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A-F.
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CALANDR h.

CALANDRE.

dessous,ce qui le met dans une agitation continuelle, etaugmente la rapidité et l'uniformité de l’infusion. Lors-qu’on éteint la lampe à esprit-de-vin, la tension de lavapeur diminuant dans le ballon, l’infusion repasse àtravers le filtre, et retombe parfaitement claire, par letubo en cristal, dans le ballon A; on enlève alors le vase11, on le remplace par un syphon en cristal, et on verse)e café dans les tasses par la pression de la vapeur.

CAGNARDELLE. Voyez machines soufflantes.

CALAMINE (angl. calamine, ail. gallmei). Mineraide zinc carbonate. Voyez zinc.

CALANDRE (angl. calendcr. ail. kalcnder). Nomdonné à une machine qui sort à lisser et lustrer les tis-sus, et particulièrement les étoffes de coton. Cette ma-chine se compose de deux ou plusieurs laminoirs qui setouchent, et dont la pression respective est réglée pardes poids convenables, de manière à lisser et même lus-trer l’étoffe qui les traverse. La calandre sert soit àdonner le dernier apprêt aux tissus avant de les mettreen vente, soit à donner à leur surface l’iiniformité et laconsistance nécessaires à l'impression. Le degré de con-sistance et de lissage à produire varient suivant le butque l’on veut atteindre. Les tissus de coton blancs, quidoivent être imprimés, doivent être très fortement com-primés au calandrage, païfce que la beauté et la nettetéde l’impression dépendent de l’égalité et de la finesse dulissage antérieur; aussi, dans beaucoup de fabriques,passe-t-on toujours les tissus à la calandre, à deux re-prises différentes, avant de les livrer à l’impression. Lestissus, au contraire, qui ont déjà été teints dans la cuveà garance ou de toute antre manière, et sur lesquels ondoit imprimer encore d’autres couleurs, doivent subirun calandrage beaucoup plus faible, parce que les con-tours de la première impression ayant un peu varié parle lavage, etc., l’imprimeur doit tirer l’étoffe tantôt dansun sens, tantôt dans l’autre, pour faire coïncider cescontours avec ceux de la forme qui sert à l’impressionsuivante, ce qui ne pourrait avoir lieu si le tissu avaitacquis trop de corps par le calandrage. Enfin, dans lecalandrage qui sert à donner le dernier apprêt aux in-diennes, la pression doit être moins considérable quedans les cas que nous avons énumérés, et dépend tantde la nature même du tissu que du lustre qu’on veutlui donner.

Une calandre se compose de 2, 3. 4 ou o cylindreshorizontaux, de l m ,23 environ de table, dont les coussi-nets sont échelonnés les uns au-dessus des autres, dansdeux fortes coulisses verticales en fonte. Lorsqu’il y a,par exemple, 3 cylindres, l’étoffe passant d’abord entrele premier et le second, puis entre le second et le troi-sième, éprouve un double calandrage. Ordinairement lescalandres à o cylindres servent à ealandrer à la foisdeux pièces d’étoffe qui passent elles-mêmes chacunedeux fois entre les cylindres. 11 y a toujours au moinsun des cylindres en métal, soit eu bronze, soit en fonte ;ce cylindre, extérieurement tourné et parfaitement poli,est creux et est échauffé soit par une plaque de fer rougequ’on y introduit à l’intérieur, soit, ce qui est bien pré-férable , en y faisant passer un courant de vapeur,comme on le pratique pour les cylindres de la machineà apprêter (voy. fig. 238 et 239, page 392, blanchi-ment). On donne à ces cylindres une épaisseur de 4 àü centim., afin qu’ils présentent la rigidité nécessaireet qu’ils concentrent dans leur masse une certaine quan-tité de chaleur. Les autres cylindres sont faits en cartonde la manière qui suit : l’axe est une forte barre de fercarrée; on fixe à peu de distance de l’une des extré-mités un disque en fonte, de diamètre un peu moindreque celui que doit avoir le cylindre, percé de quatre ousix trous également espacés, dans lesquels on introduitde longs boulons de fer parallèles à l’axe, munis a i undes bouts d’une tête et à l’autre d’un écrou ; on découpeensuite un grand nombre de disques en carton épais et

