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A-F.
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BIEN H.

BIERE.

avoir besoin d’eau froide pour nettoyer et laver lesvaisseaux, etc.

La chaudière G, dont on verra plus loin les détailsdans les lig. *226 et 227, peut être remplie à volontéd’eau froide, en tournant simplement la clef d’un ro-binet.

Le tuyau g, adapté au fond de cette chaudière, sertà conduire l’eau chaude entre les deux fonds de la cuveà brasser D, où elle dissout le malt, comme nous l’a-vons dit précédemment. A l'instant oii l’on vient detirer l’eau de la chaudière, on doit en remettre de nou-velle, de manière il ce qu’elle ne soit jamais laissée videun instant; si on ne prenait pas cette précaution, lachaleur du foyer détruirait promptement le fond de lachaudière.

Pendant le brassage, qui a lieu dans la cuve D, lemalt est agité par un appareil particulier, fixé sur unarbre vertical placé au centre de la cuve, et qui reçoit lemouvement de l’arbre de couche II par l’intermédiaired’engrenages coniques. On verra les détails delà cuve etde l’appaVeil agitateur dans la fig. 225.

Lorsque le brassage est achevé et que le repos a étésuffisant, on soutire le moût provenant de l’opération,et on le reçoit dans la cuve réverdoirel, placée immé-diatement au-dessous de la cuveD; là il n’y reste quele moins longtemps possible, et on s’cmpresse'de P éleverau moyen de la pompe à trois corps k, dans une bassineplacée sur le sommet de la chaudière C, et qui remplaceavantageusement le réservoir dont nous avons parlédans la"description générale des opérations du brassage(voyez plus loin les planches 226 et 2 ). Le moût restedans cette bassine jusqu’à ce que l’eau chaude destinéeau brassage suivant soit enlevée de la chaudière C, pen-dant ce temps sa température s’élève toujours un peu.Aussitôt que la chaudière C est vide, on y fait passerle contenu de la bassine, qui elle-même reçoit le nou-veau brassin qui est également monté au moyen despompes k.

C’est ainsi que les divers moûts se succèdent les unsaux autres dans les différents vases, avec la plus granderégularité, de sorte qu’il n’y a aucune perte de temps,et que chaque partie de l’appareil se trouve constam-ment employée. Lorsque la cuisson du moût et la dé-coction du houblon ont été suffisamment prolongées, onvide tout le contenu de la chaudière par un large robi-net, dans un bac K, placé immédiatement au-dessous,et dont les dimensions sont suffisantes pour recevoirtout le liquide d’une opération ; ce vase remplit le mêmebut que le bac à repos dont nous avons parlé, seulementla séparation du moût et du houblon se fait d’une ma-nière différente que dans ce dernier; en effet, le bac Kest muni d’un faux fond formé de plaques de fonte,perforées d’une infinité de petits orifices, à travers les-quels le moût s’égoutte, sans que le houblon puisse lestraverser. Le moût filtré est tiré du double fond du bacà repos, au moyen du tube /», parla pompe k, qui l’élèvedans les nombreux réfrigérants L,L,L,disposés dans unbâtiment spécial. Comme on le voit, la pompe k est dis-posée, au moyen de tuyaux de communication et derobinets, de manière à ce qu’elle puisse servir à tousles besoins de la fabrique, si ce n’est à celui d’éleverl’eau froide du puits. Les réfrigérants L,L,L, sont desbacs présentant une très grande surface et disposés lesuns au-dessus des autres de manière à former les diffé-rents étages, assez rapprochés d’un bâtiment; ces bacsont très peu de profondeur, 2 à 3 décimètres au plus,afin qu'ils présentent à l’action réfrigérante de l’air leplus de surface possible. Pour que le refroidissement dela bière soit encore plus rapide, ou a soin de garnir lesparois du bâtiment au moyen de nombreuses persiennes,de manière à ce que les courants d’air soient admis leplus librement possible.

