BRONZE,
employer moins île 8, ni plus do 11 parties d'étain sur I100 parties de bronze.
Bronze pour la dorure. Cette qualité de bronze !doit se fondre facilement, devenir très fluide, prendre !parfaitement la forme du moule, et posséder en outre :un certain degré de compacité, qui diminue la quantité |d’or nécessaire pour obtenir la teinte voulue. L’alliage jde cuivre et de zinc seulement a une consistance trop !pâteuse. 11 est susceptible d’absorber trop d’amalgameet sujet à se crevasser en se refroidissant ; enfin il est outrop dur ou trop tendre pour le ciseleur ou le tourneur.Si l’on augmente la quantité de zinc pour rendre le mé-tal plus dur, il perd cette couleur jaune qui convient audoreur. Une composition quaternaire de cuivre, de zinc,d’étain et de plomb, est préférable pour ces sortes d’or-nements en bronze, et les proportions suivantes sontprobablement les plus convenables, car elles réunissentla texture serrée du grain aux autres qualités requises :cuivre, 82 ; zinc, 18; étain, 3 ou 1 ; plomb, 1,5 ou 3.Dans l’alliage qui contient plus de plomb, la ténacité setrouve diminuée et la densité augmentée, ce qui estpréférable pour des pièces de petites dimensions. Unautre alliage qu’on dit n’exiger, pour être doré, que lesdeux tiers de la quantité ordinaire d’or, se composeainsi qu'il suit : cuivre, 82,257 ; zinc, 17,481 ; étain,0,238; plomb, 0,024.
On donne la couleur du bronze antique aux figuresot autres objets faits de ces alliages, par les procédéssuivants : on fait dissoudre 4 parties de sel ammoniacet 1 p. de bioxalate de potasse dans 448 p. de vinaigreincolore, on trempe un pinceau dans cette dissolution,et, après l'avoir légèrement exprimé entre les doigts,on le passe également sur la surface bien décapée del’objet, qu’on a le soin de chauffer légèrement, soit ausoleil, soit dans un fourneau. L’on répète l’opérationjusqu’à ce qu’on ait obtenu la nuance désirée.
Un procédé quelque peu différent du précédent, con-siste à dissoudre 1 partie de sel ammoniac, 3 p. decrème de tartre et 0 p. de sel marin, dans 1 2 p. d’eaubouillante, à laquelle on ajoute ensuite 8 p. d’une dis-solution de nitrate de cuivre ayant une densité de 1,400,puis passant à plusieurs reprises le mélange sur la piècea bronzer, en laissant reposer entre chaque fois quel-que temps dans un endroit humide. On ne tarde pas à ob-tenir ainsi un enduit vert et durable, dont la beautéaugmente encore avec le temps. Plus on met de selmarin dans le mélange, plus la teinte verte obtenue tiresur le jaune; moins on en met, plus elle tire sur lebleu. Plus on ajoute de sel ammoniac, plus l’opérationmarche vite; mais cc procédé n’est pas à recomman-der, parce que plus la patine est longue à se produire,plus elle est belle et solide.
Le fondeur en bronze doit faire fondre ses métauxrapidement, afin de prévenir les pertes d’étain, de zincet de plomb qui résultent de leur oxydation. On emploieordinairement pour la fonte, des fourneaux à réverbèreà sole elliptique. Les fondeurs de cloches font usage defourneaux circulaires sans cheminées, dont la voûteest simplement percée d’ouvertures qui donnent issue àla fumée et déterminent un tirage suliïsant, parce queleur alliage, étant plus fusible, n’exige pas une chaleuraussi intense. Toutefois, ils trouveraient aussi leuravantage à employer le mode de fusion le plus rapide.La surface des métaux fondus doit être recouverte avecdu menu de houille ou de coke, et lorsqu’on ajoute lezinc, on doit le pousser adroitement au «fond du cuivrefondu. On ne doit verser dans les moules qu’après avoirbrassé la masse fondue, de manière à eu bien mélangerles divers éléments. Un général, on doit ajouter cil der-nier les métaux qui s’altèrent le plus facilement aufeu, comme l’étain. Le refroidissement doit être aussiprompt que possible dans les moules, afin d’empOchcrque les métaux ne se séparent entre eux dans l’ordre de
leur densité, cc qui est un inconvénient dont ils sonttrès susceptibles. On a reconnu qu’il était avantageuxd’ajouter au bronze une petite quantité de 1er sou» laforme «l’une feuille de for-blanc, pour augmenter sa du-reté et .-a ténacité.
