CABLES ET CORDES.
CABLES EN FEU.
batiments et n’ayant pas besoin d’être très flexibles,n’étaient vraisemblablement composés que de fil de fer.
-1° Un cordage de 3",660 de longueur, d’aussières enfer, ayant 0"',l)69 de circonférence, s’est allongé deU"\406, et s’est cassé sous une charge de 9,325 kilogr.
'2° Un morceau de câble pour estrope, de 0 n ',03l decirconférence, a été rompu par un poids de 3,633 kilogr.Un autre morceau de câble semblable, dont la circon-férence était de 0 n, ,076, n’a cédé qu’à la force de15,854 kilogr. On a ensuite noué et épissé de diffé-rentes manières plusieurs morceaux, et reconnu que,sous ce rapport, l’emploi des cordages en fil de fer nepouvait donner lieu à aucune objection.
L’amirauté a fait dresser le tableau suivant qui ré-sulte d’expériences faites à l’arsenal de Wolwich.
Charge de rupture, nature du cordage. Circonférence.
8,12024,36054,810
Cette table ne s’applique qu’aux câbles pour estrope,destinés aux manœuvres dormantes des batiments, etqui doivent être d’un quart plus forts que les aus-sières.
Depuis M. Smith a trouvé, par expérience, que lesmanœuvres d’un navire, lorsqu’elles sont en fil de feret possèdent la meme force, n’occupent que le tiers del’espace réclamé par les cordes de chanvre, pèsent moi-tié moins, et ne coûtent que les deux tiers du prix deces dernières. Il a reconnu ensuite que I mètre de cordede chanvre ayant O"',076 de circonférence, absorbe en-viron U k ,l20 d’eau, et sc raccourcit de 0"',013, L’en-semble des cordages d’un vaisseau de premier rang at-teint approximativement une longueur de 54;87ü met.,et doit, par conséquent, éprouver un raccourcissementtotal de plus de 700 met., dû à l’absorption de près de6,600 litres d’eau, qui nuit beaucoup à la conservationdes agrès. Il a fait aussi observer que les manœuvresétant moins pesantes, lorsque les cordages sont en fer,le vaisseau tire moins d’eau, est plus stable, et réclamemoins de lest. Le premier navire qui ait été ainsi gréé,le Marshall y a conservé pendant sept ans les mêmescordages dont l’état a été trouvé dernièrement, lorsd’une inspection, sinon aussi bon, du moins presqueaussi bon que quand le bâtiment avait été équipé.
On comprend aisément que des câbles qui, à égaleforce, sont beaucoup plus légers que s’ils étaient fabri-qués en chanvre, doivent procurer une grande économiede puissance motrice lors de l’élévation des charges.
Nous apprenons aussi de MM. Colliau et comp., quifabriquent les cordes et les câbles de la société Végni etcomp.,,que cette société a fourni au chemin de fer deSaint-Etienne à Roanne un câble en fil de fer, d’un seulbout et de 900 met. de longueur, qui fonctionne à lasatisfaction delà compagnie.
Ii est à remarquer que la machine qui a fabriqué cetimmense câble, et qui aurait pu le confectionner avecune longueur beaucoup plus grande, est également pro-pre à la fabrication des cordages en chanvre et n’occupepas un espace de plus de 8 à 9 mèt. en carré. Cette in-génieuse invention est donc d’une haute portée pourl’arjt de la oorderie, puisque, si elle était universellementadoptée, elle dispenserait les fabricants et l’administra-tion de la marine, de la construction fort dispendieusede vastes bâtiments, en permettant de donner une autredestination à ceux qui existent déjà. L’emploi de cettemachine assure d’ailleurs une grande régularité dans lafabrication, en sorte que le fil ifest jamais fatigué parla torsion, ce qui en conserve toute la force.
MM. Colliau et coinp. ont soumis les câbles qu’ils fa-briquent à des expériences dont nous mettons les prin-cipaux résultats sous les yeux de nos lecteurs, en lesprévenant que la force indiquée pour remploi a été calculée au sixième seulement de la tension d’épreuve.
Câbles pour tous les usages.
Numéro
de
grosseur.
Diamètre
approximatif.
Poids
approximatifdu mètre.
Force
it
l’emploi.
1
30 millim.
2 kil.
3,000 kil.
2
28 —
2,50
2,750 —
3
26 -
2,00
2,500 —
4
24 —
1,60
2,250 -
5
22 -
1,40
2,000 —
6
20 —
1,20
1,750 —
7
18 —
1,00
1,500 —
8
16 —
0,80
1,250 —
9
14 —
0,70
1,000 —
10
12 —
0,60
750 —
Câbles pour les mines.
Numéro
de
grosseur.
Diamètre
approximatif.
Poids
approximatifdu mètre.
Force
à
l’emploi.
31
26 millim.
2 kil.
2,500 kil.
32
24 —
1,65
2,250 —
33
20 —
1,20
1,750 —
34
18 —
1,00
1,500 —
35
16 —
0,75
1,000 —
CABLES EN FER ( angl . cables, ail. kettentaue).Ces câbles, employés dans la marine pour tenir les vais-seaux au mouillage, tendent chaque jour à remplacerde plus en plus complètement les anciens câbles enchanvre autrefois en usage. Us ont l’avantage d’offrirune beaucoup plus grande durée; en outre, lorsqu’unvaisseau est amarré au moyen d’un câble en chanvre,ce dernier, dont la densité est peu supérieure à cellede l’eau, se trouve tendu presqu’en ligne droite, etpar suite, s’il arrive qu’un coup de vent subit ou uneviolente lame d’eau vienne se ruer sur le vaisseau, lecâble, n’ofFrant aucune élasticité, il en résultera unchoc qui pourra endommager l’ancre, et en déformerou même en briser le bras ou la patte; un câble en fer,au contraire, formera dans l’eau, par suite de la grandedensité du métal qui le compose, une chaînette dont laflèche sera considérable, et par conséquent formera uneliaison élastique entre l’ancre et le vaisseau, laquelleamortira le contre-coup qui résulte de toute impulsionbrusque que peut recevoir le navire.
La première idée de l’emploi des câbles en fer dansla marine est due à M. Slater , qui prit à ce sujet, en1808, un brevet qui expira faute de fonds pour l’exploi-ter en grand. Le premier qui employa ces câbles lut lecapitaine îlrown , qui s’en servit sur la Pénélope en1811. Leur usage s’est depuis répandu de plus en plus ;leur forme a aussi été modifiée, et on a aujourd’huiadopté partout le mode de construction inventé parM. Brunton, qui prit à ce sujet des brevets d’inventionen Angleterre et en France ; mais comme il ne mit passon brevet à exécution, dans ce dernier pays, dans ledélai de deux ans fixé par la loi, il est rentré dans ledomaine public.
La première condition pour fabriquer de bons câblesen fer est naturellement d’employer du fer fort douxd’excellente qualité, et ensuite de le travailler de ma-nière à ce que l’effort qu’il doit supporter s’exerce dansle sens même des fibres. On peut déterminer, par lesconsidérations qui suivent, la forme la plus convenableà donner aux mailles dont l’assemblage forme le câ-ble : si l’on a une maille annulaire AB, fig 332, etqu’on y applique en C et D deux forces agissant ensens contraires, suffisantes pour l’étirer et lui faire
kil.
ni de fer.chanvre,fil de fer.chanvre,fil de fer.chanvre.
0 D, ,U5I0 m ,l 27O 1 ", 1020 n, ,2540"Vl520 m ,381