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A-F.
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BRIQUE.

BRIQUET.

extérieurement cos tus, sur les faces latérales, Tunelégère couche de terre ou d’argile qui remplace les pa-rois du fourneau.

Lorsqu'au contraire on emploie la houille, on donneaux canaux de chauffe, qui du reste n’ont pas degrilles, de beaucoup plus faibles dimensions que lors-qu’on se sert de tourbe, parce que ces canaux ne doi-vent servir qu’à allumer les tas, et on les remplit dehouille à mesure qu’on les ménage. On a soin d’inter-poser entre chaque couche de brique une couche de me-nue houille, et enfin on garnit extérieurement les tasd’argile ou de terre. On allume alors la houille qui sctrouve dans les canaux de chauffe, et l’inflammation serépand peu à peu dans tout l’intérieur de la meule. Onrégularise et on fait varier l’activité du feu en prati-quant des ouvreaux dans la couverte en terre. La cha-leur se répartit très uniformément lorsque l’opération estconduite avec soin, et toutes les briques du tas, memecelles de la surface, se trouvent complètement cuites.Ce procédé est très usité en Angleterre et en Belgique .Très souvent on forme ainsi des tas d’une longueurconsidérable ; on les allume par un bout, et à mesure quela cuisson s’avance on allonge le tas en avant en y ajou-tant de nouvelles briques, tandis qu’on retire à l’arrièrecelles qui sont déjà cuites et refroidies.

Le caractère principal des briques bien cuites, etcelui auquel on les reconnaît, est le son clair qu’ellesrendent lorsqu’on les frappe. Lorsqu’au contraire ellesrendent un son fêlé, elles ne sont pas suffisamment cui-tes, et sont alors ordinairement gelives, c’est-à-direqu’elles ne résistent pas à la gelée, qui les fait fendilleret tomber par morceaux.

Uriques légères. Ces briques qui surnagent sur l’eauétaient connues des anciens, car Pline rapporte qu’onen fabriquait de pareilles à Colcnto en Espagne , et àPitane en Étolie . Le procédé s’en perdit pendant l’in-vasion des Barbares, et ne fut retrouvé que plus tard, parFabbroni, qui découvrit aux environs de Castel delPiano, près Sienne , une sorte de magnésitc très légère,poreuse et réfractaire, composée de silice 55, magné-sie 15, eau 1-i, alumine 1-2, chaux 3, et oxyde de fer 1,qui mélangée avec 1/20 d’argile donne des briques pluslégères que l’eau, et qui avec des dimensions de 0*“, I9de long, 0 m ,l2 de large, et 0"',05 d’épaisseur, ne pèsentchacune queO k ,45, tandis qu’une brique commune desmêmes dimensions pèse 2 k ,70. On peut aussi employer,à cet effet, beaucoup de tufs siliceux qui mêlés avec 1/25d’argile grasse donnent les mêmes résultats. Les briqueslégères ainsi obtenues offrent plus de résistance sous lemême poids que les briques communes, et s’approprientpar suite à la construction des cloisons et des voûtes ;elles sont beaucoup moins conductrices de la chaleurque les briques communes ; ainsi on peut porter aurouge vif l’extrémité de l’une de ces briques, sans quel’autre bout s’échauffe d’une manière notable.

Les triques hollandaises sont cuites très fortement età demi vitrifiées ; elles se distinguent des briques ordi-naires par leur couleur verdâtre ou brun noirâtre, leurcassure* plus ou moins vitreuse, et la propriété qu’ellespossèdent de n’absorber aucunement l’eau. L’argile dontou les confectionne est légèrement calcaire. La prépa-ration de l’argile, le moulage et le séchage des briquesn'offrent rien de particulier. La cuisson s’opère dansd'énormes fourneaux découverts, dont les murs ont2 mètres d’épaisseur, et qui renferment souvent plusd’un million de briques. On juxtapose les briques demanière à ne laisser entre elles presque aucun inter-valle, ce qui rend beaucoup plus difficile la circulationuc la chaleur, de sorte que pour cuire suffisamment lescouches supérieures, il faut laisser en feu pendant trèslongtemps (la cuisson dans les grands fours dont nousavons parlé, dure 5 à G semaines), et chauffer très for-tement l’étage inférieur. La cuisson % lieu -d’uue ma-

