées, ont tous le désavantage :

■i u De ne permettre qu’une faible course de piston;condition d’un mauvais travail de la machine ; 2° de fa-tiguer bien plus les articulations de la bielle, que lesmachines à balancier ; 3" et enfin de nécessiter l’em-ploi de roues à aubes d’un grand diamètre, à cause del’élévation où l’on est obligé de placer l’arbre pour pou-voir donner une certaine étendue à la course, du piston,condition très défavorable puisqu'elle ne permet plus dedéterminer la vitesse des aubes d’après la condition dumeilleur travail.

Si d’habiles constructeurs ont pu malgré ces incon-vénients tenter fréquemment l’introduction de machinesdu genre de celles dont nous parlons, c’est qu'ils étaientfrappés de l’inconvénient que présentent les machinesà balancier d’occuper un grand espace, et par suitede ne plus laisser, pour ainsi dire, de place disponiblepour les passagers ou les marchandises, et d’offrir unpoids considérable qui a pour effet de diminuer, soit lavitesse du bateau à vapeur, soit lu charge qu’il peut trans-porter.

Parmi les systèmes qui paraissent les meilleurs, entretous ceux tentés jusqu’à ce jour, nous signalerons le suivaut, .dans lequel on a évité une pavtiedes inconvénients

que nous avons signalés, en faisant agir la tige du pistonsur la bielle, au-dessus de la manivelle, au lieu de lafaire agir au-dessous; ce qui permet d'augmenter lacourse du piston, tout en abaissant l’arbre des roues àpalettes.

Ce système dit à clocher est une inventiondeM. DavidNapier; il a le mérite d’être compacte, très propre à lanavigation fluviale, et de présenter des avantages quidepuis quelque temps en ont étendu l’application.

Pour s’en faire une idée, il suflit de jeter les yeux surla fig. 201 où l’on a représenté en coupe une machine do

ce genre, établie par M. Napier lui-même. Dans ce sys-tème, le piston porte deux tiges très longues qui vonts’assembler par le haut sur un axe horizontal conduitdans son mouvement de va-et-vient par des guides. Surcet arbre est attaché la bielle qui fait agir la manivellede l’arbre des roues motrices, lequel est placé plus bas,entre les tiges des pistons, ainsi qu’une autre biellequi, par l’entremise d’un levier, manœuvre la pompe àair.

Le défaut de ce système consiste : dans la longueurdes tiges du piston, qui ont besoin, pour ne pas fléchir,d’être très fortes, ou qu’on est obligé de faire passerpar des colliers, pour supposer à cette flexion et pourqu’elles fonctionnent toujours suivant une ligne parfai-tement verticale; dans l’accroissement de frottement quirésulte de cette dispositionjet dont il est facile de se ren-dre compte; ensuite dans l’incommodité d’avoir sur lepont, indépendamment de la cheminée, une pyramiderectangulaire assez haute, qui prend de la place, contra-