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BONNETERIE.

BONNE TEKin.

Le bois du hrasiliensis cœsalpini porte ic nom debois rouge de la Jamaïque , de Brasillet ou Bresillet-de la Jamaïque , niais il est moins estimé que le bois deBrésil proprement dit. Ce bois vient principalement desîles de lia huma ; il est pour cela souvent nommé d’aprèscette origine. Il nous arrive en bâtons, dépouillés d’é-corce; son aubier est blanchâtre, l’intérieur d’un rougebrun parsemé de veines transversales plus foncées.

Le Xicaragua ou Sainte-Marthe est presque aussilourd que le Fernambouc, mais il ne renferme ordinai-rement que 1/3 autant d’une matière colorante qui n’estni si belle ni si durable. Cependant sa qualité est trèsvariable ; certaines variétés ne renfermant que 1 /G de laquantité de matière colorante du Fernambouc, tandisque d'autres en renferment jusqu’à 1 [i. Ce bois se venddans le commerce en bâtons foncés, gros comme le bras,très tortueux, et rempli de trous d’un rouge pâle beau-coup plus foncé au centre qu’à la surface.

Le Campéche arrive en bûches, il est d’un rougefoncé qui devient noir quand on 1e coupe ; on en faitusage pour teindre en rouge, en violet, en noir. Cebois trempé dans l’eau donne une teinture si foncéequ’on peut s’en servir pour écrire. Voyez encre.

Le bois de Santal est d’un beau rouge, moins foncéque le Fernambouc ; il est dur et sec, mais s’éclatantfacilement.

BOLAIRE (terre). Nom donné à des argiles coloréespar de l’oxyde de fer. Voyez argile.

BOMBES. Voyez projectiles.

BONNETERIE (angl. hosiery, ail. strumpfweberci).La bonneterie, considérée sous son point de vue spécial,comprend tous les tissus dits tricots . tels que bas, bon-nets de coton, maillots, caleçons, gilets de laine, jupons,mitaines et gants tricotés, etc. Tous ces tissus sont fa-briqués au moyen d’un seul et même métier, dit méfierà tricoter, dont la figure 250 représente une vue en per-spective.

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seul coup qu’il y en a de réparties sur une meme lignedroite ; le seul inconvénient que présente ce genre detravail, par rapport au premier, c’est qu’il ne peut don-ner que des surfaces planes, qu’on est ensuite obligé derelier par des coutures plus ou moins solides pour ob-tenir des vêtements fermés, tandis que le tricot à lamain permet d’obtenir immédiatement toute espèce deforme.

Mais cet inconvénient est largement compensé par lapromptitude d’exécution du métier qui, s’il ne donne pasdes produits aussi estimés, quant à la qualité, eu donned’incomparablement moins coûteux par suite du basprix de la main-d’œuvre.

On est arrivé sous ce rapport à des résultats telle-ment remarquables, qu’il est des localités, en Angle-terre, où il est presque aussi économique d’acheter unepaire de chaussettes neuves que de faire blanchir cellequi est sale.

Le métier à bas ordinaire consiste en une série d’ai-guilles (fig. 251) placées parallèlement les unes aux« autres, dans un

X [ '■ même plan hori-

- .. - j n zontal, et suffisam-ment distancées,selon la finesse et leserre du tricot quel’on veut obtenir.Ces aiguilles sontmaintenues danscette position parune de leurs extré-mités , qui est no-yée dans un bâticomposé d’une sé-rie de petites pla-ques en étain conte-nant chacune deuxaiguilles. L’assem-blage des aiguillesavec ces plaques,appelées plombs ,s’effectue de la ma-nière suivante :

On a un moule enfer dans lequel sontménagées bien exactement les places des deux aiguilles :quand ces dernières sont en place dans le moule, on coulel’étain fondu et on laisse refroidir avant de retirer. Parce moyen on obtient une distance constante entre lesaiguilles accouplées, et si, par suite de la juxta-positiondes plaques, on n’obtient pas la même distance entredeux aiguilles consécutives appartenant à deux plaquescontiguës, rien n’est plus simple que de rogner dansl’étain, ou d’ajouter un petit morceau de carton ou tôleintermédiaire. L’autre extrémité des aiguilles, celle quifait le travail du métier, est recourbée comme le repré-sente la fin-. 252 ci-contre. La partie recourbée est as-

250.

Autrefois, et cela est encore assez commun aujour-d'hui, les tricots se faisaient à la main au moyen dedeux aiguilles; chaque mouvement faisait une maille."Dans le métier à tricoter, on fait autant de mailles d’un

sez élastique pour que son extrémité vienne s’appliqiu rsur le corps de l’aiguille, à l’aide d’une faible pression ;e n ce point où le contact a lieu dans ce cas, se trouveune rainure capable de loger cette pointe, et la mettreainsi dans l’impossibilité de retenir les fils sortants,

comme nous verrons plus loin. ^ .

Entré les aiguilles sont intercalées des pièces de bois