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A-F.
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BONNETERIE.

BONNETERIE.

verticales (fig. 253) appelées platines. Ces pièces, quisont destinées à abaisser le fil entre les aiguilles pourl’opération du métier, portent chacune, à cet effet, un

253.

crochet agissant de haut en bas. Sans connaître la théo-îic de 1 opération, on comprend immédiatement que sion abat suffisamment la série des platines sur un filplacé droit au dessous des crochets r, on imprime à cefil la forme on-dulée S S, repré-sentée dans laligure 254. Ondistingue deuxespèces de pla-tines :

Les platinesfixes.

Les platinesabaisseuses.

Ces deux es-pèces de plati-nes ont exactementla même forme, quant à la partie quitravaille ; elles ne diffèrent entre elles que par la manièredont elles sont mises en mouvement.

Les platines abaisseuses L’ (fig. 255) reçoivent leurmouvement des pièces horizontales M. appelées ondes,avec lesquelles elles sont assemblées à charnière.

Les plati-nes fixes L re-çoivent leurmouvementd’un bâti P,avec lequel el-les sont aussiassemblées àcharnière.

Les plati-nes abaisseu-ses sont inter-calées entreles platinesfixes, de ma-nière à pré-senter suc- 2 oü.

cessivemcnt une platine fixe et une platine abaisseuse.

Le but des deux systèmes de platines est le suivant :

Si on abattait sur le fil tendu toutes les platines à lafois, il en résulterait pour le fil une traction et un frot-tement sur les aiguilles et sous les crochets des platines,qui ne manqueraient pas de le faire rompre ou alongerau détriment de sa ténacité. Si au contraire on abatsuccessivement les deux espèces de platines, les pre-mières descendant d’une quantité double, afin* que les |

autres puissent prendre chacune à leur voisine la lon-gueur de fil qu’il leur faut pour produire l’ondulationnécessaire, le fil ne subit qu’une traction moitié de celledéfinie plus haut, et est moins exposé à s’allonger.Néanmoins cette méthode n’a pas paru encore suffisam-ment sûre, car les platines abaisseuses sont abattues,non pas simultanément, mais successivement. Un peutdemander alors pourquoi les platines sont divisées endeux groupes, du moment où les abaisseuses sontabattues successivement, car il devient par là aussi fa-cile d’opérer sans rompre le fil, en les abattant toutesles unes après les autres qu’en les abattant en deuxfois, dont l’une successivement. Pour expliquer cetteanomalie apparente, il suffît de remarquer que l'abat-abaisseuses est plus long que‘nés fixes; de plus, le filpar des platines espacéesque par des platines rapprochées.

L’abattage des platines abaisseuses s’effectue de lamanière suivante :

En Y (fig. 255) est un curseur métallique mis enmouvement par la corde j/e, représentée en g, f , e, g, dansla fig. 250. Cette corde fait un tour complet sur la gorgede la poulie U, qui met en mouvement les pédales Y et Z.n, 7i, sont des pièces faisant ressort sur les extrémités,de manière à les maintenir en place quand les platinesabaisseuses sont levées. Comme l’indique facilement lafigure, quand le curseur V avance, soit de droite à gau-che , soit de gauche à droite de P ouvrier, il soulèvesuccessivement les extrémités des ondes et abat les pla-tines abaisseuses, qui restent dans cet état jusqu’aumoment où un taquet, venant frapper sur l'extrémité gdu ievier N, fait baisser la barre p p , et avec elle lesondes M qui soulèvent les platines abaisseuses.

Cet exposé bien compris, nous allons donner la théo-rie de l’opération.

Théorie du métier à tricoter. Supposons un tricotcommencé, et suspendu par conséquent aux aiguil-les par une série de mailles. Soit ce tricot appliquétangcntiellement à la surface, formée par la série desparties rentrantes des platines ; soit S S, un fil droitqu’abaissent successivement les platines abaisscuses etfixes , de la manière que nous avons décrite plushaut. Faisant avancer les aiguilles en arrière jusqu’àtant que ce fil ondulé se trouve dans les crochets(voyez fig. 254, dans laquelle nous supposons une dispo-sition inverse du tricot RR et du fil SS). A ce momentopérons une pression sur la totalité des crochets aumoyen de la presse F (fig. 252), puis continuons àfaire avancer en arrière les aiguilles, ainsi fermées,jusqu’à tant que les crochets se trouvent passésdans les mailles du tricot déjà fait. Tirons cc tricothors des aiguilles et nous aurons une nouvelle série demailles. En effet, lorsque nous faisons passer les cro-chets des aiguilles dans les mailles du tricot, il y a àl’extrémité de ces crochets un fil ondulé qui, s’il étaitdroit, empêcherait les mailles de sortir de ces aiguilles,mais qui ondulé pénètre dans ces mailles, qu’il laissecouler et retient près des crochets par de nouvellesmailles qu’il vient lui-même apporter.

La presse F (fig. 250) est abattue au moyen de la pé-dale I, placée entre les deux pédales Y et Z ; la corde aattachée à cette pédale corrrespond à la barre G, qui parl’intermédiaire des leviers à charnière E, E, dits cagesen fer , communique le mouvement à la presse F. Le res-sort II, communiquant par une corde àux deux pièces Pet G, a pour but de les maintenir alternativement levées;c’est-à-dire que quand la pédale I est baissée, la pièce Gest baissée et le bâti P des platines fixes est levé; tan-dis que, quand la pédale I est levée, la pièce G est levéeet le bâti des platines fixes est baissé.

Ainsi quand les platines fixes sont abattues, les cro-chets sont ouverts, et quand les platines fixes sont la-