BRONZAGE.
BRONZAGE.
fait l'u;>pliciitioïi par l’un ou fautre dos procédés ci-dessus. *
On se sert d’un mélange de ces poudres avec de lagomme arabique et de l’eau pour donner au papier ouau bois, l’apparence du bronze ; on doit ensuite en bru-nir la surface. On emploie de cette manière, soit seule,soit mêlée avec de la cendre d’os pulvérisés, de la poudrede cuivre précipitée d’une solution de nitrate de cuivre,au moyeu de plaques de 1er décapées, on lave ensuite leprécipité et on fait sécher. On termine le bronzage enpassant une couche de vernis à l’esprit de vin.
Pour recouvrir les statuettes et autres objets moulésen plâtre, d’un enduit vert très durable qui imite lebronze antique et qui protège beaucoup mieux le plâtre,contre l’action des agents atmosphériques, que le vernisà l’huile de lin ordinaire; on prépare d’abord un savonavec de l’huile de lin et une lessive de soude caustique,on ajoute ensuite une dissolution concentrée de sel ma-rin, et on fait évaporer jusqu'à ce que le savon viennenager en petits grains à la surface. On filtre alors àtravers une chausse en toile; on dissout le savon ob-tenu dans l’eau bouillante, et on passe à travers unlinge. D’un autre côté on dissout dans de l'eau chaudequatre parties de sulfate de cuivre et une partie de sul-fate de fer, puis on verse la liqueur dans la dissolutionde savon, lentement et en agitant constamment, jus-qu'à ce qu’il ne sc forme plus de précipité. Ce précipitéest un mélange de savon ferrugineux et cuivreux, c’est-à-dire d’oléates de fer et de cuivre; le premier étantrouge-brunâtre, et le second vert, leur mélange pré-sente la teinte vert-brunâtre du bronze antique. On lerecueille sur un filtre, on le fait bouillir quelques ins-tants, dans une chaudière de cuivre, avec une partie dela dissolution vitriolique ci-dessus ( renfermant un mé-lange de sulfates de fer et de cuivre), on décante, et onmet de l’eau chaude; enfin, après une courte ébullition,ou décante de nouveau, on lave le précipité à l’eaufroide, on le passe dans un linge, on essuie, et on ledessèche le plus possible.
On fait cuire I kilogr. d’huile- de lin pure avec250 grain, de litharge finement pulvérisée, on passe àtravers un linge et on laisse déposer à l’étuve; l'huilese clarifie mieux. On fond ensuite ensemble, dans unvase de faïence, sur un feu très doux, et mieux au bainmarie : Huile de lin cuite, 300 gram. ; savon de fer etde cuivre, 160 gram.; cire blanche pure, 100 gram.; eton tient le mélange fondu, jusqu’à ce que toute l’humi-dité se soit dégagée. On fait alors chauffer les plâtresdans un étuve jusqu’à 90"(J. environ, et on y appliqueau pinceau le mélange fondu. On répète, au besoin, cetteopération, eton termine en remettant à l’étuve, pendantquelques instants pour qu’il ne reste pas de couleur àla surface.
Lorsque le travail est fait avec soin, et surtout lors-qu’on observe bien la température convenable, le mé-lange pénètre uniformément le plâtre et le recouvred’un enduit extrêmement mince, sans en altérer en rienles contours les plus délicats. Au bout de plusieursjours, lorsque le plâtre n’a plus d’odeur, on en frottelégèrement la surface avec un tampon de coton, et onbronze les parties saillantes avec un peu d’or mussif. Lespetites pièces, peuvent être simplement- plongées dansle mélange fondu, égouttées, puis exposées devant le feujusqu'à ce que la composition ait entièrement pénétrédans le plâtre.
On argente quelquefois les figurines de plâtre, en lesfrottant avec un amalgame composé de parties égalesde mercure, de bismuth et d’étain, puis les recouvrantd’une couche de vernis. On leur donne une couleur grisde plomb métallique en les frottant avec de la plomba-gine porphyrisée. En plongeant des statuettes oîrautresobjets en fonte bien décapée dans une dissolution de sul •*ate de cuivre, à laquelle ou ajoute un peu d’acide sul-
furique, la fonte se recouvre d’une pellicule métalliquede cuivre rouge, que l’on peut ensuite brunir.
