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BLANC DE BALEINE.

BLANC DE ZINC.

st'l (Ain) et de Puy-de-la-Poix (Puy-de-Dôme ); souventmême actuellement on remplace le bitume par du gou-dron minéral obtenu par la distillation de la houille.On trouve dans les localités sus-nommées, près du gise-ment de bitume proprement dit, un calcaire poreuximprégné de bitume que l’on exploite à part, et que l’onlaisse sécher; on le pulvérise ensuite,et on le met dansune grande chaudière en fer, placée sur le feu, dans la-quelle on ajoute, lorsque le calcaire est chaud, 1 de soupoids de bitume préalablement fondu, puis on brasse letout ensemble jusqu’à ce que le mélange soit bien in-time ; on puise alors le mastic bitumineux ainsi préparé,avec une cuillère en tôle, et on le coule dans des moulesrectangulaires, formés de pièces mobiles en tôle, s’as-semblant à clavettes, et intérieurement recouvertes d’uuenduit d’argile destiné à prévenir l’adhérence du mas-tic. On démonte les moules après le refroidissement, etou retire le mastic en pains rectangulaires qui sont li-vrés en cet état au commerce, et qui ont ordinairement0 U ',50 de long sur 0"‘,33 de large et 0"', 11 d’épaisseur.

Pour employer ce mastic à la confection des trot-toirs, on le fond de nouveau et on y ajoute autant de sa-ble que possible, de manière à former une bouillie épaisseque l’on coule par petites portions d’un mètre carré, auplus, de superficie, sur un lit de sable de I ou 2 centim.d’épaisseur, encadré provisoirement par des règles enbois dont la hauteur sert à régler l’épaisseur de la cou-che de bitume ; on tamise ensuite par dessus du sablede moyenne grosseur, obtenu en séparant à la claie leplus fin, et on pilonne le tout pendant que le bitume estencore chaud, avec des planchettes carrées armées d’unlong manche, qui sert à les manœuvrer. La seule diffi-culté que présente cette opération, et qui du reste nedemande qu’un peu d’habitude, consiste dans le raccor-dement successif des diverses coulées. L. r...

BLANC DE BALEINE. Substance grasse qu’onretire d’une matière grasse et fluide renfermée principa-lement dans la tète de certaines espèces de baleines ap-partenant au genre cachalot , telles que les physeter ma-crocephalus, tursio , microps et orthoâon, ainsi que du del-phiiius edentulus. On filtre cette graisse fluide dans degrands sacs ; il passe au travers de l’huile de baleine quiest d’excellente qualité pour l’éclairage et qui, bien pu-rifiée, est d’un emploi très avantageux pour le graissagedes machines délicates, telles que les mouvements d’hor-logerie, etc., à cause de son extrême fluidité et de sonpeu d’action sur les métaux. Le résidu qui reste dansles sacs est fortement comprimé à chaud (voyez bou-gie STÉARIQUE et PRESSE HYDRAULIQUE ), à l’aided’une presse hydraulique horizontale. On fait digérerensuite à chaud les gâteaux obtenus, avec une dissolutionpeu concentrée de potasse, qui décompose les matièresanimales étrangères et colorantes qui se trouvaient mé-langées avec le blanc de baleine, et qui donne lieu à laformation d’écumes savonneuses et noirâtres, qui vien-nent à la surface du bain et que l’on enlève à l’aided’une écumoire. On continue cette opération jusqu’à ceque le liquide soit parfaitement limpide, puis on lave àl’eau bouillante et on transvase dans des cristallisoirs,ou on obtient, par le refroidissement, ces pains d’uneblancheur parfaite que l’on trouve dans le commerce.

Le blanc de baleine ainsi purifié se présente en massesinodores, cristallines et translucides, dont la pesanteurspécifique est de 0,943 ; il fond à 49° et brûle avec uneflamme très éclatante; 100 parties d’alcool ayant unedensité de 0,821, en dissolvent 3 parties I/2; U est en-core plus soluble dans l’éther sulfurique. Ainsi obtenu,il renferme encore une faible quantité d’huile de baleinedont on le sépare en le traitant par de l’alcool absolubouillant; il se dépose par le refroidissement en aiguillescristallines que l’on exprime entre des feuilles de papiernon collé et que l’on traite de même à, plusieurs reprises.

