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A-F.
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BIICKE.

BIERE.

pinte-forme ne tombent sur la voûte et dans le feu, eto’y produisent de la fumée.

V oici au reste la description de cet appareil dessinéfig. “211 : A A, est la plate-forme en tôle percée , ou en

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toile métallique ; B B, est une seconde plate-forme sem-blable à la première, dont nous indiquerons l’usage plusloin, et qui d’ailleurs n’existe pas ordinairement dansles touraillcs. C, porte qui permet d’entrer sur la plate-forme et d’y disposer le grain en couche de G à 7 centi-mètres ; D, foyer de la touraille; E, voûte en briquesréfractaires et percée de trous qui recouvre le foyer;F, toit en briques qui surmonte la voûte et qui rejettede chaque côté les radicules ; G, conduits latéraux .quireçoivent les radicules et les rejettent au dehors; cesconduits permettent en outre à l’air extérieur de s’in-troduire dans l’espace vide 11, et de s’y mOler avec lesproduits de la combustion du foyer, qui s’y rendentaussi au sortir de la voûte. On comprend qu’en aug-mentant ou en diminuant à volonté l’introduction del’air, au moyen de petits registres, disposés à l'orificeexrérieur du canal G, on peut ainsi faire varier la tem-pérature de l’air qui doit traverser la plate-forme A.L’espace II, est donc ménagé à dessein, pour qu’il seforme un mélange des produits de la combustion et del’air extérieur ; ce mélange traverse ensuite la toilemétallique et la couche d’orge, et entraîne l’eau à l’étatde vapeur; une cheminée qui surmonte la touraille estdestinée à évacuer l’air humide qui est sans cesse re-nouvelé.

Cette touraille présente plusieurs inconvénients ; leplus grave provient du contact direct des produits de lacombustion avec l’orge; contact qui doit nécessaire-ment contribuer à donner un mauvais goût au malt.Pour diminuer autant que possible cet inconvénient, onest obligé de brûler des combustibles donnant peu defumée, comme la houille de Fresne, et les bois de hêtre,de charme ou d’orme, dans quelques localités. D’unautre côté, la dessiccation de l’orge n’étant pas métho-dique dans cet appareil, on est obligé de surveiller avecsoin la conduite du feu, afin que la température de l’air.

très faible dans le commencement de la dessiccation

augmente graduellement jusqu’à la fin.

Dans quelques localités, on a voulu remédier à cedernier inconvénient en ajoutant à la touraille unedeuxième plate-forme B B (voyez la fig. 21 D, audessus de la première, et semblable à celle-ci. Lesdeux plates-formes sont couvertes de grains, et l’airchaud après avoir traversé la première couche passe en-core au travers de la deuxième, et se saturant davan-tage d’eau en vapeur est mieux utilisé; outre cette caused’économie, on obtient une dessiccation plus méthodi-que et plus graduée. En effet, le plancher supérieur reçoittoujours le grain plus humide, et sa dessiccation com-mence tandis que celle delà couche inférieure finit. Onrisque beaucoup moins de détériorer le grain par uneélévation accidentellement trop forte de température,puisque le grain le plus chauffé est celui qui contient lemoins d’eau. Pour faire passer le malt de l’étage supé-rieur à l’étage inférieur, il suffit d’ouvrir une trappe,par laquelle on laisse tomber le grain.

En Angleterre, on a évité de mettre en contact directles produits de la combustion avec le malt, en employantl’appareil ci-dessous, dont nous allons donner la des-cription.

213 .

Les fig. 212, 213,214 et 215, représentent différentes cou-pes de la touraille. Lafig. 212 estime coupehorizontale, prise àquelque distance dusol; la fig. 213 estune coupc horizon-tale prise au-dessusdu plancher; la figure214 est une section* verticale ; enfin la fi-gure 215 est une sec-tion verticale passantpar la cheminée où serendent les produitsdo la combustion.Dans ces quatre figu-res, les mêmes lettresindiquent les mômesobjets. Au centre dela touraille se trouveune cloche en fontesupportée sur unmur en briques ; au-dessous de la clocheest placée la grille a,et au-dessous decelle-ci le cendrier h.La porte h permet

d’introduire le combustible dans le foyer; la fumée etles produits de la combustion, au lieu de se rendre,comme dans les touraillcs ordinaires, dans l’espace videménagé au-dessous des planchers, sont dirigés dansdeux tubes semblables r, r (fig. 213), etu, u (fig.214),qui circulent dans cet espace. Au-dessus de la cloche setrouve un petit toit m, supporté par les piliers c, c, c, c,qui empêche les radicules de tomber sur cette clocheet de produire de la fumée, rf, d, d, d sont 4 piliers enbriques qui servent de supports aux barres de fer surlesquelles reposent les plaques de tôle ou la toile métal-lique. e , e, sont les quatre parois arc-boutées, qui iso-lent l’espace libre réservé entre le foyer et la plate-forme. On comprend maintenant que cet appareil anglais consiste simplement à chauffer l’air qui doit tra-verser la couche d’orge, au contact des tuyaux en fonteu, dans lesquels circule la fumée; celle-ci n’a au-cune communication avec cet air, et elle sc rend dans une