BOUGIES.
bolg:es.
5° Moulage et cristallisation des acides gras mis enliberté;
G" Découpage des masses cristallines;
7“ Pressage à froid ;
8° Pressage à chaud ;
9° Epuration des acides solides, d’abord par de l’eauacidulée, puis par de l’eau pure;
'10” Fonte et moulage des bougies ;
'11° Blanchiment des bougies ;
12° Polissage, mise en paquets des bougies.
La saponification s’exécute dans une cuve en bois lé-gèrement conique, que l’on chauffe au moyen d’un tubeannulaire placé dans le fond de la cuve, et qui lance dela vapeur par une multitude d’orifices; un agitateur com-posé d’un axe vertical situé au milieu do la cuve et arméde bras, reçoit son mouvement d’un manège ou de toutautre moteur. La cuve est recouverte d’un couverclefermant exactement. On y introduit d’abord le suif déjàpurifié par une première fusion, puis on ajoute peu àpeu,pour 100 parties pondérables de suif fondu, un laitde chaux formé de 12 parties de chaux vive éteintedans 100 parties d’eau, en ayant soin de mettre l’agita-teur en mouvement continuel. Dans les premiers mo-ments, le suif et le lait de chaux forment ensemble unemas»e homogène et pâteuse, dans laquelle le suif existeencore en grande partie sans altération. Au bout dedeux heures, l’eau commence u se séparer du savon cal-caire, qui renferme encore une quantité fort notable dechaux libre et de suif non décomposé, et possède la con-sistance d’une pâte molle et graisseuse. On arrête alorsordinairement l’agitateur, mais on n’en continue pasmoins l’ébullition. Le savon calcaire devient de plus enplus dur, et finit par acquérir une cassure tout à faitterreuse. On arrête alors le courant de vapeur, et onlaisse reposer pendant quelques heures, la cuve étantaussi bien fermée que possible, puis on soutire le li-quide surnageant qui entraîne en dissolution la glycé-rine, et on extrait delà cuve les stéarate, margarateetoléate de chaux sous la forme de savons très durs. Ladurée totale de la saponification pour 5ÜÜ kilogr. desuif, est de six à huit heures.
La chaux nécessaire à la saponification des acidesgras contenus dans le suif, doit être aussi caustique quepossible ; elle doit s’éteindre complètement sans laisserde grumeaux. Sa qualité u beaucoup d’influence sur labeauté de l’acide stéarique que l’on obtient ; ainsi lors-qu’elle contient beaucoup d’oxyde de fer, une partie no-table de cet oxyde passe daus le savon calcaire, se com-bine avec l’acide stéarique qui le retient fortement, etlui communique une teinte jaunâtre qu’il est extrême-ment difficile de lui enlever économiquement ; aussifaut-il toujours choisir la chaux la plus blanche et laplus pure possible. Avant d’employer le lait de chaux,on le passe au travers d’un tamis métallique très fin quiretient tous les grumeaux.
On pulvérise les savons calcaires obtenus entre descylindres broyeurs, ou sous une meule verticale.
Les cuves à décomposition par l’acide sulfurique sontanalogues aux cuves de saponification, doublées enplomb, et ont les mêmes dimensions. On y agite les sa-vons pulvérisés avec de l’eau froide, de manière à enformer une bouillie claire, puis on y ajoute 25 kilogr.d’acide sulfurique étendu préalablement de 100 litresd’eau, pour le savon calcaire provenant de la saponifica-tion de 100 kilogr. de suif. On laisse ensuite reposer letout, souvent pendant plusieurs jours en l’agitant fré-quemment ; l’acide sulfurique s’empare de la chauxpour former du sulfate de chaux, et met en liberté lesacides gras. On fait ensuite arriver dans la cuve uncourant de vapeur d’eau, le sulfate de chaux se sépareet se précipite au fond, tandis que les acides gras sefondent et viennent surnager le liquide ; on les soutireau moyen d’un robinet placé au-dessus du dépôt, dans
une cuve de bois, semblable aux précédentes, chaufféeà la vapeur et doublée en plomb. Dans cette cuve, lesdernières traces de chaux sont enlevées au moyen d’unesolution très étendue d’acide sulfurique. Une secondechaudière, en tout semblable à la première, est destinéeà opérer un deuxième lavage à l’eau pure.
