BLANC DK ZINC.
HL ANC 1)K ZINC.
patronne L remplacement du blanc de plomb dans la ;peinture par l'oxvde blanc de ziuc, qui lui avait été ,indiqué par Courtois, manufacturier à Dijon ; il fut ar- !rêté, d’un côté, par l’imperfection de ses procédés defabrication qui, jointe aux prix relativement élevés du ’zinc à cette époque, ne lui permirent pas de livrer leblanc de zinc au commerce a des prix assez bas pourfaire renoncer à l’emploi de la céruse; d’un autre côté,parce qu’il n’était pas initié à l’art de la peinture, et que,ne connaissant pas la routine du métier, il était à chaque jinstant exposé k faire fausse route dans la pratique, cequi arrive presque toujours quand la science ne s’as-socie pas aux praticiens pour appliquer et développerses découvertes; et enfin par l’absence d’un siccatifnon plombeux inaltérable qui vînt donner à l’oxydede zinc le degré de siccité qu’il ne possède pas parlui-même.
En effet, la plupart des couleurs à l’iiuile exigent,pour sécher, que la substance oléagineuse ait été pré-parée avec un s.ccatif; le siccatif généralement em-ployé est de l’oxyde ou de l’acétate de plomb que l’ontait dissoudre à chaud dans de l’huile de lin; or, àquoi servirait d’avoir exclu le plomb des couleurs quien renferment, s’il devait y rentrer par l’addition dusiccatif? La solution ne pouvait être complète qu’au-tant que l’on aurait découvert un siccatif inaltérable etinoffensif comme les couleurs elles-mêmçs destinées àremplacer celles à base de plomb, cuivre et arsenic,bien que le blanc et les couleurs à base de zinc sèchentparfaitement par l’addition d’huile îithargirée.
Dans ces derniers temps et dans le but de supprimer :l’emploi des huiles siccatives, on a proposé comme unperfectionnement de rendre les couleurs elles-mêmes isiccatives, eu les mélangeant avant de les livrer au !commerce avec un siccatif sec , fabriqué à peu près 1comme les huiles siccatives ordinaires, avec cette dif- jt'érence qu’au lieu d’huile on se servait de térébenthino !ou de résine. Parmi ces siccatifs, les uns à base doplomb présentent l’inconvénient de rendre altérablesdes couleurs inaltérables par elles-mêmes, et autantvaudrait avoir recours à l’huile Iithargirée qui donne jabsolument les mêmes résultats et plus simplement; :les autres à base de peroxydes métalliques, comme lesperoxydes de manganèse, de fer, etc., rentrent évi-demment dans les brevets dont nous* parlerons plusloin.
Depuis Guyton de Morveau la solution des questionsimportantes que nous venons d’aborder n’avait faitaucun pas, lorsqu’après plusieurs années de laborieu-ses recherches un peintre en bâtiments, M. Leclaire,parvint à trouver une solution complète de la question :
4° Par l’invention de procédés de fabrication qui luipermirent de livrer du blanc de zinc aux mêmes prixque la céruse; !
2° Parla préparation d’une série de couleurs jaunes 1et vertes,inoffensives et inaltérables, pouvant remplaceravec avantage toutes les couleurs à base de plomb, cui-vre et arsenic;
3° Par la découverte d’un siccatif dans lequel il n’en-tre pas de plomb.
Ces diverse» découvertes garanties par des brevetssont actuellement exploitées par une société. j
En ayant suivi le développement depuis leur originejusqu’au moment de la formation de la société, je croisdevoir préveuir que les nombreux brevets pris depuislors sur le même objet rentrent tous dans les brevetsprimitifs et sont susceptibles d’être poursuivis en con-trefaçon. Une seule série de procédés de fabrication setrouvait en dehors de ces brevets. Après avoir hésitélongtemps, je me suis décidé à m'en assurer la pro-priété par un brevet. J’indiquerai en quelques mots,dans le courant de cet article, les principes de ces pro-cédés qui me paraissent destinés à compléter la révo-
lution commencée par M. Leclaire, eu réduisant nota-blement, comme inc l’ont démontré des essais faitssur une grande échelle, les frais de la fabricationmontée par ce dernier et actuellement entre les mainsde la Société anonyme du Blanc de Zinc .
J)e la fabrication et de l'emploi du blanc de zinc. Jus-qu’ici le blanc de zinc ne se prépare guère qu’avec lemétal. Les appareils de fabrication employés par M. Le-claire sont analogues soit aux fours servant à la fabri-cation du zinc métallique (voir zinc), soit aux foursmontés pour la fabrication du gaz d’éclairage (voirkclàihagk). Lorsque les moufles ou cornues placéesdans ces fours sont arrivées à une température trèsélevée, on y charge une certaine quantité de zinc enlingots; le.métal fond rapidement, distille, et les va-peurs métalliques qui se dégagent par l’orifice des cor-nues y sont brûlées par le moyen d’un courant d’air,déterminé par l’appel d’une cheminée ou d’un ventila-teur placé à l’extrémité des appareils de récolte.
En général, on adopte une disposition spéciale quipermet d’isoler à volonté les cornues les unes des au-tres, afin que le service de chacune d’elles soit complè-tement indépendant, et qu’on puisse charger le métal,enlever les résidus et crasses, et même remplacer lescornues cassées, sans arrêter le travail dans les autrescornues. A cet effet on place devant l’orifice de chaquecornue ou de chaque groupe de cornues une guéritedont le croquis ci-joint (fig. 4) fera comprendre la dis-
position la plus usitée : a, four analogue au four silé-sien (voyez zinc); a’, l’une des embrasures de cor-nues; d, cheminée de cette embrasure; — lorsqu’ils’échappe des fumées blanches et épaisses par cettecheminée, ou est averti que la cornue ou l'une des cor-nues placées dans cette embrasure vient de se casseret qu’il faut immédiatement la remplacer; èc, cornuedans laquelle on charge le métal; g , guérite placée de-vant l’orifice c de la cornue : cette guérite est ferméeantérieurement par une porte l et son fond est forméégalement par un tablier h' f que l’on peut relever dansla position h f, au moyen de la chaînette mm’, sansouvrir la porte 11. Lorsque l’on veut charger la cornue,en enlever le résidq ou la remplacer, on ferme le tablier,en l’amenant dans la position h ' f, puis on ouvre laporte II et on peut entrer dans la guérite, si scs di-mensions le permettent, ou au moins pénétrer jusqu’àla cornue; l’opération terminée on forme la porte 11 eton relève le tablier dans la position hf.
Les vapeurs métalliques sont brûlées à leur arrivéedans la guérite par de l’air qui y est amené par l’appeldes chambres de récolte.