nière très inégale; le§ briques qui recouvrent immédia-tement les chauffes fondent en partie en formant desmatières scoriacées qui occasionnent un déchet considé-rable ; l’étage moyen fournit des briques plus ou moinsvitrifiées qui sont quelquefois en partie soudées entreelles, et que l’oit parvient ordinairement à séparer sanstrop de difficultés. Enfin les couches supérieures produisent des briques non vitrifiées, analogues à nos briquescommunes, et qui sont vendues à très bas prix dans lepays On emploie comme combustible de la tourbe.

11 est certain qu’en employant des fours voûtés, con-struits en briques réfractaires, et en espaçant convena-blement les briques, ce qui permettrait de répartir plusrégulièrement la chaleur, on arriverait à obtenir desbriques tout aussi cuites, avec beaucoup moins de dé-chets, et en réalisant une grande économie de combus-tible et de temps.

Fabrication des tuiles. Les tuiles exigent, pour pré-senter la durée et la solidité nécessaires, une argilemeilleure et préparée avec plus de soin que pour les bri-ques ; aussi la prépare-t-on presque toujours à l’aide dutonneau-eorroyeur que nous avons décrit. Leur moulagen’offre rien de particulier. On les cuit ordinairementdans des fours, concurremment avec des briques, enplaçant les briques à la partie inférieure, et les tuiles àla partie supérieure, parce que par suite de leur moindreépaisseur elles n’ont pas besoin d’être soumises à unechaleur aussi intense.

Lorsqu’on veut donner à la masse des. tuiles une cou-leur grisâtre, on charge sur la grille, aussitôt que lacuisson est terminée et lorsque les briques sont encorebien rouges, des branches d’aune ou de tout autre boisvert avec leurs feuilles, puis ou ferme aussi complète-ment que possible toutes les ouvertures du fourneau.La fumée qui en résulte forme dans la masse poreusedes briques un dépôt de charbon très divisé qui la co-lore en gris. On recouvrait autrefois souvent-les tuilesd’une couverte plombcuse fortement colorée qui leurdonnait un aspect très agréable, et qui les rendait plussusceptibles de résister à l’influence des agents atmo-sphériques. A cet effet on formait un mélange de 20 p.d’alquifoux (plomb sulfuré) et 3 p. de peroxyde de man-ganèse, que l’on pulvérisait finement sous des meulesverticales, et auquel on ajoutait une quantité suffisanted’argile obtenue par lévigation et un peu d’eau, de ma-nière à en former une bouillie moyennement épaisse,dans laquelle on plongeait les tuiles séeliées à l’air avantde les porter dans le four, où on avait soin de les disposerde telle sorte qu’elles eussent entre elles aussi peu decontact que possible. Ces tuiles ne se fabriquent plusguère maintenant que sur commande, parce que leurprix est notablement plus élevé que celui des briquesordinaires. b. P. dkhktti:.

BRIQUET, nom donné à tout appareil destiné àproduire du feu. Outre le briquet ordinaire, qui se com-pose d’une pierre à fusil et d’un morceau d’acier quisert à battre la pierre et à en faire jaillir des étincelles,que l’on reçoit dans un morceau d’amadou, nous men-tionnerons les suivants :

Le briquet pneumatique, dont nous avons déjà parlé àl’article air comprimé.

Le briquet à gaz hydrogène. Ce briquet très ingé-nieux est formé d’un réservoir à gaz hydrogène, ferméà sa partie supérieure, qui plonge par sa partie in-férieure dans un bocal renfermant de l’acide sulfu-rique étendu, dont le niveau s’élève plus ou moinsdans le réservoir selon que ce dernier renferme moinsou plus de gaz. Aune certaine hauterir est suspendu,par un fil de cuivre ou de laiton, un morceau de zinc,qui, lorsque l’acide monte dans le réservoir, se trouve yplonger, et donne lieu à un dégagement gazeux quirépare les pertes du réservoir et augmente le volume etla tension du gaz qu’il renferme, de manière à ramener.