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CADMIUM.

CADMIUM.

ilô cadmium qui se dépose sur le charbon, tandis quecette auréole est d'un beau blanc si le minerai ne renfermeque du zinc.

Le cadmium a beaucoup d’analogie avec l’étain, dontil présente la couleur et l’éclat. Il est assez mou, unpeu plus dur cependant que l’étain, est susceptible deprendre un très beau poli, et laisse sur le papier destraces gris de plomb ; il se laisse aisément limer, cise-ler et plier ; dans ce dernier cas, il fait entendre un criparticulier qui rappelle celui de l’étain. Il est assezductible, et peut être étiré en fils assez fins, ainsi queréduit sous le marteau en feuilles d’une très grande té-nuité. l'ondu, sa densité est de 8,604? écroui sous lemarteau, elle est de 8,6944. Il fond, selon Daniell, à360°, et se volatilise peu au-dessus; il est par consé-quent beaucoup plus volatil que le zinc.

Le cadmium s'altère peu à la température ordinairedans l’air, même lmmide; il se recouvre seulement à lalongue d'une mince pellicule grisâtre d’oxyde, qui formevernis à la surface et préserve presque entièrement l’in-térieur de toute altération subséquente. Chauffé au con-tact de l’air, un peu au-dessus de son point de fusion,il s’enflamme et brûle aussi facilement que le zinc, enproduisant une fumée épaisse inodore d’un brun jau-nâtre. Il se dissout aisément dans les acides nitrique,sulfurique et liydrochlorique, quoique moins rapidementque le zinc, en donnant de meme lieu avec les deuxderniers à un dégagement de gaz hydrogène.

Le cadmium ne forme qu’un seul oxyde, qui s’obtientsoit en chauffant le métal au contact de l’air soit encalcinant le nitrate ou le carbonate de cadmium. Il estd’un brun jaunâtre plus ou moins clair, suivant les cir-constances dans lesquelles il a été obtenu ; il n’est nifusible ni volatil; le charbon et un grand nombre demétaux, entre autres le zinc, le réduisent au-dessousdu rouge avec la plus grande facilité. C’est une baseassez énergique. Il se compose de 87,45 de cadmiumet de 4 2,55 d’oxygène pour 100. 11 forme un hydrateblanc, qu’on obtient en précipitant un sd soluble decadmium par une dissolution de potasse ou de soudecaustique.

Les sels de cadmium sont incolores, leur saveur estacerbe et métallique; ils sont en général solubles etcristallisables. L’hydrogène sulfuré et les hydrosulfatesalcalins en précipitent du sulfure de cadmium d’unjaune rouge très beau et très éclatant, employé dans lapeinture. Parmi les autres sels nous ne citerons que lesulfate, qui est employé en médecine dans les maladiesdes yeux pour faire disparaître les taies.

Pour retirer le cadmium des minerais ou autres pro-duits qui le renferment, on les grille s’ils contiennentdu soufre, et on dissout ensuite dans l’acide sulfuriqueou hydrochloriquc, puis dans la dissolution renduefortement acide, on fait passer un courant d’hydrogènesulfuré qui précipite, à l’état de sulfure, le cadmiumun peu de zinc, et le cuivre s’il y en a dans la dissolu-tion. On redissout les sulfures dans l’eau régale, on pré-cipite les métaux par du carbonate de potasse ou <lesoude, et on fait digérer le précipité avec du carbonated’ammoniaque, qui redissout tout le cuivre et le zinc;on lave ensuite d’abord avec de l’eau chargée de carbo-nate d’ammoniaque, puis avec de l’eau pure; on calcinele dépôt ; enfin on réduit l’oxyde en le mélangeantavec du noir de fumée et lo chauffant avec ménage-ment.

On peut aussi précipiter le cadmium de la dissolu-tion, par une lame de zinc ou de fer; mais il est tou-jours nécessaire de le redissoudre et de le purifier,cuinme nous l’avons dit, pour l’avoir tout à fait exemptde cuivre et de zinc.

