CALCULER.
CALCULER.
les pierres très dures (voyez poterie, verrerie); dansce cas, après les avoir fait chauffer jusqu’au blanc, on lesétonne en les projetant brusquement dans une grandemasse d’eau froide. On calcine, pour leur faire prendreîle la cohésion et leur assurer une durée pour ainsi direindéfinie, les argiles (voyez urique, poterie).
Quant aux appareils de calcination ils varient suivantle résultat à obtenir et la nature de la matière que l’ontraite ; aussi en renvoyons-nous la description aux arti-cles spéciaux.
CALCULER (machines a). Plusieurs machines in-génieuses ont été inventées pour effectuer mécanique-ment des calculs assez compliqués. La plus ancienne deces machines est due au célèbre Pascal, dont le génieentrevit l’avenir de ce genre d’invention, qui certesest loin d’être arrivé au dernier degré de perfectionne-ment. Nous passerons rapidement en revue les princi-paux systèmes connus aujourd’hui, en ne nous arrêtantque sur ceux d’une utilité pratique incontestable.
Nous décrirons d'abord les machines à compteurà chiffres, puis celles à division logarithmique, enfinles machines graphiques.
Machine à calculer , addition et soustraction , du doc-teur lloth. Cette ingénieuse machine consiste en uneboîte longue et étroite, dont la face supérieure est re-couverte d’une plaque sur laquelle on a gravé des chif-fres. A l’une des extrémités de la boîte est placé unstyle à pointe mobile destiné à écrire les nombres. Laplaque est divisée en huit cadrans ou anneaux demi-cir-culaires; les six premiers, en ■allant de gauche adroite,servent à poser les nombres depuis les centaines de millejusqu’à l’unité; les deux derniers sont consacrés auxfractions décimales du nombre à écrire. Autour de cha-que cadran sont gravés deux séries de 10 chiffres do0 à 10 ; les noirs servent pour l’addition, les rouges pourla soustraction, et dans les entailles demi-circulairesexistent des dents dont les intervalles correspondentaux chiffres. Au-dessous des cadrans régnent deux ran-gées de trous destinés à présenter sur une ligne horizon-tale le nombre que l’on pose; nous leur donnerons lenom de tableau. Le tableau rouge supérieur est destinéà la soustraction, le tableau noir inférieur à l’addition.
Lorsqu’on veut faire une addition et poseï un nombrequelconque, on commence par ramener toi s les trousronds à zéro, puis on dégage le style placé/ l’extrémitéde la boite, on en enfonce verticalement la pointe dansl’entaille au cran correspondant au chiffre pue l’on veutposer, et on conduit ce cran de droite à g tuche jusqu’àl’extrémité du cadran ; le .chiffre se pr duit aussitôtdans le trou placé immédiatement au-des-ous du cadransur lequel on a opéré; on procède ensu'te de la mêmemanière, jusqu'au dernier, pour les cliift.es suivants dunombre à poser, en observant que s’il se rencontre unzéro il n’y a pas à le marquer.
Supposons que l’on veuille écrire le nombre 1,630francs "23 centimes; on placera le style dans le cran cor-respondant au chiffre 1 noir sur le cadran des mille, eton amènera les dents jusqu’à l’extrémité gauche ; onécrira de même le chiffre 6 sur le cadran des cents,3 sur celui des dixaines , et rien sur celui des unités,rjuisque le chiffre des unités est zéro ; puis aux cadransdes fractions, 2 sur celui des décimes, et 3 sur celui descentimes; on aura pour résultat de cette opération le
nombre.1630,23, écrit au tableau noir;
si on veut ajouter à
ce nombre celui de. 29837,55, par exemple, on opé-rera comme pour le _
premier nombre et la
somme. 31467,78 se trouvera écrite au
tableau noir. On peut de cette manière ajouter à unpremier nombre tous ceux que l’on veut jusqu'à un mil-lion, et toujours l’addition exacte se fait à mesure quel’on écrit. J! est indifférent d’écrire les nombres en
commençant par la gauche ou parla droite; seulementle premier procédé est le plus commode.