Sous le nom de bronzage du cuivre, on comprend uneopération particulière, qui consiste à produire à la sur-face de ce métal une pellicule extrêmement mince d’oxy-dule, qui lui donne une teinte matte brun rougeâtre,très agréable à l’œil. Les monnaies et médailles se lais-sent très bien bronzer de la manière qui suit ; On dis-sout 2 parties de vert de gris et 1 partie de sel ammo-niac dans du vinaigre; on fait bouillir la dissolution,on l’écumc, eton l’étend d’eau, jusqu’à ce qu'elle n’aitplus qu’une saveur faiblement métallique et qu’il ne seforme plus de précipité blanchâtre en ajoutant l'eau.On la fait alors bouillir de nouveau dans un vase enfaïence ou en porcelaine, puis on la verse bouillantedans un autre vase ou l'on a mis les médailles bien dé-capées et que l’on met sur le feu. Aussitôt que les mé-dailles ont atteint la teinte désirée , on les retire et onles lave immédiatement avec soin à l’eau pure. Si dansle but d'obtenir un bronzage très solide, on laissait troplongtemps les médailles sur le feu dans le bain acide, ilse formerait bientôt une couche d’oxydule assez épaissepour se séparer aisément par plaques, du cuivre métalli-que, tandis que dans un bronzage bien exécuté, l’enduitd’oxydulc est tellement adhérent au métal qu’on ne peutpas même le séparer en raclant. Ce n’est que par expé-rience que l'on devient à même d’apprécier le momentprécis où l’on doit retirer les médailles du bain; il esttrès important que ce dernier ne soit pas trop concen-tré, car alors, l’oxydule formé a d’autant moins d’adhé-rence, et d’un autre côté, il se dépose sur les médaillesune poudre blanchâtre qui verdit à l’air, et altère labeauté du bronzage.
Ou peut aussi recouvrir le cuivre d’un enduit brunde sulfure, eu le plongeant dans une dissolution de sul-fure de potassium, mais cet enduit n’a ni beauté nidurée.
Les Chinois bronzent le cuivre, en pulvérisant et mé-langeant 2 parties de vert de gris, 2 p. de cinabre,5 p. de sel ammoniac, 5 p. d’alun, et 2 p. de bec et defoie de canard; puis en formant avec du vinaigre unepâte, qu’ils répandent sur le cuivre bien décapé, ilsl’exposent un instant sur le feu, laissent refroidir, es-suient et recommencent cette opération autant de foisqu'il est nécessaire pour obtenir la teinte désirée. Knajoutant au mélange du sulfate de cuivre, on obtientune teinte plus brune, et plus jaune par l’addition duborax. Le cuivre ainsi traité prend une belle apparence,et une telle durée, qu’il ne perd rien de sa beauté parl’action de l’air et de la pluie.
Le bronzage des canons de fusil et autres objets en ferse fait par un grand nombre de procédés : tantôt on lesexpose à l’action de l’acide hydrochloriquc en vapeur,tantôt on les traite par de l’eau régale très étendue. Leplus souvent on échauffe légèrement le canon et on lefrotte vivement avec un mélange d’huile d’olives et debeurre d’antimoine (chlorure d’antimoine fondu), donton renouvelle l’action à plusieurs reprises. Quelquefoison frotte ensuite avec un linge imbibé d’eau seconde.Enfin, on lave avec soin le canon avec de l’eau pure,on l’essuie et on le sèche, et enfin on le polit avec unbrunissoir d’acier, ou bien, on le frotte avec de la cireblanche, ou on le recouvre d’un vernis formé en dissol-vant dans l’esprit de vin, 16 parties de gomme laque et3 parties de sang-dragon.
D’après Storch, ou obtient une liqueur à bronzer lofer très convenable en dissolvant dans 8 p. d’eau distil-lées, 2 p. de sulfate de cuivre cristallisé, et I p. d’é-ther sulfurique dans lequel on a dissous du chlorure dofer.
BRONZE (angl. brass, ail. bronze). Alliage formé docuivre et d’étain, auquel on ajoute quelquefois un peude zinc et de plomb. Cet alliage est beaucoup plus dur