CABLES EN FEE.
CABLES EN FEE.
prendre la forme indiquée fig. 333,la résistance de la maille se trou-vera considérablement affaiblie parsuite du changement moléculaireforcé qui résultera du changementde forme. Ainsi la partie MN del’anneau se redressant, le métal serarefoulé à l’intérieur de l’ànneau,tandis que le contraire aura préci-sément lieu aux points E et F. Ondoit donc rejeter la forme circulairepour les mailles. Si on introduitdans la maille un étai G, qui em-pêche les deux points A, B, dese rapprocher, cette circonstancechange singulièrement les résul-tats. La maille, tirée comme tout àl’heure, prend la forme quadrilatèrequ’on voit lig. 334 ; elle offre plusde résistance à la déformation quedans le premier cas, mais par la seule raison qu’elle peutencore se déformer, elle perd de sa force et ne sauraitêtre admise dans des constructions qui exigent une ré-sistance excessive. On ne peut non plus employer desmailles de la forme représentée fig. 333, parce qu’ellesauraient trop peu de jeu entre elles, ce qui rendrait lamanoeuvre des câbles plus difficile,et qu'en outre une maille de cetteforme, soumise par hasard à unetension transversale contre un ob-stacle X, se courberait pour pren-dre Informe indiquée fig. 335, qu’ily ait ou non un étai au milieu, ccqui tendrait à détruire en partiela cohésion des fibres métalli-ques et à déterminer leur rup •turc subséquente sous de faiblesefforts.
En rejetant toutes ces formesvicieuses, nous sommes naturel-lement amenés à la forme adop-tée par M. Bruntou et représen-tée fig. 33b. Cette maille a un
présente un bout de chaînon composé de trois maillesassemblées entre elles.
Fabrication des câbles en fer par le procédé Brunton.On choisit du fer rond de la meilleure qualité possibleet de grosseur proportionnée à la force du câble quel’on veut fabriquer; on le porte au rouge dans unfourneau à réverbère, puis on le coupe à la cisaille enbouts égaux, de longueur convenable, et en biseaux pa-rallèles pour former le croisement et l’amorce de lasoudure; ces bouts de barre encore rouges sont portésrapidement sous une machine qui les courbe et leurdonne la forme que doivent avoir les mailles. Lesfig. 339 et 340 donnent le plan et l’élévation de la ci-saille avec laquelle on coupe les barres de fer par boutségaux pour en former les mailles. A et B sont les deuxbranches en fonte de la cisaille; la première est fixe,et la seconde est mue par l’arbre coudé C, sur lequelest monté le volant 1) qui pèse 4 à 500 kilogr. Lesmâchoires coupantes sont garnies de morceaux d’acierrapportés avec des boulons qui permettent de les rem-placer au besoin. On présente la barre de fer à cou-per E, immédiatement au sortir du four, à la cisaille,sous un angle constant, en ayant soin de ne pas lalaisser tourner sur elle-même, afin que tous les plansde coupe successifs se trouvent parallèles. Un arrêt Fsert à déterminer la longueur constante qu’il faut don -ner à chaque bout pour chaque espèce de câble.
Les fig. 341,342 et 343 donnent le plan et deuxélévations de la machine à courber le fer en maillesdéformé elliptique. Elle est représentée au moment oùune maille vient d’être ployée dessus ; A est un man-drin elliptique en fonte ; il se fixe sur le haut d’un po-teau en bois B, solidement maintenu en terre; C, mâ-
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étai en fonte à bout large ; elleoffre en tous sens une granderésistance à tout changement deforme ; car lorsqu’elle se trouvetirée dans la direction ef , lesquatre côtés de, df, ge, g f, setrouveront tirés précisémentdans le sens de leur longueur àcause de l’étai à larges bords h ,dessiné isolément fig. 337 , etne pourront se déformer ni sebriser qu’en même temps que lamaille entière. La fig. 338 re-
choira d’étau qu’une vis à filet carré serre contre le mandrin A; D, partie dumandrin comprise entre X Y, disposée en plan incliné afin de réserver, entre les