Une partie d’étain et deux parties de cuivre (à peuprès un atome d’étain et quatre de cuivre), constituentle métal ordinaire des miroirs des télescopes à réflexion,lequel est, de tous les alliages de cuivre et d’étuin, leplus blanc, le plus brillant, le plus dur ot le plus cas-sant. Celui formé de 1 partie d’étain et «le 10 de cuivro(ou à peu près I atome du premier et 18 atomes du se-cond), est le plus tenace de toute la série de ces al-liages.
Lorsque les ornements en bronze destinés à la doruroont été coulés, on les met ordinairement sur des char-bons incandescents jusqu’à ce qu’ils aient acquis latempérature du rouge obscur, et on les expose alorspendant quelque temps à l’air. Leur surface se trouvedélivrée par ce moyen de toute matière grasse ; unecertaine portion de zinc s’en sépare, et l’alliage prendalors une couleur de cuivre plus prononcée,, ce qui lerend apte à recevoir la dorure. La teinte noire que lefeu communique quelquefois aux pièces s’enlève aumoyen d’un lavage fait avec un acide affaibli. On peuttrès bien les décaper au moyen de l’acide nitrique à ladensité de 1,32i, auquel on ajoute une petite quantitédo sel commun et de suie; toutefois, cette dernièresubstance est d’une utilité douteuse. Après cela on doitbien laver à l’eau pure, et sécher avec de la sciure debois ou un litige propre.
BROSSES [angl. brushes, ail. Lursten). Les brossesà peinture se font en serrant fortement, avec un lil «1efer ou une cor«U*lette, des bottes «le crin au bout «l’unmanche en bois. On coupc ensuite de niveau les crinsi aux deux bouts, et l’on enduit à chaud d’un mélange docire et de résine le haut do la botte.
Les brosses ordiuaires se font avec «les soies de san-glier et de porc. La patte est un morceau de bois plus oumoins épais, percé de part en part au foret, de trousronds, égaux, disposés en quinconce et convenablementespacés. On passe dans un de ces trous une ficelle dou-blée en boucle dans laquelle ou engage, par son milieu,un faisceau de poils d’à peu près la môme longueur, etl’on tire la ficelle pour forcer le faisceau à se doubleren entrant dans le trou et à se plier en ses deux moitiés.On passe ensuite la même ficelle en boucle dans le trousuivant, pour saisir un autre faisceau de poils, et ainside suite; la ficelle reste ainsi engagée dans tous les plisdes'faisccaux. Ou coule par dessus la patte de la colle-forte chaude et liquide, ou quelquefois du goudron, afinde maintenir le tout solidement. Enfin, l’on coupe avecdes ciseaux appelés forres , tous les bouts des poils poul-ies niveler parallèlement à la patte. Celle-ci est ordinai-rement en hêtre, en noyer ou en tout autre bois dur, etpour les brosses à habits, recouverte d’une feuille de
placage.
3U'J.
Quand on fait la patteen os ou en ivoire, onremplace la ficelle parun lil de laiton. C’estainsi que sont construi-tes les brosses à dentset à mains, les brossesde blaireau pour labarbe, etc.
M. Mtison a pris en1830, en Angleterre, unbrevet pour un nouveauprocédé pour faire lesfaisceaux de poils sur lapatte, qui consiste àpratiquer dans celle-ci-