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A-F.
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BONNETERIE.

vétfs, les crochets sont fermés; ce sont deux opérationsdistinctes que l'on est parvenu à faire avec une seulepédale.

L’avancement et le reculcment des aiguilles se fait àla main au moyen des deux battants 11, R.

La fig. 25(3 représente une vue de côté dans un

métier de ce genre. Le bâti se compose de quatreforts montants en bois de chC»nc ou de frêne, reliésentre eux par des traverses S, S. En B est le siègede l’ouvrier bonnetier; F, représente lecharriot des ai-guilles mobiles sur un petit chemin de fer D ; E, C, estla cage en fer et la presse.

Le métier à bas ordinaire que nous venons de décrireest considéré en Angleterre comme ayant été inventépar William Lee ; qui, le premier, établit une manufac-ture de bas mécanique à Calvcrlon près Nottmgham ;mais il en est de cette prétention comme de beaucoupde ce pays pour les inventions françaises. Le métierà bas fut inventé sous Louis XIV par un serrurierbas - normand, qui, le premier , offrit au roi unepaire de bas fabriquée à la mécanique; malheureuse-ment, à cette époque, les inventeurs n’avaient pas lesmoyens de se produire qu’ils ont aujourd'hui, et lemalheureux serrurier fut repoussé avec dédain par lecorps des bonnetiers qui, à cette époque si féconde engrands génies, était très puissant.

Le métier à bas diffère des autros métiers en ce qu’ildonne toujourslamême grosseur, et le meme nombre demailles ; il n’y a de variation possible que par le chan-gement d’épaisseur du fil, qui fait le tissu plus serré ouplus clair. Il résulte de là que chaque métier a sa spé-cialité, et peut manquer comme regorger d’ouvragesuivant la mode des bonneteries du moment, ou suivantles commandes qu’on peut lui faire.

Le nombre des mailles d’un tricot, contenues dansune largeur donnée, varie beaucoup. Les tricots gros-siers contiennent deux mailles par centimètre de large;les tricots fins, les plus en usage, en contiennent de-puis six jusqu’à dix.

Les aiguilles sont on fer et très faciles à fabriquer ;néanmoins il faut encore bien connaître cette partiepour acquérir toute l’habileté nécessaire à leur confec-tion, si on veut lesobtenir bonnes et les vendre à bénéfice.

Pour faire les aiguilles on s’y prend de la mauièresuivante :

On a du fil de fer fort, fin et de qualité supérieure,

BONNETERIE.

i incapable de fendre ou de s’écailler par la torsion; on lei coupe en parties d’égales longueurs et en nombre sufi lisant, les longueurs et la finesse des aiguilles dépendant! complètement de la finesse du tricot qu’elles sont desti-| nées à faire.

1 On place les aiguilles ainsi préparées dans une boltoen fer-blanc, puis on remplit les interstices avec ducharbon de bois; on donne une chaude qui trempe lé-gèrement la surface et rend le fer plus élastique. Pourvendre la trempe encore plus douce, on a soin de fairerefroidir la boîte dans un bain de cendres. Cela fait, or.pratique une rainure sur une partie de la longueur dechaque aiguille pour recevoir la pointe pendant l’a-battage; cette rainure se fait au moyen d’une machine

représentée dansla fig. 257. Cettemachine consisteen deux pièces defer, Aet C, assem-blées à charnièreau pointB ; la par-tie inférieure C estfixée à une table,et la partie supé-rieure A est mo-bile au moyen du-5/. ressort G et de la

vis E,»misc en mouvement par le levier D. En F est leciseau destiné à faire la rainure dans l’aiguille placéedans un coussinet en acier trempé H. On obtient ainsisur l’aiguille la rainure représentée dans la fig. 250.

On lime ensuite l’extrémité des aiguilles, qui doitêtre recourbée, jusqu’à ce qu’elle offre une pointe trèsaigue et très saine; ensuite on les courbe et leur donnela forme représentée dans la fig. 252. Enfin, pour ter-miner, on aplatit au marteau l’autre extrémité dos ai-guilles, afin qu’elles ne tournent pas dans leurs plombs.

Métier pour bas à côtes. Les tricots à côtes sont pres-

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que aussi employés que les tricots ordinaires, sinonpour la totalité des tissus, du moins pour une parue,

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