BOUS AGE.
récipient rempli d’eau qu’on porte si l’ébullition par tinjet ilu sapeur. Les acides gras viennent surnager, et cesont ces acides que l’on soumet à la distillation par unprocédé particulier, c’est-à-dire en les entraînant parun courant de vapeur. La chaudière contenant les acidesgras est entourée d’une espèce de bain de sable, oumieux plongée dans un bain de plomb fondu. Quand latempérature approche de 300°, on fait arriver la vapeurdans le bain.
A cette température et sous l'influence d’un courantde vapeur, la transformation des dernières portions degraisses neutres s’achève, les acides gras sont entraînésavec la Vapeur et viennent se déposer dans le serpentinadapté à la chaudière. Les acides gras sont enfin ver-sés dans des crLtallisoirs, afin de les épurer par despressions successives.
Voici les rendements en acides gras, fournis pardifférentes matières traitées au moyen des procédésnouveaux. Nous les empruntons à M. Paye» :
Résidus de graissage et dégraissage
de laines. 0,50 à 0.55
Huile d'olive épaisse. 0,55 à 0,06
Huile de palme.0,70 à 0,80
Acide oléique des fabriques de
bougies. 0,25 à 0,30
Les acides gras produits par ce 5 . réactions sont sui-vant les matières employées ou identiques avec lesacides gras extraits par les alcalis, ou en diffèrent pardes proportions d'oxygène ou d’hydrogène équivalentesii une certaine quantité d’eau, ce qui suffit pour expli-quer les changements de propriétés physiques qui s’ob-servent dans divers cas.
Le moulage des bougies demande quelques précau-tions particulières à cause du plus grand retrait desacides gras cristallisés. La principale consiste à fixerla mèche sous la pointe des cônes à l’aide d’un fil delaiton plié en deux, qui permette à la mèche d’obéir auretrait plutôt que de rompre la bougie.
BOUGIES MEDICAMENTEUSES . On donne ce nomà une sorte d’instrument cylindrique, lisse, flexible,élastique et mince, qu’on introduit dâns l’urètre, lerectum ou l’œsophage, pour les ouvrir ou les dilater,en cas de resserrement, ou dans d’autres maladies. L’in-vention de cet instrument a été réclamée par A Idereto,médecin portugais , mais sa forme et scs usages ont étédécrits pour la première fois par son élève Amatus, en1554. Il y a des bougies pleines et des bougies creuses,il y en a qui sont faites pour corroder, d’autres pourramollir. Elles doivent généralement leur élasticité àl’huile de lin , épaissie par une longue ébullition, etrendue siccative par la litharge. Ou répand cette ma-tière visqueuse par couches sur un cordon très lin, ousur un ruban tubulaire de coton, de chanvre ou de soie ;on roule celui-ci sur une plaque de marbre quand la ma-tière commence à se solidifier par la dessiccation, et onachève le cylindre en le polissant.
Pickel, médecin français , a publié la recette suivantepour la composition des bougies : prenez 3 partiesd’huile de lin cuite, une partie de succin, et une partied’huile de térébenthine; fondez, mêlez bien ces ingré-dients ensemble, et appliquez par couches, à trois re-prises successives, sur un cordon ou un ruban de soie;mettez ces pièces ainsi recouvertes dans un four à latempérature de 05" centigr., laissez-les-y pendant12 heures en ajoutant successivement 15 ou 10 nou-velles couches, jusqu’à ce que les instruments aient ac-quis la grosseur voulue. Polisscz-les d’abord avec lapierre ponce, et donnez le douci avec du tripoli et derbuile d’olives. Ce procédé est encore celui qui est enusage à Paris , sauf quelques légères modifications, dontla principale consiste à dissoudre dans l’huile de lin la2U‘‘ partie de son poids de caoutchouc, afin d’assurer la
solidité de l’instrument. Dans ce but, il faut couper lecaoutchouc en petits fragments minces, et l’ajouter gra-duellement à l’huile chaude; le tissu de soie doit Gtrofin et lâche, afin que la composition puisse le pénétrerfacilement. Après l’application de chaque couche, ondoit faire sécher d’abord à l’étuve, et mieux à l’air libre,avant d’en ajouter une nouvelle. Ce procédé n’exige pasmoins de 2 mois pour que l’opération soit complète, etpour obtenir des bougies dites élastiques, très résis-tantes et souples, qu’on puisse entortiller autour dudoigt sans qu’elles se gercent ou s’écaillent. Lorsqueles bougies doivent être creuses, on se sert d’un man-drin en fil de fer, garni d'un anneau à une de ses ex-trémités, que l’on introduit dans l'axe du cordonnet desoie. Quelques bougies sont faites avec un axe creuxformé d’une feuille d’étain enroulée en tube mince. Il ya encore des bougies faites entièrement en caoutchouc;on les obtient en se servant d’éther sulfurique pour dis-soudre et appliquer le caoutchouc. Il y a des bougiesmédicales dont la composition appartient à la pharma-cie chirurgicale. La fabrication de ces diverses sortesd’instruments forme à Paris une branche d’industrie àpart et qui n’est pas sans importance. MM. Fcbngcret Lamotte sont les fabricants les plus distingués danscette partie.
BOULANGERIE. Voyez fais.
BOULETS. Voyez projectiles.
BOUSAGE (avgl. dunging, ail. kühkothcn). Le bon-sage est une opération importante de la fabrication desindiennes, qui succède au mordançage ; il a pour but :
1° De fixer complètement le mordant par la matièrealbumineuse que renferme la bouse de vache, et qui secombine avec lui pour former une combinaison inso-luble qui se précipite sur les fibres du tissu, et en mêmetemps de saturer l’acide acétique qui reste du mordan-çage ;
2" D’enlever une partie des matières employées pourépaissir le mordant;
Et 3° de dissoudre le mordant non combiné, qui n’estque mécaniquement appliqué sur les fibres du tissu, etqui lors de la teinture coulerait sur les autres parties,et donnerait lieu à des taches.
On emploie en certains cas, pour des nuances trèsdélicates, jaunes, roses ou lilas, du son au lieu de la bousede vache, qui leur communique souvent une légèreteinte verdâtre. Du reste, la bouse de vache est bienplus économique et agit beaucoup plus efficacement quele son ; comme la matière albumineuse qu’elle renfermese combine avec le mordant et se précipite sur les fibresdu tissu, il s’ensuit que l'effet de la bouse de vache cessebientôt, et qu’elle ne peut servir que pour une quantitédéterminée de tissus.
Le bousage s’opère dans une caisse de 2 à 3 met. deprofondeur, 1 m ,50 de large et 4 met. de longueur. Prèsdu fond de cette caisse sont établis une suite de rou-leaux sur lesquels le calicot passe en serpentant d’abordsur un rouleau, puis sous le suivant, et ainsi de suite,et finit par passer entre deux rouleaux de pression,placés à l’une des extrémités de la cuve, et qui luicommuniquent le mouvement.
Le passage des calicots doit être aussi rapide quepossible, alin que le mordant non combiné ne puissecouler sur le tissu, ce qui altérerait plus tard la netteté| de l’impression et produirait des taches.
Le bain de bouse de vache se compose ordinaire-ment de 30 kilogr. de bouse de vache, et de 1,200 à1,500 litres d’eau, et peut servir pour le bousage de 20à 60 pièces d’indiennes. Du reste, cela dépend entière-ment de la quantité et de la qualité du mordant. On| règle également la température du bain d’après la na-! turc du mordant, ainsi que d’après celle des substances! employées pour l’épaissir : ainsi, par exemple, la tem-j pérature du bain peut être portée à celle de l’ébullition.