On obtient de cette manière du blanc de baleine parfai-tement pur, auqu.l M. Chevreul a donné le nom d«rétine, que l’on peut distiller sans altération dans uncourant d’acide carbonique, et qui renferme 5,478 d'oxy-gène, 81,060 de-carbone et 12,882 d’hydrogène.

Leblanc de baleine ne se saponifie que difficilementavec les alcalis, en se transformant en éthal et en acidesmurgurique et oléique. C’est cette propriété qu’il pos-sède de n’ètre point facilement attaquable par les alca-lis, qui sert, comme nous l’avons vu, de base à son épu-ration.

Leblanc de baleine est, pour certains pays, l’objet d’uncommerce important. L’Amérique envoie annuellement,à la pêche du cachalot, 150 navires environ, qui rappor-tent 135,000 barils d’huile, dont on retire à ptfu près750,000 kilogr. de blanc de baleine; cette industrieoccupe 4 à 5,000 personnes, et donne lieu à un mouve-ment de fonds de près de 30 à 35,000,000 de francs;en Angleterre, cette pêche occupe 80 à 90 navires, quirapportent annuellement 3,500,000 à 4,000,000 kilogr,d’huile, dont on retire 350 à 400,000 kilogr. de blancde baleine; cette industrie occupe environ 3,000 per-sonnes, et donne lieu à un mouvement de fonds de 10 à18,000,000 de francs. En France , cette industrie estpeu développée; nos baleiniers se bornent à la chasse desbaleines proprement dites, et nous sommes obligés detirer de l’étranger de l'huile de cachalot et même dublanc de baleine tout pressé, pour alimenter nos fabri-ques de bougies diaphanes. L’importation annuelle doce produit est d’environ 150,000 kilogr.

BLANC D’ESPAGNE. Argile blanche, très fine,purifiée par lavage, moulée en pains après dépôt etséchée à l’air.

BLANC DE MEUDON. On appelle ainsi de la craie,du carbonate de chaux très pur. On le prépare, pourParis, à Bougival , en lavant la craie avec soin après unbroyage et laissant déposer. On le retire par décanta-tion et on le moule en pains que l’on fait sécher à l'air.

BLANC DE PLOMB ou certjse. Nous décrironsen détail cette fabrication à l’article cÉruse.

BLANC DE ZINC et couleurs a rase de zinc.Jusqu’à ces derniers temps la plupart des couleurs em-ployées dans la peinture artistique, la-, peinture en bâ-liments, la fabrication des papiers peints, etc., offraienttant sous le rapport de leur durée que sous celui doleur fabrication et de leur emploi les plus graves incon-vénients. Les unes à base de plomb, telles que le blancd’argent, la céruse, los jaunes de chrome, le miniumet la mine-orange, les verts obtenus par un mélangede jaune et de bleu, occasionnent chez les ouvriersdes fabriques et parmi les peintres ces terribles mala-dies connues sous le nom de maladies saturnines (vul-gairement coliques de plomb, coliques de peintre) quiles déciment dune manière lente, mais assurée; lesautres à base de cuivre et d’arsenic, telles que les vertsde gris, de Schéelc et de Schweinfurth , sont nonmoins vénéneuses ; enfin, les unes et les autres s’altè-rent avec une effrayante rapidité sous l’action desémanations sulfureuses, ammoniacales et autres quiabondent surtout dans l’intérieur des villes et des ha-bitations,, ainsi que sous l’influence de la lumière etdes agents atmosphériques. En outre, on ne peut ha-biter immédiatement un appartement peint avec descouleurs à base de plomb, cuivre ou arsenic, ou mêmetapissé avec des. papiers peints, dans la fabricationdesquels entrent ccs couleurs, sans s’exposer à des ma-ladies ou des empoisonnements, dont on ne sait oùchercher l’origine et qui ont malheureusement eu plusd’nue fois une déplorable fin.

Déjà à la fin du siècle dernier le célèbre Guytonde Morveau , vivement préoccupé du sort des nombreu-ses victimes dues à la fabrication et à remploi de pein-tures aussi insalubres qu’altérables, avait préconisé et