Lorsque le moût «st suffisamment refroidi pour être

soumis à la première fermentation, il est conduit pardes tuyaux qui partent du fond des divers réfrigérants,dans deux grandes cuves guilloires M, dont on ne voitqu'une seule dans la figure, et dont la capacité est suffi-sante pour contenir toute la bière brassée dans un jour.

Lorsque la fermentation tumultueuse a eu lieu, labière est soutirée de la cuve guilloirc M, et elle est con-duite dans les petits vases de fermentation ou vaisseauxà purifier N, dont il y a un très grand nombre dans labrasserie. Ces tonneaux placés verticalement sont disposés quatre par quatre ; et à chacun des quatre, un hoccommun reçoit la levure qui se renouvelle à la surfacede la bière, et la conduit dans des auges générales n pla-cées au-dessous. La bière reste dans ces vaisseaux à; clarifier jusqu’à ce que la fermentation apparente parla mousse soit complète, et elle est mise ensuite dansles cuves de réserve, qui sont des réservoirs d’une im-mense grandeur, où on la conserve jusqu’à ce qu’on enait besoin, puis finalement elle est mise dans des barilsque l’on expédie au dehors. Ces cuves de réserve ne sontpas leprésentées dans la figure ; elles sont de forme co-nique, de diamètre variable, suivant la contenance qu’onveut leur donner, et elles ont en général de 4 mètres 50à 6 mètres de profondeur.

La machine à vapeur qui met en mouvement diffé-rents appareils de la brasserie se voit sur la droite dela figure; sur l’axe du volant est une roue conique quidonne le mouvement à une roue semblable placée surun arbre qui transmet ce mouvement à l’engrenage d’unmanège, ainsi qu’à la pompe à eau. La roue du manègecommande à tous les pignons des moulins 6, h, et aussià l’axe horizontal qui fait marcher les pompes k. Lescylindres a,«, sont mus par une roue d’angle fixée surl’extrémité supérieure de l’axe du manège, que l’on aprolongé à cet effet. L’arbre de couche 11 reçoit lemouvement de cet axe, et le transmet à l’agitateur mé-canique disposé dans la cuve à brasser.

Outre tous ces appareils, la machine à vapeur peutégalement, à volonté, faire mouvoir un tire-sac, qui n’estpas représenté dans la figure, et qui est destiné à hisserles sacs de malt, de la cour de la brasserie, dans le gre-nier A où on en décharge le contenu.

Le manège qui sert d’intermédiaire entre la machineà vapeur et les différents appareils de l'usine, a été dis-posé de cette manière afin qu’on ne soit pas arrêté, dansle cas, très rare du reste, où la machine à vapeur se dé-rangerait; il suffit alors de remplacer cette dernière pardes chevaux que l’on attelle au manège.

La fig. 223 représente l’atelier de fermentation de labrasserie deMM. Whisbread et C ,B dans Chiswell Street,à Londres , qui est peut-être l’une des plus vastes et desmieux disposées de celles qui existent dans le monde ;clic a été construite sur les plans et les indications deM. Richardson, qui aujourd’hui dirige les travaux de labrasserie.

L’ensemble de cet atelier de fermentation représenteavec plus de détails, la partie de la fabrication de labière, qui est indiquée par le grand vaisseau M et lestonneaux N dans la fig. 222.

Dans la fig. 223, r,r,sont les tuyaux qui partent desdifférents réfrigérants, et qui amènent le moût dans lesgrands vaisseaux à fermenter M,qui sont au nombre dedeux, l’un derrière celui qui est représenté dans la fig.223, ce tuyau r, en cuivre, est enveloppé d’un secondtuyau a?#, dont le diamètre est beaucoup plus grand ;dans l’espace libre qui existe entre les deux tubes onfait arriver un courant d’eau froide, qui abaisse encorela température de la bière et la rend plus propre à lafermentation ; le tube /f, est la conduite d’eau qui partdu réservoir supérieur alimenté par les pompes ; mi,estle tube qui amène l’eau froide dans l'intérieur et à l’ex-trémité du tube réfrigérant x; enfin le tuyau p, conduitau dehors du tube Veau qui a servi à refroidir la bière:

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