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A-F.
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BI.TOUTI KR-JOAILLIER.

BISMUTH .

résultats merveilleux auxquels on est parvenu pour di-minuer les frais considérables qu’entraîne la fabricationdes coins et matrices d’acier.

Quant à ce travail analogue à celui de l’estampage,qui se fait à la main, à cette espèce de sculpture au mar-teau souvent pratiquée par de véritables artistes et quiconstitue en grande partie la base de l’orfévreric, il nesaurait être décrit à cause de sa simplicité, tout dépen-dant ici de l’adresse de l’ouvrier qu’il faut voir à l’œuvrepour bien comprendre la manière dont il s’y prend.

3° (jrai wre. La gravure vient souvent orner les facesdes bijoux. On a employé de nouveau, dans cesdernièresannées, avec grand succès sur l’urgent, les nielles,espèce de gravure chimique.

III. Soudures des parties entre elles pour les réunir. —Quand les diverses parties d’un bijou sont amenées à laforme voulue, on les réunit par soudure; en laissant decôté le petit nombre d’assemblages par charnières, agra-fes, etc., pour les parties qui doivent pouvoir s’ouvriret se fermer au besoin, et qui n’offrent rien de particu-lier.

Les alliages employés pour les soudures, et qui doi-vent satisfaire aux conditions générales que nous avonsétablies à l’article alliages, doivent être faits à destitres déterminés. C’est la cause d’altération la plusgrave, des bijoux fins dits bijoux fourrés, que l’on faitpar la réunion de pièces au titre et poinçonnées, aumoyen de soudures de titre inférieur, qui en augmen-tent beaucoup le poids.

Les proportions des alliages qui constituent les sou-dures d’or et d’argent, dit M. Boué, sont indiquées parle nom même que l’on donne à chacune d’elles, puisquece nom indique la proportion du métal ou des métauxétrangers qui entrent dans la composition du tout. Dansla bijouterie line on ne fait guère usage que do troissortes de soudures, soit en or soit en argent. Les sou-dures d’or sont connues sous le nom de soudures auquart, au tiers, au deux; les soudures d’argent au six,au quart, au fiers.

Soudure de l'or.

Soudure au quart — 3 parties d’or; 1 partie d’alliage.

— au tiers — 2 — -1 —

— au deux ~ 1 — 1 —

L’alliage est formé de 2/3 d’argent fin, et 1/3 de

cuivre, excepté la soudure au deux, dont l’alliage doitêtre composé moitié argent, moitié cuivre.

Soudure de l’argent.

Soudure au six, — argent 5; cuivre jaune !.

— au quart, — argent 3; cuivre jaune 1.

— au tiers, — argent 2; cuivre jaune 1.

La soudure doit avoir été fondue plusieurs fois avant

d’être employée, afin qu’elle soit bien homogène; on laréduit en lames minces au laminoir, et on la gratte avantd’en faire usage afin d’éviter que des corps étrangers ense fixant à sa surface ne nuisent à sa fusibilité.

Pour souder une pièce, on réunit les parties à souder,au moyen d’un fil de fer, après avoir déposé despaillettesde soudure dans les assemblages. On garnit de borax enpoudre toutes les parties à souder; puis, dirigeant surcelle-ci le dard d’un chalumeau, on opère la fusion de lasoudure, et par suite l’assemblage des pièces. (Le boraxen fondant, prévient toute oxydation, et opère un déca-page qui facilite la réunion). Quand la soudure a coulé,on enlève l’excédant à la lime et on en efface les tracespar le polissage. •

Quand il doit y avoir plusieurs soudures successivesdans une même pièce, il faut avoir soin d’employerpour les premières celles du titre le plus élevé, en em-ployant successivement celles de titres inférieurs, qui,étant plus fusibles que les premières, n’exigeront paspour leur emploi une température suffisante pour fondrecelles-ci.

