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BAUMES.

l>re dans uuc presse dont la plaque inférieure a étéenauffee. U...

Battage mécanique. M. Favrel, batteur d’or, a inventéune machine à battre et à réduire tous les métauxen feuilles. Cette machine frappe régulièrement, etsa disposition est telle que le renvoi du marteau estutilisé pour le relever sans secousse, et donner ainsi lemême mouvement que le bras. Le marteau frappe ainsisur la moule (cahier de baudruches, dans laquelle estrenfermé For). Cette moule est mise en mouvement surun bloc de marbre au moyen d’un châssis en cuivre,dans lequel elle est enchâssée, et vient présenter suc-cessivement sous le marteau les diverses parties où ilest nécessaire de battre suivant la grandeur du carréd’or placé dans la moule; au moyen de leviers, lescoups sont distribués suivant la surface du métal ; ilssont éloignés ou rapprochés les uns des autres, soitdans un sens, soit dans un autre, à volonté et avec plusde régularité que ne le ferait la main. Cette moule re-çoit en outre, par un mouvement spécial, et ainsi quele ferait la main de l’ouvrier, une impulsion de rotationau moyen d’une 'chaîne enroulée sur une roue dontle ressort est continuellement tendu. Tous ces diversmouvements de la moule sont calculés d’une telle fa-çon, qu’ils s’opèrent pendant l’ascension du marteau.

La machine dont nous venons de parler n’a pasencore atteint peut-être le dernier degré de perfection,et nous dirons, avec l’inventeur lui-même, que samachine n’est encore qu’un ouvrier ordinaire, et à la-quelle il veut donner l'intelligence et le raisonnementde l’ouvrier le plus habile.

Par un procédé fort ingénieux, M. Favrel prépareFor pour dentiste, et ce métal, ainsi préparé, a tout lemoelleux du plomb (voir on).

Trente-huit presses qui existent dans ses ateliers, etqui sont chautfées par la vapeur, sont un véritable.progrès pour la préparation des outils baudruches danslesquels on bat l’or.

Une machine aussi simple que commode sert pourrefroidir les moules (baudruches) chauffées dans lespresses dont nous parlons. Avec cette machine, un ou-vrier fait la besogne de trois.

BAUDRUCHE (Voyez boyau derie;.

BAUMES (angl. balsams, ail. balsamc). Combinai-sons naturelles de résines et d’huiles volatiles et souventd’acide benzoïque. Les baumes sont solides, visqueuxou plus ou moins fluides suivant que l’un ou l’autre deséléments ci-dessus y domine. Leur couleur ordinaire-ment assez foncée, varie du jaune-brunâtre au brun-noirâtre. Leur odeur e.H due en partie à l’huile volatilequ’ils renferment et quelquefois à de l’acide benzoïque :exposés pendant longtemps à l’air libre, ils durcissentet prennent une apparence résinoïde eu perdant leurodeur, par suite de la dispersion dans l’atmosphère deleur huile volatile. Ils se mêlent en général en toutesproportions avec l’alcool, l’éther, les huiles grasses etvolatiles, et sont insolubles dans l’eau ; par la simpledistillation on ne peut séparer qu’une faible partie del'huile volatile qu’ils renferment; pour en obtenir latotalité il faut les distiller avec de l’eau; opération queFon pratique en grand sur la térébenthine pour enextraire l’huile essentielle de térébenthine. Tous lesbaumes s’écoulent soit naturellement, soit par des inci-sions pratiquées à cet effet, de certains arbrps. Nous lesdiviserons en deux classes suivant qu’ils renferment ou. non de l’acide benzoïque.

