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A-F.
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BRUNISSOIR.

BURIN.

mande beaucoup d’adresse, et un tour de main qu’onn’acquiert que par une longue pratique; 3° par l’effetde différentes meules, on les dégrossit, puis on les adou-cit, et enfin on les termine en leur donnant le dernierpoli, à l’aide de divers apprêts.

L’agate étant plus pure que le silex pyromaque,quelques personnes ont pensé que les brunissoirs etles molettes d’agate devaient être préférés à ceux de-silex ; mais l’expérience, le premier de tous les maî-tres, disait Bernard de Palissy , qui était le premier pra-ticien de sa fabrique, l’expérience a prouvé la supério-rité des brunissoirs à silex sur ceux d’agate; c’est parles mêmes raisons que les pierres à fusils de silex sontsupérieures à celles d’agate à cause de leur plus granderésistance, que les silex sont moins cassants et moinssujets à éclater par le plus léger choc en porte à faux,et qu’enfin l’agate est trop coulante.

Le travail des matières siliceuses dures se fait trèsavantageusement au moyen de scieries mécaniques con-venablement disposées; nous donnons ci-dessous l’idéed’un établissement de ce genre,

Description de la scierie mécanique établie par M. Hu-lin , sur le canal Saint-Martin , boulernrd Beaumar-chais. 1° Une scierie mécanique horizontale pour scierles pierres dures eu plaques de Û'°,50 de longueur sur0"’,30 de largeur; son porte-lame descend seul, suivantun poids déterminé par le nombre de lames et la duretéde la pierre à scier. Une bricole met en mouvement unevis d’Archimède , qui élève à 0“,o0, et verse sur toutesles lames, au moyen d’un excentrique, l’émeri, sanscesse agité, délayé dans l’eau, et mêlé en parties égales,avec du grès fin, qui, reçu dans un bassin inférieur, estrepris et élevé de nouveau par la vis d’Archimède . Ceprocédé, dont il est facile d’apprécier les avantages etqui aura certainement d’utiles et nombreuses applica-tions, nous paraît mériter de fixer l’attention.

Cette scierie, qui peut comporter jusqu’à vingt la-mes au besoin, débite des tranches d’agate, de jaspe etde bois agatisés, de palmiers pétrifiés, etc., de toutesles épaisseurs, ainsi qu’on peut le voir dans les galeriesde minéralogie du Muséum d’histoire naturelle.

2 U Une scierie à lames circulaires pour couper et dé-tailler en plaques de moins d’un demi-millimètre d’é-paisseur les agates, les jaspes, lesjades et autres pierresd’ornement.

Comme dans la précédente, l’émeri est élevé par unevis d’Archimède barboteuse, de 0 m ,50 de longueur, surla pierre, qui, au fur et à mesure de Yentrure des lames,

avance sur un chariot au moyen d’un poids d’appel.Cette scierie est d’autant plus avantageuse et plus éco-nomique que, une fois l’appareil monté, la scie marchetoute seule pendant cinq à six heures, et même davan-tage, sans avoir besoin de personne pour la diriger, jus-qu’à ce que tous les traits de scie soient entièrement ter-minés. Ces scies ont l’immense avantage d’éuter legrave inconvénient que présentaient les sciottcs à lamain, dont les traits se rencontraient rarement, aupoint qu’il eu résultait presque toujours un noyau ouune saillie sur l’une des surfaces, et sur l’autre, aucontraire, un creux ou une cavité qui exigeaient un longtravail de planissage et de perte de matière pour lesfaire disparaître entièrement.

BURIN. Outil servant à graver, qui se compose sim-plement d’un petit barreau carré d’acier affûté par unede ses diagonales, de telle sorte que la face usée soit unlosange, et emmanché dans un manche en bois. Les bu-rins doivent être faits avec le meilleur acier possible,lors même qu’ils ne sont destinés qu’à travailler le bois,sauf alors à leur donner une trempe moins dure; maisleur usage le plus habituel étant de couper le cuivre etmême l’acier, ils doivent être généralement trempésdurs. Le burin grain d'orge, moins employé et plus cas-sant que le burin carré, est taillé plus ou moins oblique-ment, de manière à présenter un losange beaucoup plusallongé, dont lapofnte est très friande et sujette à casser.Ce burin sert à faire des tailles fines et profondes, tan-dis que le burin carré les fait plus larges et moins creu-ses. Le graveur a encore d’autres burins; car ce noms’applique à toute une série de petits outils, tels queéchoppes, burins elliptiques formant ogive du côté dela pointe, etc. Le graveur sur bois fait plus particulière-ment usage du burin losange, et des burins échoppes,qu’il nomme langue de chat .

On emploie aussi des burins carrés, ronds, ellipti-ques, et de formes très variées pour tourner le fer etl’acier ; dans ce cas on emploie plus souvent le côté quela pointe même.

Il semblerait, à voir un burin, que rien n’est plus fa-cile que de le rendre pointu et coupant, et cependantcette opération est extrêmement difficile à bien exécu-ter. Communément, l’inclinaison du biseau d’un burindoit être de 40", et ce biseau doit être parfaitementdroit, tant dans le sens de la longue diagonale du lo-sange, que dans celui de la plus courte diagonale qui lacroise à angle droit.

C

CABESTAN (angl. capstan,a//. spille, ankerwinde).Le cabestan est un treuil vertical qui se manœuvre gé-néralement au moyen de barres horizontales, qui permet-tent aux hommes qui le manœuvrent d’agir sans retireret remettre les barres comme pour le treuil.

Un des emplois les plus importants du cabestan estcelui qu’on en fait à bord des navires pour dérâper,c’est-à-dire pour détacher l’ancre du fonds dans lequelelle est fixée. La forme du cabestan ordinaire est tropconnue pour la décrire. Nous préférons donner la des-cription de deux systèmes qui ont été exécutés en Angleterre et qui diffèrent un peu du cabestan habituellement employé.

Les fig. 317 et 318 représentent le premier de cessystèmes, dont le dessin montre trop clairement la dis-position pour qu’il y ait besoin d’en donner une descrip-

tion détaillée. On voit que l’on peut faire tourner l’ar-

317. 318.

bre au moyen d’une manivelle agissant soit par des roue*