Band 
A-F.
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BONNETERIE.

BORAX.

ainsi le haut des bas, le bas des caleçons, etc., sont àcotes, parce que ce genre de tricot a l’avantage de seresserrer beaucoup et d’être élastique.

En principe, le tricot à côtes ne diffère du tricot ordi-naire que par la disposition des mailles, dont les unesprésentent la tête en dehors et les autres en dedans. Lemetier à tricots à côtes ne diffère pas beaucoup, parcette raison, du métier ordinaire, comme nous allons levoir.

Il se compose d’un métier ordinaire auquel est ajou-tée une machine particulière que nous allons expli-quer :

Soit (fig. "258) un métier à tricoter vu de face. Aétant le bâti qui supporte les platines fixes, B celuides platines abaisscuscs, et C celui des cages en fer. Onajoute sur le devant le cadre a a, repré-senté par a d dans la fig. 260. La par-tie supérieure du cadre a est munied’aiguilles à tricots , en tout semblablesà celles du métier ordinaire ; ces aiguil-les occupent les positions relatives in-diquées dans la figure 261. En g est unepetite presse destinéç à opérer l’abat-tage des aiguilles du cadre a. Ces ai-guilles sont réparties par groupes de 1,

2, 3, 4,etc., suivant l’épaisseur que l'onveut donner aux côtes et la distance quel’on veut ménager entre elles. Si, parexemple, le côtclage est régulier etcomposé de quatre mailles d’un côté etquatre mailles de l’autre, il y a quatreaiguilles additionnelles telles que f de-vant quatre aiguilles de tricot /i, puisun vide de quatre aiguilles f devant qua-tre autres aiguilles h, puis quatre ai-guilles f, et ainsi de suite ; dans ce casle nombre des aiguilles f est moitié de celui des aiguil-les du tricot.

La manœuvre des aiguilles additionnelles s’effectuede la manière suivante :

Il faut retourner le sens d’un certain nombre demailles, c’est-à-dire présenter le dos de la maille ducôté opposé à celui que lui donne, la machine ; pourcela, il suffit de changer la position du plan des par-ties ondulées du fil correspondant aux côtes. A cet effet,les mailles ordinaires et les côtes se font alternative-ment. Quand les premières sont faites, les aiguilles àfaire la côte sont soulevées entre les aiguilles à maillesordinaires, sans qu’il soit ajouté de nouveau fil ; on leurtait prendre ainsi le dernier fil des aiguilles à maillescorrespondantes, puis on le fait repasser par la mailleinférieure, d’où il sort pour se reporter sur l’aiguilled’où il a été enlevé. Far ce moyen on a simplementchangé le sens de l’entrée de la nouvelle maille dans lamaille inférieure, et par conséquent présenté le dos dela maille là où le tissu ordinaire présente l’ouverture.

méti er circulaire a m ailles. L’invention de ce mé-tier, bien qu’assez récente, se trouve cependant déjà uti-lisée pour une importante fabrication; on le comprendrafacileraentquandnousdirons, qu’en partieaumoins, l’in-vention du métier circulaire à mailles , appelle quelquefoistricoteur continu, a réalisé pour le métier à bas la trans-formation à chercher pour toute machine agissant paralternative, et l’a rendu continu. Qu’on se représente

une circonférence de 0 m ,70 de diamètre environ, ouaboutissent les platines d’un métier à bas, et autour nelaquelle tourne une bobine portant un fil qui se déroulepar le mou\cment d’un axe qui porte plusieurs rouessuccessives servant à déterminer des mouvements ana-logues à celui des platines abaisseuses du métier à bas,et à produire des mailles, on aura une idée grossièredu tricoteur lontinu. On concevra que cette machinefournit un cylindre continu de tricot qui peut rem-placer, après le foulage, le drap et surtout la flanelle,en évitant toutes les façons du métier à tisser. Il estpourtant juste d'observer que le tricot ne peut avoir,dans le sens transversal surtout, la résistance de tissusobtenus avec des fils croisés. Aussi cet ingénieux métiern’a-t-il pas fait de révolution dans l’industrie de la dra-perie, malgré ce qui avait été annoncé lors de l’inventiondu métier circulaire. Il est au contraire employé avecsuccès par la bonneterie pour la production de juponssans couture, d’étoffes souples pour la ganterie, etcBORAX . Le borax, ou borate de soude anhydre, estun composé d’acide borique et d’oxyde de sodium ; lors-qu'il est cristallisé il contient en outre 5 ou 10 équiva-lents d’eau par équivalent de sel, suivant qu’il aétéobtenuà l’état de cristaux octaédriques ou de cristaux prisma-tiques. Voici an reste la composition du sel dans les troisétats ci-dessous indiqués :

Borax anhydre.

\ équivalent d’acide borique. . 872 ou 69

1 équivalent de soude. . . . 390 — 31

Borax anhydre ... 1262 pour 100

Borax octaédrique.

1 équivalent d’acide borique. 872 ou 47,71 équivalent de soude. . . 390 — 21,3

o équivalents d’eau. . . . 562,5 — 31,0

Borax octaédrique. . 1824,5 pour 100,0Borax prismatique.

1 équivalent d’acide borique. 872 ou 36,55

1 équivalent de soude. . . 390 — 16,35

10 équivalents d’eau. . . 1125 ou 47,1

Borax prismatique. . 2387 pour 100,00Le borax prismatique est un sel natif que l’on trouveabondamment dans l’Inde, en Chine , dans la Perse,dans l’île de Ceylan et dans l’Amérique du Sud ; on ena même rencontré en Europe , dans le royaume de Saxe.Recueilli sur les bords de petits lacs qui le tiennent endissolution, il était autrefois importé en grande quan-tité en Europe , où il était connu sous le nom de tinkal ;reçu en petits cristaux, et contenant une certaine pro-portion de matières étrangères, on le raffinait avant dele livrer au commerce. L’industrie du raffinage, long-temps tenue secrète à Venise , puis concentrée en Hol-lande, fut enfin importée en France parles frères Lé-cuver. Tant que le borax fut obtenu exclusivement avecle tinkal, son prix resta très élevé, il valait encore de 7à 8 -francs le kilogr. en 1815 ; vers cette époque com-mença en France la fabrication de ce sel au moyen del’acide borique de Toscane et du carbonate de soude ; cenouveau procédé, très économique, puisque le borax sevend maintenant 2 fr. le kilogr., est aujourd’hui exclu-sivement employé en France et même en Angleterre;nous allons en donner la description. Quant à l’ancienprocédé, qui n’était qu’une simple épuration, nous lecroyons trop peu important pour l’indiquer ici. On letrouvera consigné du reste dans les anciens ouvrages detechnologie.

Le procédé français consiste, nous le répétons, à traiterl’acide borique de Toscane (voyez l’article acide bo-kique) par du carbonate de soude cristallisé, à la tem-pérature de l’ébullition ; le carbonate de soude estdécomposé, il se forme du borate de soude, il y a rléga-