CALCULE!!.
CALCULER.
kofcr, ingénieur au service du canton de Berne . Mais iln’était parvenu à exécuter qu’un appareil très impar-fait, jusqu’à ce que M. Ernst, aujourd’hui construc-teur d'instruments de précision à Paris , à l’aide de per-fectionnements nombreux, l’eût amené à l’état auquelil est parvenu aujourd’hui, travaux qui ont été récom-pensés parle prix de mécanique Montyon en 1837.
C’est à M. Lalannc, ingénieur des ponts et chaus-sées, qu’est due l’idée de combiner le planimètrc avecla règle logarithmique, et d’en faire une machine à cal-cul à laquelle il a donné le nom d’arithmoplanimètre.
Du planimètre. Le principe fondamental du plani-mètre, repose sur l’emploi d’un cône, tournant sur sonaxe sur lequel repose une roue qui tourne avec lui, cequi constitue une série d’engrenages croissant d'une ma-nière continue* entre les limites marquées par la lon-guqpr du cône. Cette machine nous semble si intéres-sante, qu’on nous saura gré d’en emprunter la descriptionà l’intéressant mémoire publié par M. Lalannc dans lesAnnales des Ponts et Chaussées.
La fig. 351 représente la perspective du planimètrc
et solidaire avec cet axe, pose contre une règle métal-lique A’ tendue parallèlement à l’arête et au-dessusde celle-ci. La règle A’ est toujours pressée contre laroue C par une roulette qui agit au moyen d’un ressortcontre la face inférieure de cette règle. Par suite de cesdispositions, lorsque l’on pousse le bouton B en avantou en arrière, le cône tourne en même temps que la roueC, dans un sens ou dans l’autre, d’une quantité propor-tionnelle au mouvement du bouton. D’ailleurs, pourempêcher tout glissement, la roue C et la règle A* sontrayées sur toute l’étendue des surfaces de contact, demanière à agir l’une sur l’autre comme une roue dentéesur une crémaillère.
2*’ Une règle transversale G, pouvant glisser parallè-lement à elle-même et à la génératrice horizontale ducône, entre trois roulettes r, r. r, qui maintiennent ceparallélisme. A la règle est fixé un montant vertical F,qui porte un compteur , au moyen duquel on lit des indi-cations proportionnelles au mouvement de rotation ducône; car la roue inférieure IC du compteur pose sur Jagénératrice horizontale L du cône ; et le mouvement
351.
(en faisant abstraction des règles à calcul. additionqui constitue l’arithmo-planimètre dont nous parleronsplus loin).
MNPQ est un plateau en bois d’environ 0",59 d6 lon-gueur sur O"*,^ de largeur, que l’on doit poser sur unetable plane et horizontale autant que possible. Sur ceplateau est monté un chariot que supportent trois rou -lettes verticales en cuivre rouge, savoir deux du côtédroit et une du côté gauche.
Les deux roulettes de droite sont à rebords saillants,et maintenues sur un rail en cuivre jaune élevé le longde l’arête du plateau. La roulette de gauche est sans re-bords, et pose sur une bande métallique NI’, novéedans le bois du plateau MNTQ. Le bouton B sert à faireavancer ou reculer le chariot, qui se meut toujours ainsiparallèlement à lui-même et à l’arête du plateau, surune longueur d’environ 0 m ,-12o égale à la différenceentre la longueur et l’intervalle de l’arête compris parles deux roulettes de droite. Dans ce mouvement, lechariot entraîne avec lui une série de pièces, savoir :
1° Un tronc de cône en métal de cloches, dont l’axeest incliné de telle sorte qu’une génératrice L soit tou-jours horizontale et perpendiculaire au mouvement duchariot, lorsque le cône tourne autour de cet axe. Loshottes des tourillons, dont celle de droite est mobile,sont dans les deux supports S, S, fixés sur le plan de basedu chariot. Une roue C perpendiculaire à l’axe du cône
est renvoyé de cette roue à un pignon dont la vitesse derotation est indiquée par une aiguille sur le cadran D,tandis que parmi autre renvoi de mouvement du pignonà une seconde roue, l’aiguille du cadran E avance d’unedivision, lorsque l’aiguille du cadran D a fait un‘tourentier. Comme on peut amener la roue inférieure K ducompteur, en un point quelconque du tronc de cône, enfaisant glisser la règle G parallèlement à elle-même, aumoyen du bouton B’, il est clair que, pour un mêmemouvement de progression du chariot, les indicationsdu compteur seront différentes, selon sa position sur lecône, ces indications étant d’autant plus faibles que laroue K se rapproche plus du sommet. A peu de distancedu bouton B’, est une pointe métallique II, affleurant àla fois le plan de la table sur laquelle est posé l’instru-ment, et le bord de la règle, dont il va être questiontout à l’heure.
3 U Une autre règle transversale IH, que l’on peut dé-signer, sous le nom de directrice , terminée contre les let-tres I,H par une partie en corne transparente tailléeen biseau, et parallèle à l’arête horizontale du cône.La directrice est fixée invariablement au corps du cha-riot.
Il résulte de la description précédente que le comp-teur, la pièce la plus importante de l’appareil, peut semouvoir successivement dans le sens de la longueur etdans le sens de la largeur du plateau. 11 prend le pre-