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A-F.
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BATEAU A VAl’ELT

BATEAU A VàFEÜR.

rie le chargement et la manœuvre, élève le centre (le gra-vité, donne prise au veut, etc. Aussi ce modèle parait-ilpeu applicable à la navigation maritime, et en a-t-onborné jusqu’à présent l’emploi aux bâtiments qui na-viguent sur les rivières.

On a apporté sur divers bâtiments pourvus de ces ma-chines quelques modifications, qui en ont rendu le jeuplus commode et plus précis ; mais les pompes à air ayanttrop de hauteur, le piston se meut avec trop de rapidité,et les clapets se ferment avec tant de force et de vivacité,que ces pièces doivent promptement être mises hors deservice.

Quel que soit le système adopté, on est généralementdans l’usage de placer deux machines à bord des bateauxà vapeur, chacune d’elles agit sur une manivelle de l’ar-bre. Ces manivelles sont à angle droit, de manière quequand l’une correspond au point mort de Tune des ma-chines, l’autre correspond au maximum d’action de l’au-tre machine, ce qui rend inutile l’emploi d’un volant. LesAméricains, qui n’emploient souvent qu’une machine,adaptent quelquefois à la circonférence des grandesroues à aubes de leurs bateaux de pesantes masses mé-talliques, de manière à leur faire produire l’effet de vo-lants.

De la pression. On n’emploie en Angleterre que labasse pression. 11 en est de meme en France pour lamarine royale. Les dépôts salins considérables auxquelsl’eau de mer donne lieu, rendent dangereuse une com-bustion aussi vive que celle qui a lieu sous des chaudiè-res produisant de la vapeur à haute pression. Il en est demême du mouvement de roulis du navire qui projettel’eau contre les parties de chaudière qui sc sont forte-ment échauffées par l’abaissement du niveau. IL ne sau-rait cependant être douteux qu’on no doive quelque jouremployer avec avantage des machines à moyenne pres-sion, de 'i à 3 atmosphères, pour lesquelles la vapeurpeut encore se produire facilement. Beaucoup de ba-teaux de rivière ont adopté avec avantage ces machines.Mais il ne saurait être douteux non plus, qu’ondoive repousser l’emploi de machines à haute pressionet sans condensation, dont l’emploi même semble ab-surde pour un bateau qui se meut au milieu de l ; eau, etpar suite où l’eau d’injection est fournie abondammentet pour ainsi dire sans dépense. Les Américains em-ploient, il est vrai, sur les eaux de l’ouest, des machi-nes à très haute pression ; mais on sait combien les acci-dents y sont fréquents.

Cependant il faut distinguer dans tous les cas de con-struction de bateaux à vapeur, ceux qui n’ont à faireque de courts trajets et pour lesquels une grande vitesseest la grande condition de succès, de ceux qui sont des-tinés à fournir de grands trajets en utilisant le mieuxpossible le charbon et en évitant toute cause de répara-tions. — Four les premiers seulement la haute pression,fournissant une force motrice considérable, et une éva-poration rapide en jetant la vapeur dans la cheminée,peut être avantageuse commercialement, tout en faisantla base d’une machine inférieure, au point de vue del’économie du combustible et de la fréquence des répa-rations, aux machines à basse pression.

De la détente et de l'avance du tiroir. L’expérience aprouvé qu’en ne laissant entrer la vapeur dans le cylin-dre que pendant une partie de la course du piston, pourprofiter de la détente, on obtenait non seulement uneéconomie de combustible, et une diminution dans lesdimensions de l’appareil évaporatoire; mais encore lemême effet utile, entre certaines limites, que si on avaitintroduit la vapeur pendant toute la course du piston.Nous empruntons ce qui suit à l’intéressant mémoire deM. l’ingénieur Reech, cité parM. Campaignac. « Dansles machines disposées et proportionnées comme le sontcelles de la marine royale dites de 160 chevaux, le maxi-mum de la puissance ne correspond pas au cas où la

vapeur afllue pendant la totalité de la course du piston,mais à celui ou la détente commence aux JLiL? de la

I OUI)

course; en sorte qu’il y aura augmentation de puissanced’une manière absolue pendant qu’on réduira lu dépensede vapeur et par suite celle du combustible de A.

La cause de cette particularité gît dans la longueurdu temps qui est physiquement nécessaire pour que levide puisse s’effectuer convenablement devant le pistonau commencement de chaque course nouvelle, et quimet dans la nécessité de commencer à faire évacuer lavapeur au condenseur avant la fin de chaque course dupiston. Ce n'est même que par suite de cette conditionet afin de pouvoir y satisfaire que nous proposeronscomme règle générale de ne jamais admettre la vapeurdans un cylindre au-delà des A de la course, et excep-tionnellement au plus jusqu’aux

Lorsqu’on voudra économiser le combustible, il fau-dra utiliser la force expansive de la vapeur déjà avantles ~ de la course; alors la puissance absolue que l’onobtiendra dans une machine donnée décroîtra en mêmetemps que la dépense de vapeur ou de combustible;mais le rapport de la puissance à la dépense ira encroissant jusqu’à une certaine limite qui n’est pas par-faitement connue. On est fondé à croire qu’on aurales résultats suivants :

FRACTIONS DK LA COURSE

pendant laquelle la vapeurafflue dans le cylindre.

DÉFENSEde vapeur

et de

combustible.

PUISSANCEi

obtenue. |

1,000

1,171

0,82

0,975

0,83

0,851

1,000

1,00

0,800

0,fl30

0,98

0,750

0,870

0,97

0,500

0,580

0,81

M. Maudslay,dans scs machines,n’introduit la vapeurdans le cylindre que pendant les de la course ; il pro-fite ainsi de tous les avantages énoncés ci-dessus sansemployer la détente dans une proportion assez forte pourque l’affaiblissement de la tension de la vapeur force àemployer des pistons d’un trop grand diamètre et parsuite des machines trop pesantes.

La détente s’obtient par le recouvrement du tiroir, au-quel on donne une largeur plus grande que l’orificed’introduction de la vapeur. L'avance du tiroir,an con-traire,prépare la condensation en ouvrant la communi-cation avec le condenseur un peu avant que le pistonne soit arrivé à l’extrémité de sa course, et par suiteéconomise l’action de la vapeur qui ne serait utilisée qu’àvaincre l'inertie de celle qui doit se rendre au conden-seur.

La fixation du tiroir, ainsi que celle des pièces qui lefont mouvoir et qui déterminent la durée de la détenteet le moment de la condensation, sont certes la partiela plus importante du montage des bateaux à vapeur,celles dont la mauvaise disposition peut avpir l’effet leplus nuisible.

Du condenseur. Le condenseur des machines de ba-teaux à vapeur est le même que celui des machines fixes.On a cependant essayé, mais jusqu’ici avec peu de suc-cès, un système particulier de condensation par contactde la vapeur avec de grandes surfaces métalliques re-froidies, dans le but d’éviter l’emploi de l’eau de mer.Voyez CONDENSATION.

De l'appareil évaporatoire. La chaudière a vapeur estla partie qui réclame le plus d’améliorations pour lamar