BUOYEU.
broyeie
On moud certaines plantes alimentaires entre deuxmeules d’un petit diamètre, dont Tune est immobile,et dont l’autre fait sa rotation autour d’un pi-gnon place au centre et construit en l'orme d’enton-noir ; on place la matière dans l’entonnoir pour ali-menter la machine sans le secours de l’homme. Un réci-pient permanent adapté au bas de la meule fixe reçoitle grain pulvérisé, qui s’échappe plus ou moins lin parsuite du mouvement et de la force centrifuge. C’està proprement parler le moulin à moudre le blé, con-struit comme dans son origine et avec tous ses inconvé-nients ; mais plusieurs fabricants habiles, par des addi-tions ingénieuses, ont rendu ce moulin apte à moudredu verre de bouteille, de la porcelaine, des oxydes mé-talliques, de la graine de colza, du cacao, etc., avectoute la perfection désirable. Tel est le moulin inventé,par M. Pelletier (voir Bulletin delà Société d’Encoura-geinent, année 1839, pages 141, 203, 259).
« Ce moulin, dit l’inventeur, se compose de deuxmeules de 52 centimètres de diamètre. La meule supé-rieure est armée extérieurement de fonte pour augmen-ter son poids, et porte sur sa surface broyante un disqueen acier ou en fonte d’environ 27 centimètres de dia-mètre, rayonné dans le sens des tangentes au petitcercle de l’œil de la meule, de manière à faciliter l’ex-pulsion â la circonférencedes parties broyées. Lameule gisante porte un dis-que semblable; mais lestangentes y sont en sensinverse de celles du disquesupérieur, de manière à fa-voriser le broiement.
« Ces disques reposentsur des disques en bois, pa-rallèles à la surface infé-rieure de la meule cou-rante, logés dans l’épais-seur de cette meule et fixéspar trois boulons à écrous.
Entre le disque en bois etcelui en acier, on place undisque en papier d’égaleépaisseur, de manière qu’endesserrant les trois boulonsà vis en bois à tête fraisée,qui fixent le disque en acierau disque en bois, on peuten quelques minutes en-foncer le disque, au fur età mesure que la surfacedes meules, qui n’est pasrecouverte, et qui resteunie et sans taille, s’usepar le broiement.
« Par ce moyen, on peutremplacer assez prompte-ment les disques hors deservice, dont le prix estmodique quand ils sont fon-dus :
Les avantages généraux de ce système sont :
'1° D’agir par le seul poids des meules, comme lesmoulins ordinaires, en réunissant l’avantage des mou-lins en fonte à pression, qui depuis quelques aiméesavaient été proposés;
2” D’avoir le même avantage qu’eux pour la pré-cision. ladureté, et, par conséquent, la durée delà taille ;
3 U Enfin de pouvoir, en quelques minutes, rempla-cer ces disques avec facilité, comme de pouvoir les en-foncer dans les meules au fur et à mesure que la sur-face de ces meules, non recouverte de disques, s’usepar l’effet du broiement. »
Les meilleures machines actuellement en usage enAngleterre pour broyer les couleurs sèches, sont prin-cipalement de deux cgpèces; ce sont des molettesagissant par le frottement circulaire et alternatif, oudes meules opérant par le mouvement circulaire etcontinu. Nous pouvons même' citer plusieurs établis-sements où se trouvent réunies plusieurs machines différentes, des meules, des cylindres broyeurs , des blu-toirs, etc., qui marchent par la transmission desmouvements incessants partant d’un centre d’actionunique, de l’impulsion que donne une machine à va-peur, à laquelle la volonté d’un seul homme imprimeen un instant une force motrice accélérée ou une modé-ration de vitesse, suivant que les besoins l’exigent.
Nous donnons ici le dessin et la description d’unmoulin à broyer les couleurs ou autres matières sèches,analogue à celui décrit ci-dessus, qui, par l’effet de laplus ou moins grande quantité d’humidité de l’air, oude la chaleur produite par le frottement ne sont passusceptibles de s’agglomérer et d’empâter les meules.
Les fig. 311 , 312, 313 et 314, montrent cette ma-chine vue sous plusieurs faces.
Le bâti AA du moulin est fait en bois ou en fonte,et est fortifié par les deux barres de fer B, B, qui letraversent. La meule inférieure C, qui sert de base
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313.
314.
(fig. 312), est faite en fonte, et sotrouve cannelée à sa surface supé-rieure comme les meules à farineElle est fixée sur les doux barresde fer B, B; mais il serait mieuxde la soutenir par trois vis qui peuvent y être ajus-tées, en passant en haut à travers les barres de sup-port. La meule est entourée d’un grand cercle de ferD, pour empêcher la couleur de consistance pâteusede déborder par dessus le bord. Elle ne peut s’échap-per que par l’ouverture de l’écluse E (fig. 312), forméedans la circonférence, elle est ensuite reçue dans letube X placé en dessous.
La meule supérieure F, est aussi en fonte. Les li-gnes ponctuées en indiquent la forme. Il y a une ouver-ture au centre avec des bords G, G ; il y a aussi un bordsur sa circonférence extérieure, ce bord est assez haut