CA1U.ES et coudes.
CABLES ET CORDES.
la plu., grande facilité. On appelle aussicre le cordagefait do plusieurs fils commis et tordus ensemble; l’as-semblage de deux brins s’appelle bitord , de trois,merlin. Le commettage de plusieurs aussièi-es formele grelin , qui prend le nom de câble quand il est deforte dimension.
Passons maintenant à la description de la ma-chine à commettre du capitaine lluddart, qui apermis de fabriquer des cordages bien plus parfaitset bien plus réguliers que ceux obtenus par les an-ciennes méthodes. •
Machine pour la fabrication des aussicres. Lalig. .'123 est l’élévation longitudinale de cette ma-chine et du dévidoir placé en tête de. la corderie.
La fig. 324 est une élévation de lace du chariot. Lafig. 325 représente le guide-fils, plateau percé detrous servant à guider les fils avant leur entréedans la pince. La fig. 326 donne une élévation deface et une élévation latérale de la pince qui com-prime la corde.
«, est un châssis sur lequel reposent les bobinesqui portent les fils. Ceux-ci traversent un guide-filsb; e, est un petit rouleau sous lequel passent les filsde caret; de là ils passent sur la poulie d, puis àtravers un autre guide-fils e , et se réunissent dansla pince v , tandis qu’ils s’enroulent et se tordentpar l’action du chariot ; les mouvements du rouleauet de la poulie sont disposés de manière à faire va-rier la vitesse d’arrivée du fil.
Le chariot est porté sur un chemin de fer ; f f, estle châssis du chariot; 7, g, de petites roues sur les-quelles il est porté; /.• A*, une corde sans fin s’éten-dant d’une extrémité à l’autre du chemin de fer,et mue par une machine à vapeur; m m, estune roue assemblée à une poulie sur laquelle passela corde sans fin, qui met le chariot en mouvement.
Vers l’axe de mm, sont deux roues dentées 3, 3,folles sur leurs axes, mais que Ton peut en ren-dre solidaires au moyen de clefs. L’une fait tour-ner les fils dans un sens, l’autre dans le sens op-posé. 44, est un levier qui sert, à mouvoir les clefsdont nous venons de parler; 5b, est une roue d’anglequi reçoit son mouvement des deux roues, et le com-munique dans un sens ou dans l’autre aux deux rouesdentées 6, 6, au moyen de l’arbre x. O11 peut rem-placer ces roues à volonté par deux autres de dia-mètres différents de manière à faire, varier la vitessedo torsion. La roue supérieure met en mouvementl’axe o, sur lequel est monté la roue S, qui met en mou-vement les pignons g, g, g, auxquels les fils sont atta-chés. Nous avons déjà vu comment le mouvement de laroue 3 se communiquait au chariot, le long du cheminde fer, par l’enroulement d’une corde autour d’un tam-bour monté sur le,mème axe. Le mécanisme représentéenZ, composé d’un rouleau portant une roue clentée etd’un pignon, sert à tendre la corde au degré convenable.Quand, par le mouvement du chariot, on a tordu les filsau degré voulu, et qu’on les a étirés à la longueur dési-rée, on les coupe, et on les attache auîc crochets 1,1,1,puis on fait agir l’autre roue 3, et on les tord par lesdeux bouts. On réunit alors les extrémités au grandcrochet h , on place le toupin et on termine la corde parles procédés ordinaires.
Machines à commettre les cordages C’est surtout dansle commettage des forts cordages, des gros cables quel’emploi des machines est avantageux. Nous allons don-ner la description de la machine la plus perfectionnéequi ait été adoptée pour ce genre de travail.
Elle est représentée dans les fig. 327, 328 et 329. Aest une forte colonne verticale en fer, supportée par lespoutres horizontales N, N, et portant à sa partie su-périeure le toupin à 3 rainures M. II, II, TI, sont degrandes bobines autour desquelles sont enroulés les to-
J 1011s élémentaires; ils sont emportés par la rotation dej celles-ci en passant toujours sur les poulies K, K, K,
qui les guident, et de là sur le toupin. Enfin ils passentà travers le tube O, pour s’enrouler ensuite sur la bo-bine I). Les bobines II, JT, II, tournent sur leurs axesQ, Qi Q< qui portent des roues dentées B, B, B, engre-nant avec, une roue centrale C. De cette manière, chaque,toron est tordu au point convenable, tandis que le cor-dage est tordu en sens inverse pour le commettage parla rotation de la bobine D, qui a lieu en sens inverseautour de l’axe passant par O E.
Le dévidoir D se meut pour enrouler le cordage aumoyen d’une courroie passant sur les deux poulies E, E.
La fig. 328 représente l’anneau portant les 3 pouliesconductrices K, K, K, qui font entre elles des anglesde 120". La fig. 329 est une vue de profil de la bo -bine TI, représentant les vis sans fin J, J, J, qu’on voitfig. 327, et qui agissent sur 2 petites roues dentées pla-cées sur les extrémités de deux rouleaux I, I, qu’ellesfont tourner. L’axe de ces vis est mis en mouvementpar des poulies et des courroies placées à la partie infé -vieurc. Au lieu de courroies on peut employer des rouesdentées pour éviter tout glissement.
M. William A ’orwell, de Newcastle, a pris en 1833un brevet pour une machine représentée dans la fig. 330,qui a pour but de faire en une seule opération le com-mettage des torons et celui des cordages. Nous allonsen donner une description succincte, bien que sa com-plication nous paraisse en rendre les résultats moinscertains que ceux des machines que nous venons de dé-crire. Elle est du reste fondée sur les mêmes prin-cipes.
Les fils du caret sont enroulés sur des bobine 1 * mon-tées sur des axes, qu’on dispose ainsi que le représentela figure. 3 tubes ou plus reçoivent les torons autour