Le mécanisme de cette ingénieuse machine est telle-ment simple que nous espérons le faire aisément com-prendre sans ligures. Les dents qui saillissent dans cha-que entaille demi-circulaire appartiennent à une roue àrochet concentrique, à laquelle un cliquet permet seu-lement de se mouvoir de droite à gauche. Ces roues por-tent sur deux circonférences concentriques et écrits ennoir et en rouge la série double des chiffres 0. I, 2... 9,0, 1,2... 9, écrits les uns dans un sens, le» autres dansl’autre, comme cela a lieu pour les deux séries simplesgravées sur le pourtour des entailles circulaires. Lestrous ronds des deux tableaux sont respectivement pra-tiqués au-dessus de ces deux circonférences. Il est alorsévident que Tune de ces roues étant disposée de tellesorte qu’il y ait 0 au tableau noir, si l’on amène avecle style le cran 5 au cran U, le chiffre o viendra rem-placer le 0 dans le tableau noir; si on amène de nou-veau le cran 2 au cran 0, la roue avancera de deuxdents, et le chiffre 7~o-(-2 remplacera le 5 au ta-bleau noir. L’axe de chacune des roues à rochet porteune double came, contre laquelle vient appuyer, par lemoyen d’un ressort, une saillie pratiquée sur l’un desbras d’un levier coudé, dont l’autre bras porte lui-mêmeun ressort ou cliquet qui, à chaque demi-tour de laroue, tait sauter une des dents de la roue à rochet degauche, de telle sorte que, lorsque la somme des uni-tés, successivement écrites sur un cadran, atteint unedizaine, ce cliquet fait sauter une dent ou un chiffre ducadran de gauche. On conçoit donc que les additionsse fassent comme nous l’avons indiqué, et que le nom-bre des cadrans et des roues à rochet détermine la gran-deur des nombres sur lesquels on peut opérer.
Lorsque ayant terminé une addition, on veut en com-mencer une autre, il faut commencer par ramener tousles trous ronds du tableau noir à zéro : pour cela onattire d’abord à soi le bouton de cuivre placé à l’extré-mité gauche de la boîte, lequel termine une tige cachéedans l’intérieur ; par ce mouvement, la tige est dégagéed’un crochet qui la retient; on la fait alors sortir dou-cement et horizontalement, en tirant le bouton jusqu’àce que l’on sente de la résistance, et par ce moyen ouamène au tableau une succession de 9 représentant99,999 francs 99 centimes. Si, après avoir repoussé latige dans l’iutérieur jusqu’à ce qu’elle soit de nouveausaisie par le crochet (précaution indispensable), onajoute 1 centime, on obtient instantanément des zérossur toute la ligne, et on peut dès lors commencer unenouvelle addition. Ce dernier mécanisme est aussi simpleque les précédents ; l’axe de chaque roue à rochet porteune seconde double came qui offre à peu près la formed’un rliombe ou losange allongé et à faces légèrementévidées. La tige dont nous venons de parler pénètrejusqu’au milieu environ de la boîte, et est liée par deuxboulons à une autre tige parallèle à la longueur de laboîte, portant huit mentonnets qui, lorsque la premièretige est saisie par le crochet, se trouvent à la droite et unpeu au-dessus de la ligne des axes de chacune des dou-bles cames ci-dessus, dontils traversent le plan, et qu’ilsne peuvent pas alors toucher ; mais, lorsqu’on dégage lapremière tige et qu’on la tire de droite à gauche, les bou-lons qui joignent les deux tiges glissent dans deux an-neaux ou guides à peu près demi-circulaires, de telle sorteque tous les points de la seconde tige, et par suite leshuit mentonnets qu’elle porte , décrivent des courbeségales et parallèles, pour venir se placer de l’autre côtéde chaque roue à rocîiet dans une position symétrique.Quelle que soit alors la position de chaque double came,si elle n’est pas dans celle qui correspond au 9 sur le ta-bleau noir, l’une des cames simples qui la compose setrouvera au-dessus de la ligne droite qui passe par lespositions primitives des mentonnets, et sera entraînée