BLANC DK ZINC.
BLANCHIMENT.
clics, est portée jusqu’à la moitié du mélange, n’estplus admise que pour un quart dans les dernières, saufdans les peintures sur bois où elle va au contraireen augmentant jusqu’à en former à la fin les deuxtiers.
La proportion de siccatif à employer est toujoursplus forte pour les premières couches, moindre en étéqu’en hiver, plus faible avec les huiles anciennes qu’a-vec celles nouvellement fabriquées et dépasse rarement5 à 6 p. 100 du poids de l'huile employée.
En général le blanc de zinc se délaye très facilementdans le mélange d’huile et d’essence; cependant quel-quefois au lieu de le délayer k l’état sec, on le réduitpréalablement en pâte ferme en y incorporant 25 p. 100environ d'huile soit au rouleau, soit au moyen de ma-chines analogues à celles employées pour broyer lescouleurs (\oyez broyage).
On a prétendu et beaucoup de personnes croient en-core que le blanc de zinc couvre moins que la céruse :c’est un fait inexact; toutefois il est à remarquer quele blanc de zinc couvre d’une manière très différentesuivant la manière dont il a été préparé. Ainsi le blancde zinc floconneux dit blanc de trémie, qu'il ait ou nonété pressé a sec, se délaye facilement dans l’huile sansbroyage préalable, et en revanche couvre moins quetoutes les autres variétés de blanc de zinc. Le blanc dezinc lavé, ou le blanc obtenu en mouillant le blanc detrémie, le moulant en pains et le faisant sécher à l’é-tuve, est plus long à broyer, mais aussi couvre beau-coup mieux. En outre le mouillage fait disparaître lateinte jaunâtre ou verdâtre du blanc ordinaire, et luidonne l’aspect mat des pains de céruse. Ce mode delivraison au commerce avait donc, outre l’avantage defournir un produit couvrant mieux, celui de ne paschanger les habitudes reçues; c’était là un point capi-tal, et nous regrettons que la Société du Blanc de Zincait suivi une voie toute contraire.
Enfin, le blanc de zinc fortement calciné couvre en-core plus que le blanc lavé; mais cette calcination nepeut se faire économiquement que dans les appareilsque nous avons brevetés, où elle est facultative selonles exigences de la fabrication. Par contre, son broyageest aussi plus long.
En résumé, on peut, soit par l’action de l’eau, soitpar celle de la chaleur, condenser le blanc de zinc, demanière à augmenter très notablement la faculté qu’ila de couvrir et à obtenir par exemple à deux couches,avec le blanc ainsi préparé, les mCunes résultats quiexigent trois couches avec le blanc de trémie.
Gris de zinc. La couleur connue sous le nom de grisde zinc ne fait point l’objet d’une fabrication spéciale ;ce n’est autre chose que le zinc imparfaitement oxydéqui se dépose à l’état pulvérulent dans les allonges descornues des usines à zinc. On pourrait la fabriquer di-rectement; mais l’emploi de cette couleur est une er-reur dont on reviendra en peinture, vu que l’on peutobtenir un produit similaire couvrant beaucoup plus,bien plus économique à l’emploi, quoique paraissant unpeu plus coûteux, et de qualité bien supérieure, par desmélanges de blanc de zinc et de noir de fumée ou d’au-tres couleurs. Tout au plus convient-il de l’employercomme peinture galvanique pour préserver le fer et lafonte de la rouille, et encore cette supériorité ne nousparaît pas démontrée.
Jaunes de zinc. En prenant une solution de bi-chro-mate de potasse et la faisant bouillir avec 50 p. 100environ de son poids d’oxyde de zinc, le sel acide sedécompose; on obtient un précipité d’un chroinate dezinc d’une couleur bouton d’or et il reste dans la dis-solution du chromatc de potasse., lequel, à son tour,mélangé, après décantation, avec du sulfate de zinc,donne en précipité un nouveau chromate de zinc, nuancecitron.
