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BRIQUETTES.

BRODERIE.

ic bain d'acide au-dessous de son niveau, et alors toutdégagement gazeux cesse. On voit donc que par cemoyen «le réservoir est toujours rempli de gaz hydro-gène, qui se renouvelle au besoin par le jeu meme del’appareil. A la partie supérieure du réservoir est untube efîilé muni d’un robinet, qui permet de donnerissue à volonté au gaz. Si maintenant on dispose enavant du jet d’hydrogène, du platine en éponge, sur le-quel il arrive, le platine s'échauffe rapidement, rougit,puis enflamme le jet de gaz. On explique ce phéno-mène par une condensation considérable d’oxygènevenant de l’air atmosphérique et d’hydrogène (700 loisenviron son volume), qui s’opère à la surface du métalet qui favorise leur combinaison respective, par suitede laquelle il sc dégage une quantité de chaleur suffi-sante. pour faire rougir le platine et enflammer le jetd’hydrogène.

Le briquet phosphorique, *lont l’usage est actuellementtrès répandu, se fabrique deplusieurs manières. Le plusordinairement on fait liquéfier, à une chaleur trèsdouce, un peu de phosphore dans un petit flacon demétal long et étroit ; lorsque le phosphore est en fu-sion, on plonge dans le flacon une petite tige de ferrougie au feu ; le phosphore.s’enflamme; on agite pen-dant quelques instants, et lorsque la couleur est devenuebien rouge, on retire la tige et l’on bouche le flacon,puis on laisse refroidir. 11 lie reste plus qu’à fixer leflacon dans un étui de fer-blanc, disposé de manière àpouvoir contenir en meme temps quelques allumettesordinaires et bien soufrées. Pour faire usage de cebriquet, on introduit une allumette darts le flacon, onlui imprime un mouvement de torsion en appuyant surle phosphore, dont on détache «ainsi quelques parcelles,et on la retire ; l’inflammation a lieu aussitôt et se com-munique au soufre.

Souvent on projette dans le flacon renfermant duphosphore que l’on vient d’enflammer, une certainequantité de magnésie calcinée, qu’on agite cusuite àl'aide d’une tige de 1er ; on cesse d'agiter quand lamasse est devenue pulvérulente, on bouche et on laisserefroidir. On rend ainsi la division du phosphore beau-coup plus grande, ce qui augmente considérablementson inflammabilité.

Quelquefois on introduit dans un tube en plomb ouen cristal fermé par un bout, un bâton de phosphoreque l’on y tasse, soit par compression, soit, ce qui estpréférable, en le fondant sous l’eau. Les briquets ainsipréparés durent plus longtemps que les autres parceque le phosphore n’est pas divisé, mais aussi ils sontmoins inflammables. Pour s’en servir, on frotte lasurface du phosphore assez fortement, pour que l’allu-mette en détache quelques portions qui se lixent ausoufre; pour en déterminer l'inflammation, il fautfrotter l’extrémité de l’allumette phosphoréc sur uncorps un peu rugueux, tel que le liège, le feutre, etc. ;le faible dégagement de chaleur qui se produit alorssuffit pour faire prendre feu au phosphore et le commu-niquer au soufre.

BRIQUETTES. Pour utiliser le menu du charbon deterre, on le mélange avec une bouillie claire d’argilegrasse ou terre glaise , de manière à former une pâtetrès épaisse et qui ait assez de consistance pour pou-voir sc mouler en briquettes. Ces briquettes, séchées àl’air, s’emploient de préférence comme combustible dansies fourneaux où l’on n’a pas besoin d’un feu très vif,ou lorsqu’on veut longtemps conserver la chaleur sansveillera l’entretien du feu. On s'en sert aussi pour lechauffage des habitations, en les brûlant sur une grilleavec du bois.

En façonnant la pâte ci-dessus en forme de bûches,un obtient les bûches économiques, dont l’usage est ac-tuellement si répandu pour former la partie postérieuredes feux de cheminée.

