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A-F.
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BROYER.

BROYER

pour arrêter la couleur qui pourrait quelquefois s'accumu-ler sur la surface. Un axe de fer X passe dans la pierre àtourner, et la fait aller. Une roue d’angle horizontale K,(fig. 312 et 313), pourvue de Iti dents en bois, est atta-chée à l’extrémité supérieure de la flèche perpendicu-laire II. Une autre roue d’angle L, pourvue, comme lapremière, de 27 dents en bois, est placée verticalementsur l’axe horizontal en fer M, M, et entre dans laroue K. L’axe horizontal M, M, supporte à une de scsextrémités une manivelle N, par laquelle l’ouvrier peutfaire tourner la meule P, et à l’autre extrémité dumême axe est attaché un volant O, qui sert à régulari-ser les mouvements de la machine. Sur un des rais duvolant, il y a, de la même manière, une manivelle P,dont on peut se servir au besoin pour faire tournerle moulin. Cette manivelle peut s'attacher à la dis-tance convenable du centre, au moyen de la vis J.

La couleur à broyer est mise dans la trémie R, à la-quelle se trouve suspendu le seau S, mais toujours àune hauteur convenable pour faire passer la couleurtrès régulièrement à travers l’orifice G dans la meule F.Une corde ou une chaîne T, au moyen de laquelle leseau se trouve suspendu à une hauteur convenable pourverser la quantité de couleur nécessaire entre les pierres,tire le seau dans une direction oblique, et fait appuyerlobée contre la flèche droite H. Par ce moyen le sceauest entretenu dans une agitation continuelle, de manièreà décharger plus ou moins de couleur selon qu’il estpenché plus ou moins considérablement. Le vase decuivre X, reçoit la couleur à mesure qu’elle est broyée ;une fois rempli, il peut se transporter par les deux ma-nivelles Z, Z ; ou être vidé par le robinet Y sans éloi-gner le tube.

Une observation importante à faire,c’est que toute machine cylindrique,agissant par le frottement continuel etpériodique, produit toujours une matièrecomposée de lames parallèles suscepti-bles de contracter entre elles une adhé-rence plus ou moins forte, suivant qu’el-les sont plus minces, plus égales et plushomogènes, après avoir été trituréesplus longtemps. Or, on sait que les corpsles plus résistants sont les plus diffici-les à briser et à diviser ; c’est là le dé-faut à éviter dans les chocolats, les cou-leurs préparées pour la peinture, lesencres d’imprimerie qui ne doivent ma-nifester qu’une faible résistance, quipermette toujours d’isoler et de séparerfacilement leurs molécules.

Les cylindres ou laminoirs en granitet en fonte sont utiles, pour mélangeravec facilité et économie de travail sur-tout , l’eau ou l’huile avec les couleursdijà broyées, séchées et tamisées enpoudre fine. Pourtant, il faut employerpréférablement les cylindres en granit,en porphyre ou en pierre lithographiquetrès durs; et, en effet, le blanc de cé-ruse, broyé avec un cylindre en fer,jaunit au bout d’un certain temps. Le bleu de Prusse ,trituré pur le même moyen, verdit, les ocres piquent lafonte et mettent les cylindres hors de service ; le cho-colat contracte une odeur ferrugineuse ; la vanille perdson parfum, quand le broyage est trop prolongé.

Dans les anciennes machines cylindriques, les palierssupportant les cylindres étaient fixés par des boulonscontre une plate-bande du bâti; ces paliers s’éloi-gnaient et se rapprochaient par une vis à double filet età écrou, qu’il fallait tourner à l’aide d’une clef ( fig. 315);ces machines exigeant beaucoup de temps pour êtreréglées, même imparfaitement. Pour obvier à cet in-

315 .

316.

convénient, M. Hermann a rendu dans les machinesii trois cylindres (fig. 316) le palier du milieu fixe, lesdeux autres glissent dans des coulisses et se rapprochentou s'éloignent simultanément par des vis commandéespar une vis sans fin, de manière que tout en tournantla manivelle delà main droite, on peut régler en mêmetemps l’écartement des cylindres de la main gauche.

Mais, nous le répétons, les laminoirs ne sont réelle-ment utiles et efficaces que pour mélanger les couleur»avec de l’eau ou de l’huile. Il faut ensuite les broyer à lamolette ou à la meule, agissant par le frottement cir-culaire et alternatif, afin d’opérer tout à la fois le me*

PrviliSi