Band 
A-F.
JPEG-Download
 

BRIQUE.

r.TU QUE.

liant préférable, lorsque lu machine travaille en pressesbriques, de porter à bras les planches garnies dans l'en-droit où elles doivent sécher. Il est à remarquer ici qu'ilfaut avoir bien soin de sabler les planches avant de lesplacer dans le chapelet. Le mieux pour y réussir, estde les mouiller d’abord avec un arrosoir à pompe, et deles sabler ensuite au tamis.

Dans le midi de la France , une demi-journée de cha-leur donne assez de consistance aux briques pour pou-voir les placer sur champ; à cet effet on sable uneplanche vide qu’on applique sur une planche garnie debriques, puis deux hommes prenant le tout, le relèventdans un plan vertical, de telle sorte qu’après l'enlève-ment des planches, chaque brique se trouve en contactavec le sol suivant sa plus petite face, et offre ainsi parconséquent la plus grande surface possible à l’action del’air. Après vingt-quatre heures de séchage parun beautemps, tel que celui qu’il fait ordinairement dans leRoussillon du mois de juin au mois de septembre, lesbriqués les plus fortes dites grand rayrou, et ayant 16pouces (0 U, ,44) de long sur 8 (0 n, ,22) de large et 2(0 m 055) d’épaisseur peuvent être mises en haie.

Le dessin représente la machine travaillant en grandcayrou , brique la plus usitée dans les constructions dumidi de la France . Si l’on voulait fabriquer de la briqueflamande de 8 pouces de long sur 4 de large et 2 d’é-paisseur, il suffirait de diviser en quatre, au moyen denouveaux fils, l’espace compris entre les fils du chariotdécoupeur P P.

Connaissant le retrait à la cuisson de la terre que l’onemploie, il sera toujours facile de fabriquer telle espècede brique que l’on voudra, en faisant varier les dimen-sions des moules 3v, K, K, ainsi que le nombre et l’é-cartement îles fils du chariot découpeur. On peut fabri-quer de cette manière des prismes de 1 mètre de longueur,qui sont très utiles comme appuis ou comme bases delbnetres, mais leur cuisson est aussi difficile que coû-teuse.

La machine Terrasson, dont l’emploi est surtout ré-pandu dans le midi de la France , fait par jour, dansquelques fabriques (à Eybcns, près Grenoble ), 25,000briques environ du modèle flamand ; dans beaucoupd’autres on atteint le nombre de 15 à 20,000. Pour ob-tenir ce résultat, il faut que le tonneau à préparer laterre soit desservi par deux chevaux ; huit hommes suf-fisent ensuite pour tout le service. Les briques fabriquéespar ce procédé ont des dimensions rigoureuses et unehomogénéité parfaite, ce qui facilite leur enfournementet leur cuisson.

Une machine Terrasson, bien faite, coûte de 7 à000 francs, et sa construction est tellement simplequ’elle peut aisément être réparée par les ouvriers lesplus médiocres.

La cuisson des briques se fuît tantôt dans des fours,tantôt en plein air. Les fours à briques sont à sectionordinairement carrée ou rectangulaire, et formés demurs assez épais afin de concentrer autant que possiblela chaleur. Tantôt ils sont entièrement découverts, d’au-tres fois on les recouvre d’une voûte cylindrique, qui estalors percée d’un grand nombre d’ouvertures servant autirage et à donner issue à la fumée. Tantôt les voûtesqui rccouvrentles grilles, et qui supportent les briques àcuire, forment une partie constituante du four ; tantôtclics se reconstruisent en tout ou en partie, à chaqueopération, avec des briques séchées simplement à l’air.Ces derniers procédés sont surtout employés dans la cuis-son des briques à la houille.

Les fig. 301 à 305 représentent un fourneau à cuireles briques employé dans beaucoup de localités en An-gleterre. La lig. 301 est une élévation extérieure dufourneau ; la fig. 302, un plan au-dessous du niveau desgrilles; la fig. 303, un plan au-dessus de ce même ni-veau : les fig. 304 et 305, un plan et une coupe de l’une

□ □ □

□ a

des grilles ù une plus grande échelle. A A, l’B, murs dufourneau ; a. a, a , portes des cendriers latéraux c, r, r;

b } b, b, portes par les-quelles on charge lecombustible sur les gril -les II, II, II ; D, cen-drier principal qui sertaussi à retirer les bri-ques après le refroidis-sement du fourneau etl'enlèvement des grilles ;E, cheminée donnantissue à la fumée; f, f, /*,espace sur lequel ondispose les briques àcuire.

Dès que le four estrempli de briques , onmure la porte qui a serviau chargement, et oncommence par un feutrès doux afin de séchercomplètement les bri-ques; ou active ensuitepeu à peu le feu, jusqu’àce que la cuisson soitcomplète; si l’on pous-sait trop vivement lefeu, les briques placéesdans les assises infé-rieures se vitrifieraient,et même pourraient sefondre s’il s’agissait debriques communes.

Lu tourbe convient trèsbien pour alimenter lesfourneaux à briques .L’espacement que l’on laisse en-tre les briques en les plaçant dansle fourneau, contribue puissam-ment à la régularité delà cuisson,et plus il est considérable, plusl’opération marche vite et régu-lièrement. Cependant il y a àcet égard des limites qu’il neconvient pas de dépasser, parcequ’à mesure que' cet écartementaugmente le nombre des briquesque l’on peut placer dans le four-neau diminue.

Dans un fourneau de 4 mètresde long sur 3 m ,5ü de large et 4mètres de hauteur, et dont lesmurs ont 0 n ’,35 à G u, ,40 d’épais-seur, on cuit en 48 heures environ 20,000 briques.

La cuisson des briques en plein air ou en meules oc-casionne une dépense en combustible plus considérableque la cuisson dans des fours, et donne des produitsmoins uniformes ; cependant par sa nature même, quin’exige aucun appareil particulier, ce procédé doit êtreemployé toutes les fois qu’on se trouve obligé de fairedes briques dans un endroit où les matériaux de con-struction soient très chers, et où il n’y ait pas de brique-terie en permanence.

Ce procédé présente des variations essentielles dansson application, suivant que l’on emploie commecombustible, soit de la tourbe ou du bois, soit de luhouille.

Lorsqu’on emploie du bois ou de la tourbe, on formeavec les briques un tas rectangulaire, tout à fait commesi on les chargeait dans un fourneau, en y ménageant àla base un certain nombre de canaux dans lesquels oncharge plus tard le combustible, et on recouvre ensuite

il

304.

305.