BOIS.
BOIS.
ieur densité est très variable, selon leur essence et selonleur état de dessiccation. Cependant la matière li-gneuse elle-même, indépendamment des cavités dont*dle est criblée, c.-t plus pesante que l’eau, et a unedensité à peu près constante, quelle que soit la naturedu bois, qui varie de 1,46 à 1,53, d’après Kuinfort.
Pour trouver la pesanteur spécilique d’un bois, onen pèse un morceau sec, on le plonge ensuite dansPeau, et lorsqu’il en est entièrement saturé, on le pèsede nouveau à l’air; enfin on le pèse plongé sous l’eau;la diflercnce entre la deuxième et la troisième pesée estle poids de l’eau déplacée, et en divisant le résultat dela première pesée par cette difTércncc, on aura la pesan-teur spécifique cherchée. M. Marcus Bull a remarquéque ce procédé est inexact, parce que le bois se gonllepromptement dans l’eau; il préfère empêcher l’eau dele pénétrer, en enduisant les morceaux, après les avoirpesés à l’air, d’un vernis qui a exactement la mêmedensité que l’eau, et qu’il obtient en mélangeant de larésine dont la densité est 1,071) et de la cire dont ladensité est de 0,967. M Le Play a imaginé de fairetailler les échantillons de bois, dont il voulait trouverles poids spécifiques à divers états de dessiccation, sousla forme de cylindres pesant environ I kilogr., qu’ildesséchait très graduellement à l’étuve, en les pesantde temps en temps, et notant à chaque fois leurs di-mensions, ce qui lui permettait d’en déterminer trèsapproximativement le volume et, par suite, la densité.
U Annuaire du bureau des longitudes adopte, pour pe-santeur spécifique, du :
Chêne. . . .
. . . 885
Tilleul.
604
Hêtre. . . .
Cyprès.
. 598
Frêne.
. . . 845
Cèdre.
. 561
ic.
... 807
Peuplier blanc.. .
520
Orme. . . .
. . . 800
Sassafras.
482
Pommier. . .
. . . 7.'i;i
Peuplier ordinaire.
383
Sapin jaune. .
. . . 657
Li «ge.
240
Celle de l’eau
étant 1.000.
Le poids du bois cordé dépend de la pesanteur spéci-fique, de la grosseur des morceaux, de leur forme, etsurtout du soin plus ou moins grand avec lequel ilssont rangés ; toutes choses égales d’ailleurs, plus lesmorceaux sont gros et plus le poids de la mesure estconsidérable. M. Marcus Bull u reconnu, par un grandnombre d’expériences, que le. plus ordinairement il y a0.56 de plein et 0,44 de vide dans le bois cordé, cequi, à l'aide du tableau ci-dessus des pesanteurs spéci-fiques, permet de calculer le poids du stère des diffé-rentes essences de bois séchés à fuir. Comme le boisd’un an de coupe retient encore environ 25 p. J 00d’eau, il faudrait prendre les trois quarts des nombresobtenus pour avoir le poids du bois parfaitement sec.
Sous le rapport de leur emploi, nous distingueronsles bois en :
BOIS DK F K U Oll PE CHAUFFAGE. Voyez CARBONI-SATION et CHAUFFAGE.
dois d’œuvri;, qui se subdivise suivant les diffé-rents arts où on l’emploie et au nom desquels nousrenverrons, pour ce qui regarde les divers bois de con-struction et leur mise en oeuvre.
liais d’éclitses pour tamis, seau. r, cribles, etc. Ce sontdes bois de chêne, de frêne ou de hêtre, qu’on débite dansles forêts en petites planches pour faire des seaux, ouqu’on plie en cercles pour faire des tamis, des tam-bours, des jouets d’enfants, et autres ouvrages de bois-sellerie.
Jiois odorants. Cette variété comprend le bois d’aloes,de cail-ccdrat, de citronnier, de cèdre, de girofle, decannelle-giroflée, de gayac, de rose, de sassafras, desautul-citrin, etc.
