B AT T AN T - BRO CT 1K U K.
BATTEl'B D'OE.
exacte de 1’apparcil et montrerons qu’il lie peut pasdonner de bons résultats.
Cil. LABOULAYE.
BATTANT-BROCHEUR. Le battant-broclieur estune des dernières et des plus remarquables inventionsau moyen desquelles la fabrique de Lyon conserve, mal-gré l’activité de la concurrence étrangère, une supé-riorité incontestée. C’est àM. Meynier, habile fabricantde Lyon , qu’est due l’invention du battant-brocheur,pour lequel il a pris un brevet d’invention. Si plusieursinventeurs avaient essayé avant lui de résoudre le pro-blème, c’est à lui que revient l’honneur d’y être parvenupar un procédé simple et pratique.
Dans la fabrication des étoffes brochées, châles. etc.,on sait que le dessin s’obtient en faisant passer le fildestiné à le former sur certains fils de la trame, eten dessous de tous les autres (voyez tissus, .iac-quaiit, etc. ). Il en résulte que pour une petite partie duiil utilisée, tout ce qui passe en dessous de la trame estperdu, et que le plus souvent le poids de l’étoffe deve-nant trop considérable, ou les longs iils de l’envers tropgênants, il faut couper toutes les parties du fil du bro-ché qui formait l’envers, ce qui présente le grand incon-vénient que les fils du dessin ne sont plus retenus quepar le serrage des fils entre lesquels passent les extrémi-tés perpendiculaires à l’étoffe, adhérence qui est insuffi-sante surtout pour la soie qui ne se feutre pas ; de sorteque quelques fils mal serrés s’échappant par l’usage,l’étoffe est bientôt hors de service.
C’est pour remédier à ces inconvénients qu’a été in-venté le battant-brocheur qui remplit admirablement lebut qu’on s’était proposé. C’est avec son aide que sebrochent aujourd’hui presque toutes les étoffes de soieportant des bouquets ou dessins séparés. Déjà il est em-ployé pour faciliter le tissage des cachemires français , etnul doute que ce ne soit par cette voie, qu’on ne doivearriver un jour à fabriquer, par moyens mécaniques, lecachemire façon de l’Inde (voyez cachemire). C’estl’avis qu’a exprimé dans le rapport de l’exposition de1839, l’habile M. Deneirousse, qui, après avoir tenté, ily a plusieurs années, la solution du problème, a reconnudans le battant-brocheur des dispositions qui permettentde lever la plupart des difficultés qui l’avaient arrêté. Cesera là, nous l’espérons, une conquête importante quenous verrons faire prochainement à l’industrie fran-çaise.
Passons à la description du battant-brocheur, et fai-sons remarquer, ce que du reste la multiplicité desnavettes va rendre bien sensible, que les fils corres-pondant à un même fil de la trame peuvent être de cou-leur différente, ce qui ne peut avoir lieu aux brochésproduits au lancé, et que tous les bouquets peuvent êtrede couleurs différentes. C’est donc non seulement le bro-ché au lancé que remplace le battant-brocheur, maisencore celui qu’on obtenait par une espèce de broderieeu passant à la main sur les fils levés parle jacquart, depetits espoulins portant des soies de couleur différente.Dans ce cas le battant fait non seulement à meilleurmarché, mais beaucoup mieux que la main, pareeque latension du fil passé autour de la trame étant mesurée parun ressort, et par suite parfaitement constante, la jonc-tion du broché et de l’étoffe n’offre jamais les éraillures
qui résultent du travail à la main selon qu’on a plus oumoins serré le fil (fig. 209).
Soient a, a, les intervalles correspondant aux placesde l’étoffe dans lesquels se trouvent les brochés, desbouquets par exemple ; b, b, des navettes portées sur desporte-navettes f, f, soutenues par une tige recourbéeportant dans leur intérieur des espoulins chargés de soiesde diverses couleurs. Ces petits espoulins renferment in-térieurement des ressorts à boudins qui renvident le filquand le système est revenu à sa première positionet que la traction de la bobine qui a fait dévider lofil a cessé; c, d, sont des tringles d’acier se mouvantsur le corps du bâti v f et portant des dents m, v,n } ... Les dents m, m,.. sont terminées par de petitespalettes qui repoussent les navettes à l’extérieur. Lesdents n, n,.. de la barre d sont pointues et légèrementrecourbées. Elles sont destinées à entrer à l’intérieur dela navette de manière à pouvoir la pousser par l’oreillequ’elle porte, et qui est destinée à soutenir l’espoulin.
Ceci décrit, il est facile de concevoir lejeu du battant-brocheur.
La jacquart ayant fait lever tous les fils de la tramecorrespondant à un fil de la chaîne , devant figurerune ligne du broché, l’ouvrier pousse au moyen de lamanette toutes les navettes, qui se placent au-dessousde ces fils par l’effet de la tringle c. Les navettes b ,..quittent leurs supports, après être entrées sur les sup-ports voisins, les intervalles étant un peu moindres queles navettes. En continuant de pousser la manette, labarre c s’élève par un excentrique et abandonne les na-vettes, tandis qu’un crochet adapté à la manette rencon-trant la barre d, fait abaisser celle-ci, et les dents n, n ,..continuant leur mouvement font passer entièrement lesnavettes sur le support voisin. On abaisse alors les filsde la trame et les navettes sont ramenées par un mouve-ment inverse à leur première position.
Cet appareil fonctionne avec la plus parfaite régula-rité, les navettes n’étant jamais libres ne peuvent jamaistomber, inconvénient qu’offraient quelques inventions an-térieures. Les fils du tissu n’éprouvent aucune pressionautre que dans le tissage ordinaire. Le battant étantdouble et le mouvement pouvant être direct ou rétro-grade, on peut faire passer une quelconque des quatre na-vettes voisines des fils levés, à son choix, ce qui permetde varier les couleurs. Le changement des navettes, etpar suite des couleurs se fait avec la plus grande faci-lité, les supports pouvant tourner et laisser échapper lesnavettes quand on fait effort sur les ressorts p qui lesmaintiennent dans une position parallèle au corps duchâssis. D...
BATTEUR D’OR , d'argent et de cuivre. Lesprocédés que l’on suit pour réduire, par le battage, cestrois métaux en feuilles d’une ténuité extrême étant lesmêmes, nous nous contenterons ici de décrire en détaill’art du batteur d’or.
La ductilité de Tor étant notablement altérée par l’al-liage d’une très petite quantité de métaux étranger^, ilimporte d’employer de l’or aussi fin que possible, quel’on fond avec un peu de borax et que l’on coule ensuite,en Angleterre, en lingots de 20“"" de côte. Ces lingotssont réduits sous le marteau à une épaisseur de 4 m,, \puis étirés au laminoir en rubans de — de millimètre