BRUNISSOIR
BRUNISSOIR.
bâtiments et également séparé, se trouvent trois pilonsd’une l'orme appropriée, et destinés au travail prépa-ratoire des chocolats communs, qui seuls sont soumisà l’action de cet agent.
9” Tamisoirs mécaniques. Ces appareils méritent àeux seuls une attention très grande. L’opération du ta-misage joue un si grand rôle dans les arts qu’on peutregarder comme un progrès important tout perfection -nement qui s’y rapporte. L’état où cette opération setrouve dans l’établissement de Noisiel est extrêmementremarquable.
Les moyens employés ici sont d’une simplicité ex-trême; les appareils tellement réduits, qu’ils peuventêtre variés suivant la nature ou les propriétés des diffé-rentes substances, pour éviter toute possibilité de mé-lange. Leur action reçoit d’un moteur mécanique l’a-vantage immense de modifications graduées àl’inlini,et d’une uniformité que la main de l'homme ne peut luiprocurer. De ces circonstances résulte une identité par-faite entre les produits de même espèce.
L’ensemble des coups frappés par les différents pi-lons renfermés danscctétageestd’cnvirondeux mille, etle travail deehacun peut être considéré comme 7 fois plusgrand que celui qu’on obtiendrait du travail d'un homme.
En montant au deuxième étage, on trouve :
4° Deux moulins à orge et gruau d’avoine :
2“ Des tamisoirs ;
3‘’ Un moulin à blé à meules ordinaires ;
4° Un moulin à drogues, même disposition ;
5” Un blutoir à gomme;
G" Un tamisoir;
7° Un jeu de cylindres pour écraser les graines oléa-gineuses.
Passant au troisième étage, on rencontre les appa-reils à chocolat ; ils sont au nombre de deux, et com-posés , ainsi que celui anciennement employé chezM. Auger, l’un de quatre et l’autre de six cônes liéspar leurs sommets et conduits circulaircmcnt sur unplan horizontal.»
Malgré la longueur de cet article, nous craignons den’avoir donné qu’une théorie incomplète de l'art debroyer. Nous décrirons plus en détail aux articles spé-ciaux, tous les faits intéressants que nous n’avons putraiter ici. rouget i>e lisle.
BRUNISSOIR. Le brunissoir est un instrument enacier ou eu pierre dure qui sert à polir un corps, eu frot-tant les inégalités ou aspérités qui sont sur sa surface.
On comprend aussi sous le nom de brunissoirs lespierres à brunir à l’usage des doreurs sur bois, desrelieurs, des porcelainiers, les pierres à lisser et lesmolettes des lisseurs d’étoffes, de papiers peints, decartes à jouer, etc. (Voyez papiers peints, cartesa jouer, impression sur étoffes).
Comme l’a dit M. Héricart de Thury dans un rap-port fait à la Société d’Encouragement, les brunissoirset les molettes sont des instruments essentiels à diffé-rentes branches de l’industrie et considérés comme tel-lement essentiels qu’on a vu souvent des ouvriers esti-mer oO, 60 francs et uu-delà, des brunissoirs que leurspères avaient payé 2 et 3 fr., et que d’autres estimaient40, 50 et 60 francs des molettes payées o à 6 francsau plus, mais dont ils avaient apprécié la qualité parune longue pratique.
Cette fabrication est d’une haute importance pournos diverses industries qui ne peuvent se passer de bru-nissoirs, et qui ont souvent beaucoup de peine à seprocurer les différentes formes qui leur sont nécessairespour leurs opérations.
Ainsi : 4° les bijoutiers, les orfèvres, les doreurs surmétaux se servent de huit formes, ou forces de brunis-soirs en pied de biche, d’agate, de silex ou d’hématiterouge (voyez orfèvres, doreurs sur métaux;;
2° Lus doreurs sur bois ont quatre formes de brunissoirs
d’agate, jaspe et silex; savoir la pierre à gorge, la pierreà bande, la pierre moyenne, et la pierre à meule. (Voy.DORURE SUR ROIS).
