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BOUGIES.
tiennent sc réunir, au moyen de fils de fer, avec descrochets semblables que porto l'armature en 1er, aumoyen de laquelle on consolide le moule du corps de lapièce; armature qui consiste dans un treillage en ban-des de 1er qui enveloppe la pièce suivant ses méridienset scs parallèles.
Le moule de la culasse étant cuit avec du charbonde bois se place dans un trou au fond de la fosse, onplace sur lui bien verticalement le moule delà pièce.
On remplit alors la fosse de terre bien damée et onprocède au coulage.
Le bronze est fondu dans des fourneaux à réverbèrecontenant des quantités suffisantes de métal. La né-cessité d’obtenir un titre voulu, et la facile oxydationde l’étain, diligent à forcer un peu les doses de ce mé-tal, et surtout à faire en sorte que la flamme qui lèchele métal soit désoxydante. Au reste, pour obtenir unalliage homogène (le défaut d'homogénéité, et par suitela formation d’alliages d'étain fusibles à la températureengendrée par l’explosion de la poudre est la grandedifficulté de cette fabrication), on a grand soin de nepas employer seulement des métaux neufs, mais pourla majeure partie des alliages déjà formés; nous avonsexposé à l’article alliage les avantages de ccftc mé-thode.
Le compte s’établit comme il suit, en tenant comptedes déchets. Pour 100 kilogr. de bouches à leu termi-nées, on emploie :
22,20 cuivre neuf.
3,30 étain neuf.
S0.40 vieilles pièces.
110,20 débris de fabrication.
222,10 bronze total mis en fonte.
Le bronze étant bien liquide, les canaux qui doiventle conduire du fourneau aux moules, ainsi que ceux-ci,étant bien séchés, on procède à la coulée du métal.Lescanons se coulent en syphon, c’est-à-dire que le canalde coulée plonge jusqu’à la partie inférieure de la pièce.Le métal en fusion arrive ainsi par ce canal dans lemoule qu'il remplit tranquillement en chassant l’air de-vant lui. Le moule fondu n’a pas seulement la longueurde la pièce, il est plus long ; d’où résulte au-dessus unemasse appelée masselotle. Son utilité n’est pas douteusedans la pratique. Elle a pour lmt, dit le savant M. Du-mas : « 1° de fournir au retrait que prend le métalfluide en sc solidifiant; 2° de remplacer le métal qu’ab-sorbent les terres et celui qui est employé à remplirl’excès de capacité produit par l’élargissement gra-duel des moules; 3 Ü de retarder le refroidissement dansla partie supérieure de la bouche à feu, ce qui rend letassement du métal plus régulier ; de recevoir lesgaz et les corps étrangers que leur légèreté spécifiqueforce à s’élever. »
Nous avons discuté, à l’article alliac.es, les causesqui rendent si difficile le moulage par fusion d’un al-liage métallique, de manière à obtenir un produit ho-mogène, un composé qui soit partout le meme. C’est àapprocher de ce résultat que tendent toutes les méthodesque nous venons d’indiquer, c’est là la difficulté réelleet encore incomplètement résolue de la fonte des bouchesà feu.
Travail mécanique des bouches à feu. Les bouches àfeu étant coulées pleines (pendant longtemps on les acoulées avec un noyau, mais on ne pouvait obtenir ain.dia perfection de calibre qui résulte d’une opération mé-canique), on les termine h l’extérieur au moyen du touret de la ciselure pour les parties qui ne peuvent êtretournées; à l’intérieur, à l’aide de machines à forer.Ces machines consistent en un foret (de diamètre infé-rieur au calibre de la pièce) qui s’enfonce dans la pieee,à laquelle on imprime un mouvement de rotation. Puisni arvi\e au calibre exact au moyen d’une série de fo-
rets, dont le dernier qui est un véritable alésoîr a exacte-ment le calibre de la pièce.
Nous n’avons pas cru nécessaire de donner de grandsdétails sur ce travail tout spécial; on trouvera aux ar-ticles pekcku, alksoik, rouit, etc., les principes quidoivent guider dans ce travail.
Disons, en terminant cet article, que l'importance deremplacer le bronze par la fonte n’a plus aujourd'huiqu’un intérêt d’économie dans la fabrication, depuisque M. Piobcrt, en allongeant la charge, a diminuéconsidérablement l’usure des bouches à l'eu en bronze.Nous analyserons les causes de ce résultat à l’articlepo u du F, a Canon, eu traitant des phénomènes d’explo-sion de la poudre. en. l.
BOUGIES, CHANDELLES (angl. candies, ait. ker-zen). On distingue les chandelles de suif faites à labaguette ou moulées, les bougies de cire, les bougiesde blanc de baleine et les bougies stéariques. Nousallons successivement passer en revue la fabrication deces divers produits.
chandelles de suif. On emploie de préférencepour la fabrication des chandelles, un mélange de graissede mouton et de graisse de bœuf; cette dernière seuleest trop molle et trop fusible, et les chandelles qu’onen préparerait couleraient trop facilement; d’un autrecoté, la graisse de mouton seule donnerait des chan-delles très fermes et de belle apparence, mais qui don-neraient moins de lumière à cause de leur faible teneuren oléine. La graisse brute, séparée autant que possibledes matières étrangères, telles que le sang, etc., estd’abord hachée menu, puis fondue. Plus la graisse quel’on emploie est fraîche, mieux cela vaut, parce queles membranes qu'elle renferme entrent très aisément,en putréfaction, et lui communiquent une odeur re-poussante que l’on ne peut enlever entièrement dans lesopérations subséquentes. La fusion s’opère, ordinaire-ment dans des chaudières en cuivre ou en fonte, chauf-fées à feu nu. II faut prendre garde d’élever trop latempérature, de peur que les tissus membraneux ou'cellulaires, restés dans la graisse, n’éprouvent un com-mencement de décomposition, et ne donnent au suifune teinte brunâtre, qui serait persistante. On obtientun suif de beaucoup plus belle apparence en fondant lagraisse au bain-marie ; il est vrai que, par ce procédé,il reste dans les résidus une quantité notable de suif quel’on ne peut en retirer par expression, mais que l’on peutsaponifier très aisément, de manière à n’c.n rien perdre,lorsque la fabrique de chandelles est liée à une fabriquede savons. Aussitôt que le suif mis dans la chaudièreest fondu, on y plonge une passoire, dans laquelle serassemble le suif purifié que l’on y puise à mesure.
On purifie souvent encore le suif ainsi obtenu en lerefondant avec de l’eau, puis y projetant quelques poi-gnées de sel marin et d’alun concassé, quelquefois aussiun peu do tartre, et séparant, à l’aide d’une écumoire,les impuretés qui viennent former une écume à la sur-face du bain. On puise ensuite le suif purifié, et on lelaisse refroidir lentement dans un panier très serré,où il s’égoutte. Avant de l’employer à la fabricationdes chandelles, on le refond à une basse températureet mieux au bain-marie, et on le maintient fondu,avant de s’en servir, jusqu’à ce que toutes les partiesaqueuses qu’il renferme encore soient entièrement vola-tilisées; sans cette précaution, on obtiendrait des chan-delles qui couleraient aisément et brûleraient on pé-tillant.
Lefèvre recommande de purifier le suif en le fondantavec de l’acide nitrique très étendu, qui dissout com-plètement les pellicules membraneuses, de sorte qu’ilne reste aucun grumeau, mais ce procédé est trop eoûteux; d’Arcct, dans le même but, prescrit l’acide sul-furique; mais lorsqu’on fond à feu nu du suif avec del’acidc sulfurique, <*n court beaucoup de risques de lui