Depuis quelque temps on retire environ 500 kilos decadmium dans les grandes usines à zinc do la hauteSilésie, de la manière suivante :

( >n a remarqué que dans le traitement du minerai dezinc par le procédé suivi en Silésie (voyez zinc), lecadmium plus volatil que le zinc se dégage complète-ment pendant les quatre premières heures de la dis-tillation, s’oxyde à la sortie de l’allonge, et forme unoxyde brun jaunâtre qui se trouve mêlé à l’oxyde blancde zinc qui se forme toujours dans le travail des mouf-flce, surtout au commencement de l’opération. On re-cueille donc les oxydes formés pendant ce temps, euchoisissant de préférence les parties brunâtres, et on lesmélange avec 1/3 de leur poids d’escarbilles de coke, eton les introduit dans une moufle semblable à celles em-ployées pour la distillation du zinc, mais que l’on placedans les fours servant au grillage de la calamine,chauffés par les flammes perdues, où par conséquent latempérature est moins élevée que dans les fours de dis-tillation proprements dits. Cette moufle se termine parune allonge extérieure conique et légèrement inclinée ,en tôle, qui sc trouve constamment refroidie par lecourant d’air extérieur, de sorte que le zinc qui distille,se condense et se prend en gouttelettes qui adhèrent àla partie supérieure de l’allonge, tandis que le cadmiumplus volatil, s’oxyde et se dépose sous forme d’unepoudre jaunâtre à sa partie inférieure. Comme le cad-mium est très volatil, on fait on sorte qu'il ne puisseêtre entraîné à l’état de vapeur, en adaptant à l’extré-mité de l’allonge de tôle un bouchon en bois, dansl’axe duquel on a seulement percé une petite ouverturepour permettre aux gaz de s’échapper. Chaque chargene dure que douze heures. Il va sans dire qu’on faittomber l’oxyde de cadmium qui se dépose à la partieinférieure de l’allonge, et que l’on détache les goutte-lettes de zinc collées à la partie supérieure, toutes lesfois que cela est nécessaire. Enfin on réduit l’oxyde decadmium ainsi obtenu dans une cornue cylindrique enfonte munie d’une allonge en tôle, en le mélangeantavec du charbon de bois pulvérisé, et chauffant la cor-nue à une chaleur modérée, ce qui se fait en l’introdui-sant dans la cheminée qui surmonte le four de grillage.La température à laquelle ou opère est assez basse, etl’allonge suffisamment refroidie par le courant d’air ex-térieur, pour que le cadmium s’y condense et coule engouttelettes au dehors. On le refond avec un peu de ré-sine et on le coule en petites barres cylindriques dansdes moules en sable. Ce cadmium se vend au profit dumaître fondeur qui a dirigé l’opération, et il se payequelquefois jusqu’à 70 francs le kilogramme. Ainsi ob-tenu le cadmium renferme encore une faible proportionde zinc, que l’on peut séparer par voie humide, commenous l’avons indiqué plus haut.

Si ce n’était sa rareté et son prix élevé, le cadmiumpourrait aisément remplacer l’étain dans la plupart deses applications. r. pkbette.

CAFE (angl. coffee, ail. kaffee). L’arbre qui produitle café, le roffca arabica , appartient à la famille des ru-biacées, et est originaire de la haute Egypte et de l’A-rabie-Heureuse; il y atteint o à 6 met. de hauteur; lesfeuilles ont de la ressemblance avec celles du laurier,mais elles sont moins sèches et moins épaisses. De pe-tits bouquets de fleurs blanches, semblables à celles dujasmin, naissent à l'insertion des feuilles; elles se fa-nent très vite, et sont remplacées par des fruits qui res-semblent assez aux cerises, et qui contiennent un mu-cilage janne glaireux renfermant deux grains de café,qui, dans leur état naturel, sont accolés suivant leur faceplate et enveloppés d’une seule et même pellicule, demanière à présenter la forme d’un sphéroïde un peuallongé.

Ce ne fut que vers la fin du xv c siècle que l’on com-mença à cultiver le café en Arabie. La chronique attri-bue la découverte du café, comme breuvage, au supérieurd’un monastère, qui, voulant empêcher les moines des’endormir pendant les offices de nuit, leur fit prendre