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BISMUTH

BISMUTH.

possible, puis qu’aussitôt qu’il s’est formé une croûteMolide à la surface du bain, on la perce sur le bordavec une tige de fer portée au rouge, et qu’on décantealors le métal non solidifié, on obtient, à l’intérieurdu vase, de magnifiques cristaux cubiques de bismuth,groupés en trémies, qui offrent souvent les irisationsles plus brillantes, résultat d’une oxydation superli-cielle pendant le refroidissement. Le bismuth fond à249 u C. 11 est très volatil, pas assez cependant pourqu’on puisse le distiller. 11 se dilate, entre U et 100",de de sa longueu* primitive.

Nous avons déjà p irlé des propriétés des alliages debismuth à l’article ..lliagks, et il est à regretter quele prix élevé de ce ’ .étal en rende l’emploi si restreint.L’alliage fusible de Newton, composé de 8 p. de bis-muth, o p. de plomb et 3 p. d’étain fond à 94° I ji.L’alliage fusible de Rose, composé de 2 p. de bismuth,

1 p. de plomb et 4 p. d’étain, fond à 93° 3/1. L’al-liage composé de 5 p. de bismuth, 3 p. de plomb et

2 p. d’étain, est encore plus fusible; il fonda 91° 2/3.(Jes alliages sont employés pour former des rondellesfusibles a des températures déterminées, en élevant,s’il est nécessaire, le degré de fusibilité en y ajoutantdu plomb en quantité convenable.

Les fabrications que nous étudions aux articles fon-derie EN CARACTÈRES, FOLYTYPJE, GRAVURE, sontpossibles avec les alliages ci-dessus comme avec ceuxhabituellement employés, et ont de plus cet avantage quepour une meme ténacité de l’alliage le point de fusibilitéest beaucoup abaissé. Ce résultat compense l’élévation deprix pour certaines productions de gravures sur bois.

On connaît deux oxydes de bismuth. Le bismuth nes’altère pas à l’air sec; il se recouvre à l’air humided’une pellicule d’un brun rougeâtre, que l’on regardecomme un sous-oxyde. Il brûle au rouge avec uneflamme bleuâtre , en répandant des vapeurs jaunesd’oxyde. Ilsedissout dans l’acide nitrique et l’eau régale,ainsi que dans l’acide sulfurique concentré et bouillant.

ISoxyde de bismuth est jaune et fond au rouge en unverre opaque d’un brun foncé. Il renferme sur 100 par-ties, 89,87 de bismuth et 10,13 d’e vgène. On le pré-pare en oxydant ù l’air le bismuth tondu, ainsi qu’encalcinant l’hydrate ou le nitrate de bismuth. On obtientl’hydrate en précipitant par l'ammoniaque en excèsun sel soluble de bismuth.

Le peroxyde de bismuth est de couleur puce foncée ;il est peu stable, et a la plus grande analogie avecl’oxyde puce de plomb. Il so compose de 85,5 de bis-muth et de 14,5 d’oxygène,pour 100. On le prépareaisément en faisant bouillir de l’oxyde hydraté avecun chlorite alcalin en dissolution.

L’oxyde de bismuth seul donne des sels ; ces selssont incolores lorsque l’acide l’est également ; ils sonttrès peu solubles; ceux qui sont solubles sont décom-posés par l’eau, qui les transforme en sous-sels inso-lubles et en sels très acides solubles.

Ln dissolvant le bismuth dans l’acide nitrique etétendant d’une grande quantité d’eau, on obtient unprécipité blanc et pulvérulent d’un sous-nitrate tout àfait insoluble, qui porte le nom de magistère de bismuth ,et qui est employé dans la médecine.

En versant du nitrate de bismuth dans une dissolu-tion très étendue de sel marin, il se précipite un oxy-chlorure blanc de neige, qui porte le nom de blanc defard , d’après l’usage auquel on l’emploie. Les femmesqui en font un usage habituel pour se farder les joues,courent le risque, lorsque pur hasard elles se trouventdans un endroit où il se dégage de l’hydrogène sulfu-rique, comme, par exemple , dans les établissementsd’eaux minérales sulfureuses, d’en revenir les jouesteintes en brun et même en noir, et ces taches ne s’envont qu’avec la peau au bout d’un temps assez long.

Les deux seuls minerais de bismuth que Ton ren-contre en quantité un peu notable sont le bismuth sul-furé et le bismuth natif.

Le bismuth sulfuré est d’un gris de plomb éclatant,lamellcux ou rayonné, aigre, tendre et tachant le pa-pier. Il est fusible à la simple flamme d’une bougie.

Le bismuth natif , plus abondant que le précédent, e^ten masses lamellaires cristallisé en petits cubes. 11fond à la flamme d’une bougie. C’est le seul mineraidont on retire le métal. On ne le rencontre en quantitéassez considérable, pour donner lieu à une exploitation,que dans l’Erzgebirgc saxon, aux environs de Srhnce -berg. Il est ordinairement associé à des minerais decobalt qui en renferment moyennement G 1/2 p. 100.

Le traitement métallurgique est très simple, et con-siste à soumettre à la liquation le minerai trié et concasséen morceaux de la grosseur d’une noisette. Le. four-neau de liquation employé à ürhneeberg est représenté

fig. 233,234 et 235.La fig. 233 est leplan du fourneau ;la fig. 234 est unecoupe verticale sui-vant AB, fig. 233 ;et enfin la fig. 235est une élévationantérieure du four-neau. a, est le cen-drier ; 6, la chauffe;c,c,... les cinq tu-bes de liquation ; d.la grille en briques,sur laquelle oncharge le bois quisert do combustiblepar les portes e, e.Les tubes de liqua-tion sont en fonte;ils ont 1"*, 40 de longsur 0 1 ",28 de. diamè-tre, et sont inclinésde 1/5* environ pourfavoriser la sépara-tion du métal ; ilssont fermés, à leurpartie anté-rieure, par uneplaque en ar-gile /, percéed’un trou parlequel s’écoulele bismuth ; g,

• mur antérieur235. du fourneau

percé d’ouvertures h,., correspondantes à chaque cen-drier; i,.. creusets en fonte dans lesquels tombe lemétal fondu, et qu’on entretient à une températureconvenable au moyen de charbons placés dans unpetit foyer inférieur 1 ; lorsqu’on a recueilli dans lescreusets une quantité de bismuth suffisante, on lecoule, dans un moule en fonte, en lingots de 19 à20 kilogr. On charge à la fois dans chaque tube 25 ki-log. de minerai, de manière à le remplir sur la moitiéde sa hauteur et les trois quarts de sa longueur ; ouferme ensuite les tubes au moyen des plaques de tôle l,..et on pousse le feu que l’on règle au moyen des ou-vreaux n, n..; au bout de 10 minutes, le bismuth com-mence à couler goutte à goutte dans les creusets t,..qui renferment un peu de poussière de charbon, qui sertà réduire l'oxyde qui tend à se former par le contactdu métal fondu et de l’air. Lorsque la liquation se ralentit, on remue les matières dans les tubes à l’aided’une tige en fer, et enfin lorsqu’il no se sépare plus de

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