BRODERIE. La broderie n’est pas seulement uneoccupation de femme, mais un art, une industrie con-sidéralde qui consomme annuellement la valeur deD) millions de francs, en haines, soies, cotons, tein-tures, dessins, aiguilles, métiers, étoffes et fournituresdiverses. Bien que le travail de la broderie ne paraissequ’un travail tout manuel qui n’emprunte rien au per-fectionnement de la mécanique, on doit remarquer qu’ilexige, de la part du fabricant et de l’ouvrier, la con-naissance raisonnée des matières employées, de leuraptitude à prendre telle ou telle teinture, à subir telleou telle préparation , à fournir enfin aux exigencesd’un travail déterminé.

Le travail de la broderie offre le grand avantaged’occuper des milliers de jeunes personnes et d’enfants.On 11 e saurait trop applaudir (nous citons les propresparoles d’un savant économiste) aux efforts des fabri-cants pour donner et conserver aux femmes un de ccstravaux assez rares que la mécanique n’a point encoreenvahis.

Nous dirons encore que la fabrication de la broderieexige la connaissance du dessin, des couleurs, et le goûtde ies «assortir toutes, l’aptitude de la création des chosesnouvelles, et des moyens de les exécuter d’une manièreagréable et surtout économique.

Rour faire mieux sentir toute l’importance de l’art dela broderie, disons d’abord un mot de son origine.

Les peuples de l’antiquité savaient broder les étoffes,et varier les couleurs soit au moyen de l’aiguille,soit en ajoutant sur un fond uni des fils de differentesteintes, de l’or, des pierreries, soit en faisant entrerccs fils teints dans le tissu des étoffes lorsqu’ils les ourdissaient.

Il suffit, pour s’en convaincre, de lire quelques cha-pitres de la Bible, dans lesquels Moïse parle du modèledu tabernacle et du voile, faits de fin lin retors, depourpre, d’écarlate, de cramoisi, d’ourrag» de broderierecouverts d’or et de pierreries ( Exode, chap. 26,v. 1, 31 ; chap. 39, v. 2, 3, o, 8, etc.).

Du reste, ce 11 ’est pas seulement chez les Hébreuxque l’art de travailler en broderie était eu usage. Ccttoinvention était généralement connue de plusieurs au-tres peuples de l’Asie. Homère , décrivant l’occupationd’Hélène à Troie, dit que cette princesse brodait unlong voile de pourpre, et traçait les nombreux combatsque supportaient pour elle les valeureux Grecs (Iliade ,livre III, v. I 2o). 11 cite encore Andromaque qui, re-tirée dans son riche palais, s’occupait à former un tissu,ample vêtement de pourpre sur lequel sa main brodait(Iliade , livre XXII, v. Ü0).

Homère parle delà ceinture d’or de Calypso (Odyssée,livre Y, v. 232) et de celle de Circé (Odyssée, livre X,v. 513); mais nous ferons remarquer à cette occasionqu’aucun auteur n’a indiqué l’emploi des fils d'argentpour la broderie. Pline lui-même, qui indique longue-ment l’emploi qu’on faisait de l'or dans les habillements(livre XXXIII, sect. 19), et de l’argent pour diversornements, ne dit pas un mot des fils d'argent coupés.

Dans ces temps reculés le travail de la broderiel’emportait sur la peinture proprement dite par la vé-rité de l’imitation. Ce qui le prouve, c’est le témoi-gnage d’Ovide , dans sa fable de Minerve et d’Araclmée.Tout leur talent, dit-il, consistait à donner les jours et -les clairs avec un grand artifice (pie la peinture ne pou-vait faire, et qu’elles faisaient faire à la laine. Du reste,notre opinion est encore appuyée par le témoignage deplusieurs auteurs modernes qui considèrent commepeinture toute espèce de procédé qui consiste à assem-bler en nuances des couleurs, et paraissent disposés àchercher l’origine de la peinture chez les Grecs dans letalent des femmes ioniennes pour la tapisserie. On litmême, dans les Mémoires de l’Académie des sciences ,une dissertation fort intéressante sur les diverses espèces