3 U Les relieurs et doreurs sur tranches emploienttrois formes de brunissoirs à dent, la forte , la moyenneet la petite. (Voyez reliure).
4° Les porcelainiers ont quatre brunissoirs d’agateet de silex en pied de biche pour dégrossir, et quatred’hématite pour finir. (Voyez porcelaine).
5” Les lisseurs emploient plusieurs molettes d’agateet de silex de diverses dimensions.
6" Le brunissoir des doreurs sur cuir est un cailloudur et poli, monté sur un manche do bois.
Les brunissoirs en acier àl’usagc des orfèvres, serru-riers, couteliers, graveurs, horlogers et de la plupartdes ouvriers en or, argent, en cuivre, en fer et en aciersont courbés ou droits, arrondis ou en pointe pour s’ap-proprier aux saillies ou creux de la pièce.
Le brunissoir du graveur est une lame d’acier quiest amincie pour entrer dans les manches à poignée quiservent à le tenir ; la partie du milieu, qui est plate, estarrondie du côté convexe, et aussi un peu courbe; lapartie arrondie doit être bien polie, et l’outil trempédur.
On se sert do ce brunissoir pour donner le dernier poüaux planches de cuivre, en les frottant et en ayant soinde mettre de l’huile pour les lubrifier.
Les brunissoirs en usage dans l’horlogerie sont de di-verses formes et grandeurs, ils sont tous d’acier fondu,trempé dur et bien poli : les uns sont taillés en limesà feuille de sauge, d’autres comme des limes ordinaires ;les premiers servent à brunir des vis, des pièces de cui-vre, lus autres servent pour des pièces plates. Les horlo-gers en ont aussi de petits de cette dernière espèce, pourbrunir les pivots; ils les appellent brunissoirs à pivots.
Les brunissoirs habituellement employés pour le bru-nissage de la poterie d’étain, sont en acier. Les uns pourbrunir la vaisselle, les autres pour la poterie, et les der-niers pour ce qui est réparé à la main; on les repassesur la potée d’étain, et on les mouille à l’eau de savon.
Le brunissage de la coutellerie s’exécute à l’aide debrunissoirs à main et de brunissoirs à étau ; ils sont tousd’acier fin trempé et bien poli.
Les premiers n’ont rien de particulier, mais les bru-nissoirs à étau sont formés et montés d’une manièretoute différente; *sur une longue pièce de bois prise ho-rizontalement dans l’étau, est posée une autre pièceaussi longue, mais en forme d’arc dont la concavité esttournée eu bas. Ces deux pièces sont réunies à une deleurs extrémités par le moyen d’un piton et d’un cro-chet qui permettent à la pièce de dessus de se mouvoirlibrement autour de ce point comme centre. Cette piècecourbe porte vers le milieu de sa concavité le brunissoir,qu’on rend plus ou moins saillant par le plus ou moinsde longueur qu’on peut donner à son pied. La pièce debois mobile à l’extrémité opposée au crochet, est arméed’un manche qui sert à la manœuvrer comme un levier.Cette disposition permet d’appuyer avec plus de force lebrunissoir sur la pièce à brunir, qui est posée sur lemorceau de bois fixe. On donne au brunissoir, soit laforme du fer d’uu marteau à tête arrondie et polie,pour brunir les pièces planes et convexes, soit la formede deux cônes opposés par leur sommet et à bases arron-dies, pour brunir les pièces concaves et les surfaces an-nulaires.
Détails sur les procédés de fabrication des brunissoirsen pierres dures. 1° Après avoir fait choix des écail-les de silex qu’on distingue par leur beauté, l’homogé-néité de la pâte, leur couleur et leur translucidité, qua-lité à laquelle les doreurs tiennent particulièrement, ondessine sur l’écaille, à l’aide d’un patron de cuivre, laforme du brunissoir; 2" on ébauche avec le marteau,opération délicate qui se fait rapidement, mais oui de-