Avec les jaunes ci-dessus, le blanc de zinc et le sulfure rouge-orangé d’antimoine préparé par voie hu-mide, on prépare par des mélanges convenables toutesles nuances désirables de jaune.
Verts de zinc. Les verts de zinc sont de deux es-pèces : les uns s’obtiennent par un mélange mécaniquedes jaunes à base de zinc précités et de bleu de Prusse ;les autres sont obtenus par la combinaison par voiesèche des oxydes de zinc et de cobalt. La teinte variesuivant la proportion de l’oxyde de cobalt. Pour que lateinte du composé soit bien uniforme, il faut que lemélange préalable à la calcination soit bien complet,et à cet effet que l’un au moins des deux oxydes mé-talliques soit à 1 état de sel soluble. Ordinairement onle fait en délayant l’oxyde de zinc dans une solutionde sulfate de cobalt.
Siccatif non plombeux. Le siccatif se prépare en fai-sant cuire pendant quatre à huit heures ensemble del’huile de lin, déjà épurée et cuite, avec 5 p. 100 deson poids de peroxyde de manganèse du commerce con-cassé, en ayant soin d’agiter le mélange ; on suspendensuite le feu, on laisse refroidir et on tire au clair. Cettehuile, mêlée dans la proportion de 3 à 5 p. 100 dansles couleurs à base de zinc ou autres non siccativespar elles-mêmes, les fait parfaitement sécher. Il est àremarquer que le manganèse, qui est resté à l’air aprèsavoir servi, a une propriété siccative beaucoup plusprononcée que le manganèse neuf, de sorte que la con-sommation en est très peu considérable.
On peut solidifier ce siccatif manganèse en le sapo-nifiant incomplètement avec de la chaux, procédé dureste également breveté par M. Leclairc.
1*. DEBETTE.
BLANCHIMENT ( angl . blcaching, ail. bleichcn).Le blanchiment consiste à enlever aux diverses matièrestextiles, telles que le coton, le chanvre, le lin, lalaine et la soie, brutes ou tissées, les substancesétrangères qui les colorent ou qui pourraient avoir unoinfluence préjudiciable dans les opérations ultérieuresqu’on leur fait subir. Les substances textiles sont d’ori-gine végétale ou d’origine animale; ces dernières ontbeaucoup plus d’affinité que les premières pour les ma-tières colorantes, aussi leur blanchiment offre-t-il beau-coup plus de difficultés ; en outre, quelle que soit la ma-tière à blanchir, la série des manipulations qu’on luifait subir, varie avec sa destination ultérieure toutcomme avec sa nature; aussi diviserons-nous cet articleen autant de paragraphes qu’il y a de matières textilesdifférentes, et dans chacun de ces paragraphes nous lesconsidérerons successivement eu égard à leur élabora-tion ultérieure. Avant d’entrer dans ces détails il estconvenable de dire quelques mots sur le blanchiment engénéral. Parlons d’abord des tissus d’origine végétale.Le procédé de blanchiment le plus ancien consiste àétendre les tissus sur un pré, exposé au soleil, et dontl’herbe soit assez longue pour que l’air puisse circulerlibrement sur les deux faces des tissus que l’on a soin«l’arroser de temps en temps de manière à les tenir con-stamment humides. Sous l’action simultanée de l’airhumide et des rayons solaires, la matière colorante quiimprégnait le tissu absorbe une partie de l’oxvgène del’air, et se change en une résine que l’on dissout en fai-sant digérer le tissu dans une dissolution alcaline bouil-lante et très étendue. On parvient ainsi par plusieursexpositions sur le pré, alternant avec autant de lessivesalcalines à blanchir suffisamment le tissu. On peut rem-placer avec avantage, sous le rapport de la durée de l’o-pération, l’exposition sur le pré par l’action du chloreen dissolution très étendue, soit à l’état libre soit àl’état de chlorure de chaux. Le chlore agit commeun oxydant très énergique, et on doit l’employer avecbeaucoup de précaution, car en excès ou trop concentré,il finirait par attaquer le tissu lui-même. Le- tissus d’o-