Les ébénistes, les tourneurs et les tabletîers emploientplusieurs de ces bois pour faire des meubles en nsar
queterie, des étuis, des boites à compartiments et au-tres ouvrages semblables. Voyez ébénisterie, ta-BLETEIUK.
Le cèdre est employé généralement dans la fabrica-tion des crayons de mine de plomb.
Jiois merrain. Petites planches de cliêne minces, pluslongues que larges. 11 y en a de deux sortes : le merrainà panneaux i qui sert à la menuiserie. , et le merrain ddouves , dont on fait des barrigucs et tonneaux.
Jiois de travail ou d'ébénisterie, qui comprend : lesbois indigènes les plus employés, tels que le bois dechêne, le noyer, le frêne, le hêtre, le merisier, forme,le châtaignier, le sapin, etc.; 2” les huis exotiques,comme l’acajou, l'ébene, lç citronnier, le palissandre,le gayac, le bois de Férole ou de Féroé, de Cayenne , etc.Voyez kuenistekie.
dois de tan. Voyez tannage.
nots de teinture. Uésineux ou uou résineux, enbûches ou en éclisses. On ne considère comme bois deteinture que ceux dont l’infusion, riche en couleur, co-lore suflisannnent les étoffes et d’autres substances. Lesécorces et racines de certains arbres, les feuilles, bran-ches et tiges de plantes ou d'arbrisseaux colorants,séchées et pulvérisées sont connues sous la dénomina-tion de teintures. Voyez extraits, teintures.
On appelle 6o/s en éclisses les bûches ou madriers dé-bités en minces copeaux pour en extraire plus parfai-tement et plus économiquement la matière colorante.Voyez extraits. On donne aussi, dans le commercede droguerie, le nom de bois de teinture moulus auxminces copeaux qui tombent en poussière par le moin-dre effort, ainsi qu’à ceux qui son; réduits en poudrepar la division mécanique. Voyez broyage.
Les bois de teinture les plus connus sont ceux duBrésil , de campcclie, le santal, qui sont employés pourla teinture en rouge, et le bois jaune. Les plus estimésproviennent des possessions étrangères du Brésil , desIndes orientales, de la Jamaïque, de la Chine , de Sium,de Manille et des autres Philippines, de Caban, d’Afri-que , etc.; aussi les désigne-t-on généralement dansle commerce sous le nom des pays d'où on les tire :
Bois de Feniambouc ou de Brésil , des Indes on deSapan, de Bahama, de Nicaragua ou Sainte-Marthe,de Campêehe, etc.
Celui de Fernambouc (Amérique ), provenant d:lieux secs et rocailleux, renferme la plus belle et laplus grande quantité de matière colorante : l'exté-rieur du tronc est gris ou blanchâtre, l'intérieur euest rouge ou jaune ; le premier est ordinairement en-levé, et le second est connu dans le commerce sous lenom de bois de Brésil ; le meilleur vient du gouver-nement do Paraïbo. *
Celui du Jirésil, pour la qualité de la matière colo-rante, est presque égal à celui de Fernambouc ; mais,d’après Baneroff, il ne contient que la moitié de laquantité do la matière colorante du bois de Fernain-boue ; il est d’une couleur rouge foncé, avec des veinesjaunâtres très espacées. Plus il est vieux, plus il ren-ferme de matière colorante; on estime alors principa-lement celui qui est en gros morceaux. La matièrecolorante propre à la teinture étant déposée par la vé-gétation et ne se développant qu’avec le temps, la teintedes jeunes troncs est tout à fait blanche: plus tard, ilspassent successivement au rouge et au rouge brun.
Le bois de Sapan a été employé dans l’Inde orien-tale pour teindre en rouge dès les temps les plus re-culés ; il venait en Europe quelque temps avant ladécouverte de l’Amérique . Le meilleur est le Sapan duSiam ; après lui viennent ceux de Lima , de Java, 1 kbois de Sapan de Chine, l’un et P autre de qualitémoyenne; ceux de Manille et des autres Philippines ,le bois de Saint-Martin et celui de Padang3 sont lesplus mauvais.