CABESTAN.
CABLES ET CORDES.
d'angle, soit par une vis sans fin et une roue dentée.On a proposé de disposer à angles droits, quatre roues«l’angle pour agir par quatre manivelles à la ibis
Les tig. 319 et 32ü représentent le second système.On voit «pic la tête du cabestan porte un système deroues dentées, qui est sans effet quand les clefs h, h ,sont en place et rendent solidaires la tête et l'arbre ducabestan (Dans ce cas on re-lève la roue f , au moyen d’unevis ). Le cabestan est alors toutà fait semblable à un cabes-tan ordinaire. Mais si l’cflortexercé est insuilisant, alors onenlève les clefs g , h, on meten place la roue f, et on agitpar les barres sur la tête g;î’etfort est alors augmenté parl’effet des roues dentées d surl’engrenage p.
Nous donnerons à l’articletreuil , le treuil à engrena-ges, appelé souvent cabestan,par lequel on a générale-ment remplacé le cabestan àbarres, sur les navires bienconstruits.
Pour éviter les accidents etle déroulement des cabestans,on munit toujours leurs extré-mités inférieures d’un encli- 320.
quetage qui empêche tout mouvement rétrograde et nepermet de mouvement que dans un sens.
La corde qui s'enroule autour du cabestan l’auraitbientôt rempli, ce qui l’empêcherait d’agir si, un hommene tirait a lui l’extrémité du câble qui a fait deux outrois tours autour du cabestan, et le cordage se dérouled’un côté pendant qu’il s’enroule do l’autre. Le frotte-ment et la roideur de la corde font naître une résistancesutlisante pour que le cabestan puisse encore surmonterd’énormes résistances sans que le cordage sc déroule.
CABLES LT CORDES ( fabrication des ) ( angl.rope-machines, ail. kettentaue und seil fabrication). Lafabrication des cordes sc divise en deux parties : fileret commettre. La première opération a pour objet deréunir les fibres filamenteuses, aussi également que pos-sible, en les faisant adhérer par une torsion suffisante,pour que les fibres rompent plutôt que de glisser les unessur les autres. Le fil de caret ainsi préparé a donc lamême résistance que si les fibres étaient de toute lalongueur du fil. Le commettage consiste dans la réuniondes fils de caret, pour en former les cordes et câblesayant une résistance convenable pour l’emploi auquelon les destine.
I. Filature. Les procédés mécaniques de filature pourles fils destinés à former les tissus, que nous indique-rons a l’article filature du lin et du chanvre, ou aumoins des procédés analogues pourraient sans doutes'appliquer a la filature du fil de caret. Des recherchesfaites en Ecosse , parM. Buchanan, paraissant avoir eudu succès, néanmoins nous n'avons pas eu connaissancequ’il eu soit résulté une exploitation sérieuse, pas plusque du brevet qui avait été pris en France par M. C. De-marçay, pour l’exploitation de ces procédés. C’est qu’ou-tre les difficultés qu’on rencontre à obtenir des fils aussilisses que ceux que procure le travail à la main, et àemployer les fibres dans toute leur longueur, la façonqu’il s’agit ici de donner au chanvre n’est pas d’assezgrande valeur pour pouvoir permettre des frais de trans-port considérables, et ce ne serait pourtant que par unefabrication importante qu’on pourrait recouvrer l’inté-rêt de machines coûteuses. Jusqu’à ce jour, et long-temps encore probablement, la fabrication du fil de caretse fera manuellement par les procédés bien simples que
nous allons décrire. Il n’en est pas de même du com-mettage pour lequel les machines ont été adoptées avecavantage, plutôt cependant pour obtenir des produitsplus parfaits que par raison d’économie.
Les outils nécessaires au cordier consistent : en unrouet faisant tourner plusieurs crochets coudés ; en râ-teliers destinés à supporter le fil pour l'empêcher detomber à terre; enfin, en dévidoirs ou tourets servant àenrouler le fil quand il est fabriqué.
Le cordier s’étant mis autour de la ceinture une quan-tité convenable de chanvre bien peigné, ou fi/usse, enaccroche l’extrémité à un crochet que le rouet met eumouvement ; puis marchant en arrière il cède do la maindroite la quantité de chanvre suflisantc, qui se tord parl’action du rouet; tandis que de la main gauche, il serrece fil, un peu en avant, au moyen d’une lisière de drapdite paumelle. Le tortillement étant arrêté par cettepression, il étend la filasse entre ses deux mains et nefait glisser la main gauche qu’à mesure qu’il l'a disposéeconvenablement.
Les fileurs réunissent successivement leurs fils àl'extrémité des fils des ouvriers voisins, au moyen desbouts non tordus et continuent ainsi jusqu’à ce que letouret sur lequel on enroule ces fils soit 1 empli. On leporte alors au magasin.
Un bon filcur peut faire dans sa journée 30 à 3okilogr. de fil de caret. Le déchet ne doit pas dépasserip. 100 pour les chanvres de bonne qualité, ni 10p. 100sur ceux de qualité inférieure. C’est le plus souvent surles fils que se fait l’opération de goudronnage nécessairepour les préserver de l’action destructive de l’humidité,quand ils doivent être employés dans la marine. Cetteopération s’exécute pour le mieux en faisant passer lefil d’un touret sur un antre en le forçant, par le moyend’un rouleau de pression, à traverser une chaudière rem-plie do goudron chaud. Pour que le fil n’en prenne pastrop, on le fait tourner en hélice, à sa sortie de la chau-dière, sur une corde de crin inclinée, et renfermée dansun tube chauffé par le passage de la vapeur provenantdu bain marie qui sert à chauffer le goudron. De cettemanière l’excédant de ce dernier retourne à la chau-dière.
Quelquefois on fait passer le fil à la sortie de la chau-dière à travers une espèce de pince chargée d’un poids,qui enlève le goudron excédant.
On a trouvé avantage à débarrasser le goudron detout principe soluble en le faisant chauffer avec de l’eauavant de l’employer, et de tout principe acide en lechauffant jusqu’à ce qu’il prenne la consistance de lapoix, et lui rendant sa fusibilité par l’addition de sub-stances grasses, telles que le suif, ou des huiles animales.
Les cordes goudronnées offrent un peu moins de ré-sistance que les cordes blanches, mais durent plus long-temps. Le goudronnage par fils est bien préférable àcelui du câble entier, puisque l’eau pénètre bientôt cedernier, qui n’est recouvert de goudron qu’à la surface.On se contente néanmoins de cette opération pour Lscordages servant aux manœuvres dormantes.
II. Commettage des (Us. Les fils de caret étîint fa-briqués , il faut les commettre, c’est-à-dire les tordreensemble pour obtenir les cordes et cordages. Ces der-niers seront d’autant plus réguliers et par suite offrirontd’autant plus de résistance que les fils de caret employésseront plus fins, mais l’économie oblige à en employerde diverses grosseurs, habituellement de trois numérosdans les arsenaux delà marine.
Une observation assez importante c'est qu’il est bonde garder les fils de caret quelque temps en magasinavant de les commettre ; les fibres longtemps tordues netendent plus que très faiblement à se redresser.
Décrivons d’abord le commettage de deux fils, ou dela ficelle, qui se fait aussi quelquefois à trois fils. Leprocédé est le même que pour les gros cordages , mais
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