IV. Montage des pierres par sertissement .— Pour mon-ter une pierre on forme ce qu'on appelle un chaton, aumoyen d’un fil d’argent pour les diamants et pierresblanches, d’or pour toutes les pierres de couleur, au-quel ou donne le contour de la pierre et qu’on soude àune petite plaque d'argent ou d’or rendue sphérique aumoyen d’un poinçon et d’une étampe de cette forme.Cette dernière porte le nom de dé à emboutir.

La pierre entrée dans le chaton y est maintenue parun serrage exercé sur le fil, dont les angles sont rapproches par pression.

Pour un objet composé, après avoir disposé lespierres dans de la cire, de manière à obtenir la formedésirée, on prend une plaque de métal de largeur con-venable sur laquelle on pratique des trous un peu pluspetits que les pierres ; puis, repliant un peu la matièreà l’intérieur des trous on fait entrer la pierre et on finitle serti, soit en formant un chaton pour le soutenir,soit par la simple application d’un fil qui se soude à laplaque.

V. Mise en couleur .— Avant d’aviVer la couleur propredes bijoux ou d’y appliquer des couleurs étrangères, ilfaut polir les pièces de manière à faire disparaître tousles traits et empreintes des premières opérations.

On adoucit les surfaces en les frottant avec des pierresponces d’abord d’un grain assez gros, puis avec un mé-lange de pierre ponce pulvérisée et d’huile d’olive ; enfinavec du tripoli d’une finesse extrême. On emploie aussisouvent le rouge d’Angleterre eu poudre très fine, etamené à l’état de pute avec de l’eau-de-vie ou de l’al-cool.

La couleur des bijoux, surtout ceux qui ne sont qu’autitre de 750 millièmes n’est pas celle de l’or pur, etest loin d’en avoir l’éclat. On l’obtient au moyen d’uneopération dite mise en louleur, qui consiste à les fairepasser dans des liquides qui exercent, une action corro-sive sur les alliages de la surface et laissent à nu unecouche d’or fin. On prépare beaucoup de couleurs à bi-joux différentes; nous ne citerons que la compositionde la suivante :

Sel marin et alun parties égales, nitre 2 parties. Onfait bouillir dans une dissolution de ces substances lapièce, après l’avoir fait recuire et dérocher avec soin.

BISMUTH (angl. bismuth, ail. wismuth ). Les Grecset les Romains ne connaissaient pas ce métal ; il ne pa-raît a\oir été découvert qu’au moyen âge, dans l’Erz-gebirge, chaîne de montagnes qui sépare la Saxe de laBohême; Agricola est le premier qui eu ait fait men-tion, dans son traité publié en 1546.

Le bismuth a une couleur blanc-gris un peu rou-geâtre et une texture extrêmement lamcllcuse ; il n’ani saveur ni odeur. Lorsqu'il est pai'faitement pur, iljouit d’une certaine ductilité ; mais dans l’état où onle trouve dans le commerce, il est cassant, ce qu’il doità une petite quantité de soufre et d’arsenic qu’il ren-ferme; en le fondant, puis le laissant refroidir et lecoulant dès qu’il commence à se solidifier, on en sé-pare le soufre à l’état de sulfure de bismuth qui s’estsolidifié le premier ; on achève de le purifier en le fon-dant avec de son poids de nitre, qui oxyde tout l’ar-senic et les métaux étrangers, ainsi qu’une petite quan-tité de bismuth. Il est très difficile d’en séparer l’argent;à cet effet, il faut le soumettre à Ja coupellation, pul-vériser la coupelle, puis la fondre avec 2 p. de fluxnoir et 1 p. de borax vitreux, et traiter encore une foisde la même manière le bismuth obtenu. La pesanteurspécifique du bismuth fondu est de 9,83, et peut s’é-lever à 9,8827 lorsqu’on l’écrouit avec précaution sousle marteau. Le bismuth est de tous les métaux connuscelui qui cristallise avec la plus grande facilité ; lorsqu’on en fond une certaine quantité dans un vase ,qii'ensuitc on le laisse refroidir aussi longtemps que