Band 
A-F.
JPEG-Download
 

KOÜSAGE.

BOUSSOLE.

si l’on n employé de l’amidon ou de la farine, tandisque, si c’est de la gomme, elle ne doit pas dépasser 50à 60” ccntigr. Il en est de même du temps que doit durerl’immersion dans le bain. Ainsi, les indiennes fortementmordancées, pour lesquelles on aura employé de l’ami-don ou de la farine pour épaissir le mordant, serontrepassées deux fois dans le bain de bouse de vache,en ayant soin de leur faire subir deux lavages à l'eauintermédiaires. Les mordants fortement acides sont plusdifficiles à traiter que ceux qui le sont peu ; on ajoutequelquefois dans ce cas un peu de craie, cependant onse règle en cela entièrement d’après la couleur que l’ondoit appliquer ensuite sur le tissu.

Penot a publié à cet égard un excellent mémoire dansle Bulletin de la Société de Mulhouse (octobre 1 834), etpostérieurement, en mars '1835, M. Camille Kcechlin ainséré sur le même sujet, et dans le même Bulletin, unenotice très intéressante servant de commentaire au mé-moire ci-dessus. Pour pouvoir expliquer l’action de labouse de vache, Penot en a fait une analyse qui lui a

donné :

Eau. 69,68

Matières biliaires.0,74

Matières sucrées.0,93

Chlorophylle.0, 8

Matière albumineuse.0,63

Fibres végétales.26,39

Chlorure de sodium.0,08

Sulfate de potasse.0,05

Sulfate de chaux.0,25

Phosphate de chaux.0,46

Carbonate de chaux.0,24

Carbonate de fer*.0,09

Silice. 0,14

Perte.0,14

100,00

M. Kcechlin attribue l’effet principal do la bouse devache à la matière albumineuse qu’elle renferme, la-quelle forme, avec l’albumine ou l’oxyde de fer, unecombinaison insoluble qui se précipite sur les fibres dutissu, ce qui empêche le mordant de s’étendre et d'al-térer la netteté de l’impression. En même temps la réac-tion légèrement alcaline de la bouse de vache neutralisel’acide acétique libre, ce que l’on peut reconnaître à ccque le bain qui a déjà servi prend une réaction légère-ment acide. Lorsque cette réaction devient sensible, ilfaut renouveler entièrement le bain , ou y ajouter unpeu de craie pour saturer l’acide qu'il renferme.

On peut remplacer la bouse de vache, dans la fabri-cation des indiennes, par des phosphates ou des arsé-niates. Mercer et lilxjte , de Manchester, ont dernière-ment trouvé le moyen de fabriquer économiquement, engrand, un sel propre au bonsage, qui est composé dephosphates de soude et de chaux. Kestner , de Thann ,l’a mis en circulation dans le commerce, sous le nomde sel pour bovsage. Pour s’en servir, on le dissout dans10 fois sou poids d’eau, et on l’agite fortement pourmettre tout le phosphate de chaux en suspension dansle liquide. Specz, qui a analysé le sel pour bousage quel’on trouve dans le commerce, l’a trouvé composé de :

Phosphate de soude.38,64

Phosphate de chaux.8,00

Sulfate de magnésie.4,10

Chlorure de sodium.3,92

Eau.45,00

Perte.0,34

100,00

Et dit qu’on peut le préparer en neutralisant l'acidephosphorique impur (renfermant de la chaux) par lasoude du commerce.

BOUSSOLE. Cet instrument sc compose essentiel-

lement d’une aiguille aimantée montée sur une chapetrès mobile, ordinairement en agate, et renfermée dansune boîte en bois ou en cuivre, qui porte à l’intérieurun cercle divisé en cuivre ou en argent. L’emploi decet instrument est basé sur ce fait : que l’aiguille ai-mantée prend en chaque lieu une direction constante,quelque position que l’on donne à la boîte de la bous-sole ; cette direction n’est dans la plupart des cas pasexactement celle du nord au sud ; il y a une déviationqu’on appelle déclinaison, qui n’est pas la même danstous les pays, et même qui varie très lentement enchaque lieu. On est en droit de la regarder commeconstante, pendant un temps assez long, dans chaquepays; cette direction fixe est ce qu’on appelle l 'axe oule méridien magnétique. A Paris , la déclinaison est occi-dentale et se trouve actuellement d’environ 22”.

Les dimensions nécessairement restreintes de la bous-sole, ne permettent pas de lire les angles avec uneapproximation qui dépasse 15 minutes, ce qui seraitd’ailleurs illusoire à cause de la variation diurne de ladéclinaison qui, dans nos contrées, s’élève jusqu’à 15ou I6minutes,etempêche de s'en servir dans les opé-rations très exactes ; mais l’usage en est si simple et sirapide, qu'elle est très fréquemment employée dans lescas ou une grande précision n’est pas nécessaire, telsque les levés de cadastre d’une faible étendue, les levésdes plans de mines, etc... Pour le levé des plans à lasurface, on emploie des boussoles renfermées dans uneboîte carrée avec une alidade à pinnules ou une lunette,placée sur le coté ; pour le levé des plans de mines, onsc sert de boussoles suspendues. La boussole dite compasde route, qui sert à diriger les navires sur les mers, estégalement munie d’un double système de suspensionautour de deux axes perpendiculaires entre eux, demanière à demeurer constamment horizontale, quellesque soient les agitations du vaisseau.

BOUTONS (manufacture de) ( angl . button ma-nufacture, ail. knopf fabrication). Pour la fabricationdes boutons, on se sert de matières très différentes,telles que la corne, les os, le bois, etc., qui restent nuesou qui doivent être recouvertes de sois ou d’autresétoffes. La plus grande partie des boutons sc font enmétal, et sont souvent dorés ou argentés, rarementétamés.

Les boutons, qui doivent être recouverts de soie oude toute autre étoffe, se font ordinairement en os ouen bois, et ii l’aide d’un tour qui les découpe, et pourles trous qui permettent le passage du fil qui sert à lesattacher au vêtement.

Après avoir découpé en petites planchettes, d’épais-seur convenable, à l’aide d’une scie à main, les bois lesplus durs que l’on emploie pour cette fabrication, onles porte sur le tour qui les découpe et les perce. Oudistingue deux fabrications, suivant que le bouton doitporter deux ou quatre trous. Décrivons les deux outilsqui servent dans les deux cas :

Ilouton <i un seul trou. L’arbre D(fig. 277) porte à l’unede ses extrémités une mèche de vilebrequin h, tandis quel’autre va se réunir à un levier fe. Le point d’appuidu levier est en e , et l’extrémité f porte une tige garnied’une poignée g, au moyen de laquelle on peut impri-mer au levier, et par suite à l’arbre, un mouvementd’arrière en avant, et vice t ersâ. Une poulie C, sur la-quelle glisse une courroie, reçoit le mouvement d’uneroue de rémouleur, et le communique à l’arbre 16.

La roue étant mise en mouvement, l'ouvrier ap-plique une des rondelles de bois sur la planche d ;puis, saisissant la poignée g , il lui imprime un mou-vement en avant, et rapproche en conséquence la mè-che è de la lame dans laquelle doivent être taillés lesboutons. La pointe centrale de la mèche, la plus lon-gue des trois, fait une ouverture de part en part, tan-dis que les deux autres creusent un cercle qui n’inté-