BROYER.
BROYER.
au lieu de trous isolés, des rainures a, a, en queue d’a-roixle (iig. 308 et 310), dans lesquelles on juxta-poseles faisceaux de poils c, e, préalablement plongés par lebout dans de la colle de menuisier, ou de la poix, qu’onpresse à mesure avec les doigts ou de toute autre ma-nière, pour leur faire prendre une forme ovale (fig. 31 C);,de telle sorte qu’ils s’élargissent par le bas et remplis-sent la rainure où ils se trouvent (fig. 308), et s’y trou-vent solidement fixés. Il emploie également des rai-nures cylindriques (fig. 309), dentelées, de manière àretenir avec force les faisceaux de poils.
BROU DE NOIX ( angl , walnut husks ou peeîs).Est très employé en France , par les teinturiers, pourdonner plus de fixité à certaines couleurs sombres.
BROYER (art de). C’est en général l’art de réduireun corps solide en particules plus menues de quelquemanière et avec quelque instrument que ce soit.
L’art de broyer constitue, dans son ensemble, dansses moyens de travail, et dans la diversité des matièresemployées, une industrie à part et bien distincte,qui exige de la part de celui qui l’exploite, de jus-tes notions sur les propriétés et les qualités des di-verses matières soumises au broiement, sur les condi-tions du meilleur choix des instruments de travail, etsur la meilleure manière d’agir sur les corps, suivantle but qu’on se propose.
Quoi qu’il en soit, il est bon nombre de principes gé-néraux sur lesquels les constructeurs et les fabricantsles plus éclairés ne sont point d’accord entre eux, prin-cipalement sur les avantages et les inconvénients desmachines cyliudriques, employées dans la fabricationdu chocolat, des encres pour l’imprimerie et pour lapeinture (voyez chocolat, encres, couleurs) :beaucoup de constructeurs ne tiennent pas assez decompte de la nature et de la qualité des produits euégard à l’emploi qu’on doit en faire.
En un mot, ingénieurs, constructeurs et fabricants
flottent incertains entre les systèmes et les doctrines debroiement les plus différents, et les plus opposés; de làcette foule de machines plus ou moins ingénieuses quiprennent des noms analogues à l’objet qu’on se propose :machines à moudre les plantes alimentaires, à décorti-quer, concasser, pulvériser et couper les graines sècheset grasses, à battre les grains, à piler, à écraser les corpsdurs et résistants, et à broyer les écorces à tan, le plâtre,les épices, les couleurs, les émaux, etc.
Nous croyons donc faire une chose bonne et utiled’indiquer ici, sinon les propriétés physico-chimiquesdes matières dont l’étude appartient exclusivement à lascience, au moins les principes généraux qui peuventéclairer la pratique par de j ustes notions sur la conditiondu meilleur mode de broiement, suivant le but qu’on sepropose, eu égard à la nature de la matière employée.
Nous comprenons sous le titre de prine/pes généraux,savoir :
1 u Les caractères généraux des matières à l’état inerteet solide.
2° La ténacité des matières brutes , c’est-à-dire la ré-sistance que ces matières opposent à être brisées oubroyées d’une manière quelconque.
3 U Le choc ou la force mécanique necessaire pour briser,écraser , piler, concasser et pulvériser les matières .
4° Les précautions à prendre et les défauts à éviter dansle broiement de certains corps , eu égard à l’économie pu-blique et à l’hygiène.
I. — Caractères généraux des corps. Les corps suscep-tibles d’être broyés et réduits en poussière fine sont ceuxqui sont solides à la température ordinaire, et qui pré-sentent au toucher une résistance très sensible. Ces corpssont des produits naturels ou des produits d’opérationsartificielles, mécaniques ou chimiques : de là plusieurscatégories de matières que nous classerons sous la formede tableau des matières susceptibles d'être broyées et pul-vérisées d'une manière quelconque.
'1 rc catégorie. Substances minérales dures et très ré-)sistantes. I
2 e catégorie. Substances dures et peu résistantes. {
3* catégorie. Substances végétales servant à la pharma-cie, aux arts et à l’industrie.
Moins résistantes.
Filandreuses.
4 e catégorie. Substances végétales alimentaires.
5 e catégorie. Substances animales.
6 e catégorie. Substances ou produits chimiques. {
7 * catégorie. Substances que le fer et certains alliages I
métalliques altèrent. |
8* catégorie. Substances vénéneuses ou nuisibles à la Jsanté. I
Métaux et leurs composés métalliques, émeri ,émaux, etc.
Verre, pierre, marbre, craie, gypse, plâtre, talc, etc.
t-. . . , . . . . /Kina, noix vomique, fève do
Dureset très résistantes. [ saint IgnacCi et 4 c .
i Indigo, houille, charbon deJ bois, curcuma, sumac, noix\ de galle, café, cacao,poivre,I piment, etc.
/ Salsepareille, réglisse, écorceI degarou, rhubarbe,iris, etc.| Gomme adragante, coloquin-Molles ou élastiques. < te, agaric, baumes concrets,( etc.
{ Moutarde, graines de lin, decolza , d’anis , cubèbes ,etc.
{ Gommes-résines concrètes,bitume, ambre, benjoin,copal, etc.
Céréales, fruits et légumes secs, riz , noix, amandes,etc.
j Yeux d’écrevisses , écaillesDures < d’huîtres , ivoire, écaille ,
{ etc.
t Cochenille, mouches cantha-Élastiques. rides, gélatine, albumine,
( etc.
Peu résistantes. { Charbon animal, noir, etc.
Fleurs de soufre, précipités terreux, et divers produitsde la sublimation.
Sels, couleurs diverses, vanille, etc.
Arsenic, couleurs extraites du plomb, vermillon, ven-de gris, etc.