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GAULES ET COUDES

CABLES ET COUDE:

pour ceux-ci nous décrirons les procédés mécaniques ducapitaine Iluddart (de la marine anglaise ), adoptés dansles arsenaux anglais et avec quelques légères modifica-tions dans les arsenaux français.

Le cordier dévidant le fil îles tourets et le plaçant surles chevalets, va l’attacher à un poteau situé à une dis-tance égale à la longueur qu’il veut donner à la ficelle.Il en place un second parallèlement au premier, oumieux, c’est le même fil qu’il passe sur un crochet ouune petite poulie que porte le poteau de manière que lesecond fil n’est que le prolongement du premier, ce quipermet de donner plus facilement une. égale longueuraux deux fils. Il prend ensuite les fils à leur point deréunion au poteau et les accroche à un émérillon. Celui -

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ci (fig. 321 ) se compose d’un crochet,dont l’axe tourne librement dans unedouille, laquelle porte un anneauqu’on attache à un chariot , qui peutavancer ou reculer, et qu’on chargeplus ou moins de pierres, suivant qu’onveut obtenir un commettage plus oumoins dur. Pour les forts cordages onétablit un peu en avant des tourets lechantier à commettre. Celui-ci se com-pose de pièces de bois solidementfixées dans le sol, destinées à porterdes manivelles, à l’extrémité des-quelles on adapte les extrémités desfils à commettre. Pour la ficelle lerouet du cordier suffit parfaitement.

Il est clair qu’en faisant tourner lerouet, les deux fils s’enrouleront l’unautour de l’autre, de manière à pro-duire une corde. Pour que cet enrou-lement soit régulier le confier se sertdu toupin (fig. 322). C’est un morceaude bois en forme de cône tronqué degrosseur proportionnée à la cordequ’on veut faire; il est sillonné derainures en nombre égal à celui desfils qu’il s’agit de commettre.

Le toupin étant placé près de l’émérillon, on fait tourner le rouet. Cha-cun des fils se tordégalement puisqu’ilssont parfaitementégaux en grosseur.

Quand la torsion estsuffisante, l’ouvrieréloigne le toupinde l’émérillon et lefait glisser entre lesfils jusqu’auprès durouet. Les fils se réu-nissent en roulant l’un sur l’autre et forment une cordequi ne tend plus a se détordre par son élasticité, commele fait le fil de caret abandonné à lui-raème.

Ceci demande a otre bien compris. Nous emprun-tons a M. Boitard ( Manuel du cordier) le passage sui-vant qui fait parfaitement apprécier pourquoi il en estainsi.

Pendant que le toupin était contre T émérillon, lesdeux fils ont été tors chacun en particulier, et ont ac-quis chacun un certain degré de force élastique quitend à les détordre ou à Vs faire tourner dans un sensopposé à celui dans lequel ils avaient été tortillés, dèsqu’on leur en aura donné la liberté, ce qui se fait sen-tir par l’effort que le toupin fait pour tourner dans lamain du cordier. Aussitôt que le cordier aura écarté letoupin de l’émérillon, la partie du premier fil qui setrouve entre le toupin et l’émérillon, étant en liberté,tendra par la force élastique qu’elle a acquise par letortillement, à tourner dans un sens opposé à ce tortil-

lement ; c’est-à-dire, que si les fils ont été tors de droiteà gauche, la partie du premier fil comprise entre le tou-pin et l’émérillon, qui sera en liberté, tendra à tourner\lc gauche à droite, et elle tournera effectivement en cesens par la seule élasticité, en-faisant tourner avec ellele crochet de l’émérillon. De mémo, le second fil ayantété tors de droite à gauche, la partie de ce fil compriseentre le toupin et l’émérillon tendra aussi à se détortil-ler, et à tourner de gauche à droite, et effectivement,elle tournera dans ce sens, et fera tourner le crochetmobile de l’émérillon.

« Il en résulte, que les deux fils, tournant dans lemôme sens, s’ils n’étaient pas réunis, et qu'ils fussentattachés à deux émérillons séparés, ne feraient que sedétordre. Mais, comme ils sont attachés au même cro-chet, et qu’ils ne peuvent pas tourner autour d’un memeaxe sans se rouler l’un sur l’autre, les deux fils, par leurseule élasticité et par l’effort qu’ils font pour se détordre,se roulent l’un sur l’autre, mais dans un sens opposé àcelui dans lequel ils avaient été tortillés séparément, dosorte que la ficelle ou le bitord se trom e entortillé dansun sens opposé à celui des fils qui le composent.

« On voit : 1 u que la portion des fils qui est entre letoupin et la roue, perdrait tout son tortillement, si lecordier n’avait pas soin de faire tourner la roue à me-sure qu’il en approche le toupin ; 2° qu’une corde ainsicommise reste sans perdre son tortillement.

« Le tortillement des fils augmente nécessairementleur élasticité, et l’effet qui résulte de cette élasticité estde détordre les fils, parce que les fibres, ainsi que nousl’avons dit, font ressort et s’efforcent de reprendre leurpremière position. Cet effet ne peut s’opérer sans que lesfils se roulent les uns sur les autres, c’est-à-dire sansqu’ils se commettent, sans qu’ils forment une corde;mais comme le tortillement des fils diminue à propor-tion que la pièce se commet, et qu’il faut plus de forcepour tordre beaucoup deux fils l’un sur l’autre, que pourles tordre peu; il s’ensuit que la puissance d’élasticitédes fils diminue, que la résistance, qui est l’effort qu’ilfaut pour rouler les fils l’un sur l’autre, augmente; quandcette résistance est égale à la force d’élasticité, toutreste en équilibre. »

J1 va sans dire que le fil se raccourcit pendant le com-

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mettage, c’est pourcela que l’émérillunest, soit tenuàlamainquand on fait de la fi-celle, soit attaché àune partie qui peut scmouvoir par de plusgrosses cordes. C’estpar cette diminutiondelongueur qu’on évn-1 ue le degré de torsion.Elle ne doit pas dépasser le quart de la lon-gueur. Une torsiontrop forte mettant lesfibres du chanvre dansun état de torsion exa-géré, les rend suscepti-bles de se rompre avec