fort, ayant un diamètre plus grand de 5 à G centim.que celui à donner au cylindre, et on les perce d’uneouverture carrée pour laisser passer l’axe au centre, etde quatre à six ouvertures équidistantes pour laisserpasser les boulons; on les enfile ensuite sur l’axe et lesboulons, jusqu’à ce qu’on arrive presque à l’extrémitéde ces derniers ; on met par-dessus un second disque enfonte semblable au premier; on adapte les écrous auxboulons et on les serre autant que possible ; on dessèchele cylindre ainsi obtenu dans une étuve à une fortechaleur; les disques de carton se retirent; on resserrede nouveau les écrous, et enfin on dresse et on terminele cylindre sur le tour; le carton ainsi comprimé offreune masse d’une dureté étonnante, qui prend parfaite-ment le poli, et qui émousse si rapidement l’acier, qu’ilfaut deux rémouleurs pour affûter les outils qu’emploiedans le même temps un tourneur. Un cylindre de0"‘,50 de diamètre doit faire au plus quarante tours parminute, et l’on doit se servir d’outils très petits quin’enlèvent que fort peu dé matière à la fois. On peutemployer avec avantage, pour donner le dernier fini,des burins en diamant qui n’enlèvent qu’extrêmementpeu de matière à la fois, mais qui ne s’émoussent point.

On avait d’abord essayé d’employer des cylindres enbois massif, mais on dut y renoncer parce qu'ils se dé-formaient et se gerçaient rapidement. On a imaginédepuis peu en Angleterre de prendre des plunurcs debois de sapin, de les dessécher fortement à l’étuve,puis de les comprimer aussi fortement que possible, aumoyen d’une puissante presse hydraulique, dans unmoule cylindrique en fonte, de manière à en former desdisques de G à 7 centim. d’épaisseur. Ces disques sontenfilés sur un axe carré en fer et pressé d’abord entredeux disques en bois massif, puis entre deux disquesen fonte, comme ci-dessus. On obtient ainsi des cylin-dres très durables, qui se laissent dresser beaucoup plusfacilement sur le tour, et qui reviennent à un prix bienmoins élevé que les cylindres en carton.

Lorsque la calandre n’a que deux cylindres, l’un deuxest ordinairement métallique et l’autre en carton ; rare-ment ils sont tous les deux en carton. Le plus souventon emploie trois cylindres, dont l’intermédiaire est mé-tallique et les deux autres en carton ; quelquefois cepen-dant c’est le contraire. Lorsqu’il y a quatre cylindres,il y a, en allant de haut en bas, un cylindre en carton,un cylindre métallique, et enfin deux cylindres en car-ton entre lesquels l’étoffe passe d’abord. Lorsqu’on em-ploie cinq cylindres,les 1 er , 3 e et o° sont en carton, etles 2 e et 4 e sont métalliques.

Les cylindres sont mis en mouvement au moyen docourroies sans tin ou de roues dentées. Le plus souventle cylindre métallique communique seul directementavec la force motrice, et les autres cylindres se meuventseulement en vertu de leur pression respective, de sorteque leur vitesse à la circonférence se trouve la même( elle est d’environ O'“,ot) par seconde) r et le lissage del’étoffe n’a lieu que par la compression qu’elle éprouveen passant entre les cylindres. Lorsqu’au contraire, oncommunique au moyen de roues d’engrenages des vi-tesses à la circonférence différentes à deux cylindres con-sécutifs, de telle sorte que la surface du cylindre enmétal soit supérieure à celle du cylindre en papier, il yaura glissement du cylindre métallique sur l’étoffe, cequi en augmentera considérablement le lustre ; aussinomme-t-on souvent les calandres ainsi disposées, ca-landres à lustrer. On donne à l’étoffe un moiré particu-lier en l’aspergeant d’eau, immédiatement avant sonpassage entre les cylindres ; on augmente la beauté doce moiré, en communiquant à l’étoffe, pendant son pas-sage entre les cylindres, un léger mouvement de va-ct-vient dans le sens de sa largeur, au moyen d’un méca-nisme particulier. Pour obtenir à la calandre un lissagecomplètement mat, on emploie deux cylindres dont le