Au Heu de décomposer à froid le savon calcaire, onpeut effectuer cette opération à chaud, ce qui l’abrègeconsidérablement ; mais on obtient par ce procédé unproduit moins pur, parce que les parties savonneusesenglobées dans les acides gras fondus, s’attaquent moinscomplètement que lorsque toute la matière est réduiteà un état très divisé. L’oxyde de fer surtout, lorsqu’il yen a dans le savon, se sépare beaucoup mieux à froidqu’à chaud.
Les trois acides gras, privés autant que possible dechaux et d’acide sulfurique, sont enfin soutirés dans desmoules en fcrblanc, de la contenance de 30 litres à peuprès, et un peu évasés afin que le pain d’acide solidifiéen sorte plus facilement.
Ces pains, dont le poids est d’environ 25 kilogr.,présentent à l’œil une teinte jaune, quelquefois assezintense, et ont encore une apparence désagréable ; celatient à l’interposition d’acide oléique liquide entre leslames cristallines d’acides stéarique et margarique ; onle sépare par la presse hydraulique. Avant d’y sou-mettre les acides gras, on les divise en fragments pluspetits au moyen d’un couteau mécanique, ce qu’on peutd’ailleurs éviter en les moulant tout d’abord en plaquesminces.
On introduit les acides gras, en couches minces,dans des sacs en forte serge, et on les soumet à froid àl’action d’une presse hydraulique verticale. Lorsqu’on aainsi exprimé autant qu’il est possible l’acide oléique,on enlève l’acide stéarique mêlé d’acide margarique etd’un peu d’acide oléique, on les introduit dans de nou-veaux sacs et on les presse à chaud, dans une pressehydraulique ordinairement horizontalo et chauffée à lavapeur, oii on achève ainsi do séparer la presque totalitéde l’acide oléique.
La presse hydraulique employée pour exprimer àfroid l’acide oléique, est représentée en plan lig. 2G3 ;la lig. 2G4 montre sa pompe d’injection et la lig. 2b5en représente l’élévation; l’échelle est de '1/8(3°. Lesmêmes lettres se correspondent dans les trois ligures.
A, A, sont deux presses hydrauliques; B, B, leurschâssis ; C, O, les cylindres ; D, D, les pistons; E, E,les plateaux ; F, F, les récipients où se rend l’hnile ex-primée , G, G, les sacs de serge remplis de la matièreque l’on veut presser, et séparés les uns des autres pardes plaques de tôles percées de trous; IT, II, ouverturespar lesquelles on retire l’huile, I, bâche où plongentles pompes; K, châssis qui maintient les pistons despompes ; L, deux pompes, une forte et une petite, ser-vant à injecter l’eau dans les cylindres; M, châssissoutenant trois doubles branches X, garnies chacunede deux robinets, par le moyen desquels on peut arrêterou envoyer à volonté l’eau des deux pompes ou d’uneseule, vers l’une ou l’autre presse, ou vers les deux à lafois. Au commencement du travail on ne fait usage quede la plus forte pompe, et on termine avec la pe-tite ; ces branches servent à décharger les pressesquand l’opération est finie ; O, deux tuyaux allant despompes aux branches ; P, tuyau par lequel l’eau re-tourne des cylindres à la bâche I : Q, tuyaux condui-sant l’eau des pompes aux cylindres ; R, tambour detransmission du mouvement (il est conique et fixé surl’arbre principal Y) ; S est un tambour également co-nique qui met les pompes en mouvement; T, cour-roie en cuir qui communique le mouvement de R àS; V, fourchette ou guide suspendu à la tige etqui sert à mettre en mouvement la courroie T; W, W,supports du tambour S: X, poulie montée sur l’arbre du