RELIER HYDRAULIQUE.
eèehe très vite. Il se mélange aisément avec les couleurs;se dissout à peine à froid dans l’alcool, mais très rapi-dement à la température de l’ébullition. L’éther etl’huile essentielle de térébenthine le dissolvent mêmeà froid. Distillé avec de l'eau, on en sépare une huilevolatile, l'eau dissout de l’acide benzoïque, et on obtientpour résidu une matière résineuse très solide.
JîAUMES SANS ACIDE BENZOÏQUE .
«. TEREBENTHINE (voyez Ce lllOt).
b. baume de ropahu. S’écoule par incision du copai-fera ofjiritialis, qui croît dans les Antilles et au Brésil .Au moment ou on l’obtient, il est très lluide, incolore,mais il s’épaissit un peu avec le temps et prend une cou-leur jaunâtre. Son odeur sans être agréable est aroma-tique, sa saveur chaude et persistante. Sa pesanteurspécifique est de 0,95. 11 est très soluble dans l’alcoolabsolu. L’huile essentielle qu’il renferme et dont la pro-portion varie suivant l’âge de l’arbre qui la produit, estcomposée d’hydrogène et de carbone seulement, et d’a-près Durand, dissout le caoutchouc. Comme il est très
extrémité du tuyau, on ajoute diverses pièces qui for-ment la tête du bélier; s est une soupape dont la den-sité est double de celle de l'eau ; l'eau peut la souleverpar sa vitesse et l’appliquer contre l'ouverture r,qui se trouve alors exactement fermée ; on l’appellesoupape d'arrêt. Quand la soupape s est fermée, l’eaupasse par le conduit z et s’élève dans le vase en fontebb\ d’où elle passe, par le clapet r, dans une grandecloche en fonte hh\ pour gagner le tuyau d’ascensiond ek. Là, elle s’arrêterait lorsqu’elle serait parvenue àla hauteur du niveau supérieur de la chute, s’il n’yavait pas une force motrice capable de la pousser plushaut. Mais l’eau qui arrive de la source après avoir ac-quis une vitesse suffisante par son écoulement naturel,ferme la soupape 5 . qu’elle colle contre les parois del'ouverture r, et soulevant la soupape c s’élève dans letuyau d’ascension d ek, à une hauteur qui dépend durapport entre les diamètres respectifs des tuyaux t /’ etd e k, ainsi que de la vitesse que peut prendre l’eaumotrice eu traversant le corps du bélier ; lorsque cettevitesse se trouve sullisammeut diminuée par suite de
employé en médecine, il est souvent falsifié, surtout par [ l'augmentation de résistance provenant de la diminutionun mélange de térébenthine ou d'huiles gras-ses: la térébenthine se reconnaît à son odeur;les huiles grasses, en agitant le baume decopahu avec une certaine quantité d’ammo-niaque liquide ; lorsque le baume est pur, onobtient une dissolution limpide, tandis (pielorsqu'il est mélangé d’une certaine quantitéd'huile grasse on obtient une émulsion lai-teuse.
Baume de la Mecque (opobalsam, baumede Judée), provient de Yamyris opobalsamum ,
«pii croît en Arabie et en Egypte . Il est ordi-nairement renfermé dans de petits flacons enplomb doré à l’extérieur; il est blanc-jau-nâtre, fluide, plus léger que l’eau, soluble entotalité dans l’éther et les huiles essentielles,et partiellement dans l’alcool; sou odeurassez agréable et pénétrante se rapproche decelle de la térébenthine mélangée d’essencede citron, sa saveur est amère, âcre et astrin-gente. 11 est très difficile de s’en procurer;les Orientaux le regardent comme fortifiantet en ont singulièrement exagéré les vertus.
Le Grand-Seigneur en comprend presque toujours dansles cadeaux qu’il adresse aux différents souverains.
Vernis japonais. Provient du rhus reruix, ar
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particulier au Japon , et fournit une laque très belle ditelaque du Japon , mais qui est encore bien inférieure acelle de la Chine .
BELIER HYDRAULIQUE . Machine hydrauliqueinventée en 1797 par Mongolfier, auquel nous devonsla découverte des aérostats. Cette machine n’estpas moins remarquable par la nouveauté du principesur lequel elle repose, que par l’effet qu’elle produit, etqui est supérieur à celui que donnent, sans exception,toutes les autres machines hydrauliques ; malheureu-sement elle doit avoir de faibles dimensions, car à me-sure que celles-ci augmentent, les violentes vibrationsqui résultent du jeu même de l’appareil font perdre à lapuissance motrice une partie de sou effet, et amènentune destruction de plus en plus rapide des assemblagesdes tuyaux et des diverses pièces, ainsi que de leurssupports. C’est par ec motif que cette machine n’est pasdevenue d'un usage plus général.
Dans le bélier hydraulique, c’est le choc de l’eaucontre elle-même qui l’élève, t p (fig. 210), est untuyau par lequel arrive l’eau motrice, avec une vitessedépendante de la hauteur de chute ; c’est le corps dubélier. L’eau s’écoulerait par l’orifice v, s’il n’y avaitpas d’obstacle, et gagnerait le niveau nn*, qui est leniveau naturel au-dessous de la chute ; niais, vers cette
210 .
de l’orifice d’écoulement, de l'augmentation de frotte-ment et de la pression due à la colonne d’eau ascen-dante, laquelle est supérieure à la hauteur motrice, lasoupape c se ferme, puis la soupape s retombe et s’ou-vre; l’écoulement naturel recommence, ht-vitesse s’ac-célère promptement, la soupape s est de nouveau sou-levée , et les phénomènes ci-des^us se reproduisent ;l’ensemble de tous les effets qui se succèdent dans l’in-tervalle de deux périodes consécutives, est ce que l’onnomme le coup du bélier. On détermine par des essaisla proportion des pièces, et surtout le jeu qu’il fautdonner à la soupape s pour obtenir le plus grandfeffetpossible. On remplace souvent, et avec avantage, lessoupapes s et r, par des soupapes à boulets creux d'unpoids convenable et retenues par des muselières.
On rend le jet du bélier hydraulique continu, enadaptant, au-dessus de la soupape c , un réservoir d’airoù il se comprime et réagit sur le liquide par son élas-ticité. Cet air étant en partie entraîné mécaniquementpar l'eau élevée, on le remplace au fur et à mesure aumoyen de la soupape p, qui s’ouvre du dehors en de-dans et qui est placée au-dessous de la soupape r; lors-que cette dernière se ferme il s’opère une réaction dansla colonne liquide, par suite de l'arrêt qui en résulte,laquelle occasionne , pendant quelques instants, unmouvement rétrograde de l’eau et une véritable aspira-tion dans le corps du bélier, qui ouvre la soupape /►et fuit entrer, au-dessous de c, une certaine quantité