CABLES EK FER.
CABLES EN FER.
deux furcsqui doivent Êtresoudées ensemble, un in-tervalle égal au diamètrede la barre. E, coulissesrectangulaires passant parle centre du noyau dumandrin, dans lesquellesglissent librement les tas-seaux F, fixés au levierhorizontal en fer G, qui a2 mètres de long, et quiporte en H une poulie ougalet en acier, qu’on peutfaire changer de place sui-vant le diamètre des mail-les. On conçoit aisément qu’ilfaut un mandrin différent pourchaque sorte de mailles.
Le morceau de fer mn de-tiné à faire une maille étantcoupé, on l'apporte pendantqu’il est encore rouge à la ma-chine ci-dessus; on le saisitavec la mâchoire d’étau C, parun des bouts, en tournant le bi-seau oblique en dessus ; on faittourner le levier G, dont cha-cun des points décrira une el-lipse dont la différence des axessera égale à la distance des tas-seaux F, de sorte que le galetII forcera successivement mnà s’appliquer dans la rainure elliptique du mandrin , et que fi-nalement les deux biseaux quidoivent être soudés seront vis-à-vis l’un de l’autre. La lon-gueur du petit diamètre de l'el-lipse doit toujours excéder unpeu celle de l’étai, afin de ren-dre libre et facile le placementde celui-ci.
On réunit ensuite les maille
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343.
entre elles et on lessoude dans des feux de forge ordinaires convenablementoutillés.
Enfin on place les étais et on donne la dernière formeaux mailles au moyen de la machine représentéefig. 344 : Cette machine consiste en une forte pièce defonte A, ayant la forme d’une équfrre dont une desbranches est posée horizontalement et fixée sur un mas-sif par le moyen de boulons ; l’autre branche, composée
/ N
-1-
1-
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tient lieu de la maille suivante; on presse la maille àl’instant où Tétai est placé convenablement entre l’é-tampe et la contre-étampe F, F, fixées l’une à la piècefixe A, l’autre au levier K de 2"‘ de long. On a de cesétampes, ainsi que des poupées à lunettes C. de re-change, pour chaque grosseur de mailles.
Lus mailles ployées comme nous l’avons dit, sontapportées aux forgerons pour les souder et y mettreTétai, deux opérations qui se font d’une seule chaude.Aussitôt que la soudure est terminée, et pendant que lefer est encore rouge, on place verticalement la mailleentre les étampes F, comme l’indique la ligure; un ou-vrier introduit alors dans les poupées à lunettes le man-drin 1), et présente ensuite Tétai avec une tenaille, tan-dis qu’un autre ouvrier abatfortement dessus le levierE.Cette compression mécanique fait d’abord parfaitementjoindre les côtés de la maille entre les bouts concavesde Tétai; et ensuite le refroidissement du fer augmenteencore cette compression.
Chaque maille étant faite avec le même soin, on estsûr de la solidité du câble; néanmoins on ne les livrequ’après les avoir essayé avec une forte presse hy-draulique horizontale, sur un banc à tirer construità cet effet.
Forces comparées des câbles de fer et de chanvre.
CABLES EX VER
CABLES EN CHANVRE
SUPPORTENT
kilogrammes.
Diamètre du fer
qui forme les maillesen millimètres.
Diamètre
* en
millimètres
21,34
65,55
12188
25,40
80,30
18282
28,45
89,00
26407
31,50
97,50
32501
33,03
105,70
35548 *
34,55
115,95
38595
38,10
129,05
44689
41,15
137,25
52814
44,25
148,30
60939
47,30
160,60
71095
50,40
186,00
81252
344.
de deux joues laissant entre elles un espace de 0 m ,0o,s’élève verticalement; ces deux joues sont réunies parle haut et en arrière de leur plan par une traverse B ;deux poupées à lunettes C, placées à droite et à gauchedes joues, soutiennent un mandrin D, qui représente et
Il serait imprudent de vouloir faire supporter à descâbles en chanvre des tensions plus fortes que cellesqui viennent d’être indiquées dans le tableau ci-dessusdressé d’après des expériences faites par Brunton ; maisles câbles en fer sont suscep-tibles d’en supporter plus dudouble avant de rompre. Ce-pendant on ne doit pas les ex-poser aune teusion plus forte.C’est pour cette raison qu’uncâble préparé pour telle forcede navire ne doit jamais êtreemployé pour un navire d’untonnage supérieur. Ne lui fai-sant point faire un service au-delà de sa force, il durera long-temps etmême plus que le vais-seau.
Ce que nous venons de direétablit suffisamment la grandesupériorité des câbles en fer surceux en chanvre. Mais il est juste de reconnaître quecette supériorité tient en partie à la forme des mailles in-ventées par Brunton. Des expériences réitérées ont prouvéqu’elles ont deux fois la force du fer dont elles sont fabri-quées ; ce qui prouvequ’iln’cst pas possible detrotiver une