BAUMES RENFERMANT 1)E L’ACIDE BENZOÏQUE .

a. Benjoin (voyez ce mot).

b. Baume du Pérou. S’obtient, soit au moyen d’inci-sions pratiquées sur le myroxylon peruiferum qui croîtau Pérou et au Mexique , soit on évaporant la décoctiondes feuilles et de l’écorce de cet arbre. Celui obtenu par

BAUMES.

le premier procédé est très rare et est livré au commercedans des coques de noix de coco, ce qui lui a fait don-ner le nom de baume en coque; il est brunâtre, légère-ment translucide, présente la consistance de la térében-thine épaissie, et a une odeur très agréable qui rappellecelle de la vanille; il renferme sur 100 parties, 12 d’a-cide benzoïque, H de résine et seulement des tracesd'huile volatile. Le baume du Pérou obtenu par le se-cond procédé est transparent, rouge-brunâtre foncé, aune consistance sirupeuse, un goût très amer et uneodeur beaucoup plus forte que le précédent ; d’aprèsStohe il renferme sur 100 parties : (il) d’huile volatile,20,7 d’une résine peu soluble dans l’alcool, 0,4 d’acidebenzoïque, 0,0 de matière extractive et 0,9 d’eau.

Par suite de son prix élevé le baume du Pérou estsouvent falsiiié avec du baume de copahu, de l’huile detérébenthine et de l’huile d’olive, et cette falsificationest assez difficile à reconnaître excepté pour l’huile detérébenthine qui, lorsqu’elle est en quantité un peu con-sidérable, se décèle par son odeur. Ordinairement onl’essaie eu recherchant quelle est la quantité de carbo-nate de soude que. l’acide benzoïque qu'il renferme peutsaturer; on admet dans cet essai que l’acide renfermédans 100 parties en poids de baume du Pérou pur, peutsaturer 75 parties de carbonate de soude cristal-lisé. Le baume du Pérou, par suite de son odeur agréa-ble et qui rappelle la vanille, la remplace souvent dansla fabrication du chocolat et de certaines liqueurs; ilentre dans un grand nombre de parfums, dans la con-fection des cires à cacheter superfines, etc... Dissousdans quatre fois son poids d’alcool et étendu sur du taf-fetas déjà recouvert d’une couche de colle de poisson, ilconstitue le taffetas d’Angleterre.

c. Storax. On en distingue deux sortes : Fambre li-quide (voyez ce mot), qui découle du liquid amher sty-rac<llua, et le storax ordinaire qui provient un styraxofficinalis, arbre très voisin de celui qui donne le ben-join. Il est brun-noirâtre, opaque, mou et poisseux,lorsqu’il n’est pas desséché. Dans cet état il est suscep-tible de se casser, quoique difficilement; sa cassure estmatte et grenue; on le falsifie très souvent avec de lasciure de bois; cette fraude se reconnaît en le traitantpar l’alcool : la sciure reste sans se dissoudre. On le fal-sifie encore avec de la colophane qui le rend plus sec :cette fraude n’est pas facile à reconnaître. On le rc^bitquelquefois enveloppé dans des feuilles de roseaux ; ilporte alors le nom de storax calamite.

d. Styrax liquide. Souvent confondu, quoiqu’à tort,avec l’ambre liquide; il provient de Yaltingia excelsaqui croît aux Indes Orientales.

c. Baume de tolu. Découle d’entailles artificielles pra-tiquées sur le myroxylon toluiferum , qui croît dans l’A-mérique du sud Frais il est assez fluide et jaune clair ;au contact de l'air il s’épaissit, se fonce en couleur, etfinit par se transformer en une masse cassante qui a en-tièrement perdu son odeur primitive qui était duo à del’acide benzoïque. Il remplace le baume du Pérou dansbeaucoup de cas et est d’un prix moins élevé. On le ditpectoral, et il est la base d’un sirop et de pastilles trèsusités qui portent’ son nom.

f. Vernis chinois. Les Chinois recouvrent un grandnombre d’objets d’art avec un vernis d’une beauté re-marquable , qui surpasse, par son éclat et sa dureté,tous nos vernis artificiels. Ce vernis est un baume na-turel qui s’écoule par incision de Yaugia sinensis (enchinois (si — chu) qui croît en Chine, en Cochinchine etdans le royaume de Siam. D’après Macairc-Prinsep, cebaume est jaune-brunâtre, possède une odeur aromati-que particulière, une saveur forte et quelque peu astrin-gente, a la consistance de la térébenthine épaisse, etprésente quelque analogie avec les baumes delà Mecque et de copahu. Il constitue un vernis magnifique, quis’étend très également avec une grande facilité et qui