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A-F.
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BOUGIES.

BOUGIES.

cinq pnr cinq pour en ftiirc (les paquets de 1/2 kil.qu’on livre au commerce.

Il nous reste à parler de quelques perfectionnementsqui ont été apportés dans ces derniers temps à cettebelle industrie.

Pression à chaud. Les presses hydrauliques chaufféessont nécessaires pour extraire les dernières parties del’acide oléique, qui ne s’écoule presque complètementque si la température s’élève à 150° environ.

Pour répartir la chaleur il faut employer des presseshorizontales, (pii se composent : de la bâche où la pres-sion a lieu, du piston presscur et de plaques épaissesen fonte, que l’on plonge après chaque opération dans lavapeur. Soment les parois de la bâche sont doubles, etl’on peut y introduire un jet de vapeur qui y entretientune température régulière.

Dans les presses les plus perfectionnées, les plaquesen fonte ne sont jamais retirées; elles sont creuses etreçoivent toujours de la vapeur qui y est amenée pardes conduits, des tubes articulés glissant dans une sorted’étui communiquant avec chaque plaque. On se re-présentera facilement cette disposition, en sachant quele tube (pouvant tourner à son point d’attache) partantde son réservoir de vapeur est terminé par un piston,et celui attaché à la plaqua, qui peut également prendreun mouvement de rotation, par un long tube formantcorps de pompe. Cette disposition suffit évidemmentpour permettre aux plaques de se mouvoir.

.1 foulage. Le second perfectionnement récemmenttenté consiste dans l'emploi fort heureux de moules enfer étamé. Les fig. 266 et 2G7rnontrentla disposition de

266. 267.

l’appareil entier qui sert à mouler, et la fig. 268, surune plus grande échelle, comment la mèche est fixée aucentre par un petit disque percé d’un trou, dans lequelelle est retenue par un nœud, tandis qu’elle est tendue*et fixée par une cheville qui bouche l’orifice inférieur.

L’étain , seul métal employé jusqu’ici pour lesmoules, nécessite une assez grande épaisseur, quicorrespond ù une dépense élevée, et qui ralentit le re-froidissement. Il faut ajouter h cela la difficulté, etmême le danger pour les femmes exclusivement em-ployées à ce travail, de manœuvrer et de transportercontinuellement de lourdes charges, d’autant plus fati-gantes a mouvoir que les ouvrières sont obligées de lestenir presque à bras tendus à la hauteur de la poitrine.

Par l’usage des moules en fer embouti, fabriqué parle procédé de M. Palmer (voyez banc a tirer), onobvie complètement aux divers inconvénients que nousvenons de signaler. La rigidité du fer qui sert ù fabri-quer ces moules permet de ne leur donner qu’uneépaisseur do quatre dixièmes de millimètre au maxi-mum ; les moules en étain n’ont pas moins de 3 millimè-tres. Les moules et porte-moules pèsent de 9 à 10 kil.

h peine, au lieu de 25 à 26 kil. qui est le poids deces ustensiles en étain.

Polissage. La fig. 269 représente une machins trèssimple qui sert au polissage des bougies, et dont nouaempruntons la description à M. Puyeir.

A

On pose les bougies, toutes dans le même sens,dans une trémie A, un rouleau cannelé B les prendune à une et, en tournant, les fait passer devant lascie circulaire C qui les coupe, puis elles tombent surun drap de laine sans fin supporté par les petits rou-leaux G G G, et qui passe sous les rouleaux II, H. Knmême temps que le mouvement de rotation impriméaux rouleaux fait circuler le drap, trois autres cylindres1),D’,I)”, recouverts de drap, sont mus en sens con-traire par les trois pignons E,E’,E”, que font tournertrois vis sans fin enfilés dans un axe commun. Lesmouvements de rotation concourent à faire avancer lesbougies depuis leur chute sous la scie C jusqu’au der-nier rouleau G, qui les déverse dans le récipient I. Loscylindres DD’D” sont d’ailleurs portés sur un bâtimobile et reçoivent un mouvement rapide de va-et-vient parallèlement à leur axe. On comprend facile-ment que par ces dispositions les bougies arrivent par-faitement lustrées dans le récipient, d’où elles sonttirées pour être empaquetées.

Emploi du gaz sulfureux. L’utilité du gaz sulfureux,conduit dans les cuves pendant que la saponifications’v opère, pour rehausser la blancheur des produits etdiminuer les déchets de la saponification des acidesgras, est bien démontrée par l’expérience. M. Jac-quelain, dans un rapport étendu présenté par lui à laSociété d’encouragement, a fixé, d’après ses expérien-ces, à o pour 100 l’économie qu’on obtient ainsi.

Fabrication par distillation. Une nouvelle industriefort intéressante a été créée dans ces dernières années.Elle est fondée sur de nouveaux moyens d’extraire lesacides gras, et s’applique à des matières impures qu’onne pouvait traiter avantageusement par les procédésprécédemment décrits. Ces matières sont notammentles graisses des eaux savonneuses, résidus des graissa-ges et dégraissages des laines, les graisses d’os, leshuiles de foie de morue, l’huile de palme, etc.

Ces substances sont d’abord traitées à l’acide sulfu-rique, qui produit un dédoublement analogue à celuiobtenu à l’aide de la saponification à la chaux, c’est-ùdire qu’il se forme des acides doubles (acides sulfoletque , sulfo-margarique t sulfo-stéarique), le premier so-luble dans l’eau froide, les deux derniers décomposésparce liquide; tous trois sont décomposés par l’eaubouillante, qui dissout l’acide sulfurique ainsi que laglycérine et laisse surnager les acides gras.

La décomposition par l’acide s’effectue dans unechaudière chauffée par la vapeur, et dans laquelle lesmatières sont mélangées par une agitation mécanique.L’opération dure douze à dix-huit heures. Après unrefroidissement partiel, on porto le mélange dans un